samedi 17 novembre 2007

Même les chinois sont touchés par la hausse mondiale des prix : l’exemple du porc.


Traditionnellement, le porc est la viande la plus consommée des Chinois. La croissance économique rapide de ces dernières années a permis à une grande partie de la population chinoise d’enrichir sensiblement son alimentation, et la consommation du porc s’en ressent fortement. En une quinzaine d’années, la vente de la viande de porc a presque doublé en Chine, selon les responsables de l’Association Chinoise des viandes. En 1900, on en mangeait 20 kg par an et par personne contre 39 ?6kg aujourd’hui, soit une quantité proche de la moyenne mondiale (43,7kg en Europe). Le porc compte encore pour 65% de la consommation des viandes chinoises. En 2006, la Chine a produit la moitié du poids total de viande de porc produit dans le monde.

Mais après les prix immobiliers et la Bourse, le prix de la viande de porc est devenu depuis cet été l’une des préoccupations de toutes les familles chinoises. Tout le monde, du Premier ministre au simple citoyen, a les yeux rivés sur les étiquettes de prix des bouchers. Et pour cause, à Pékin, dans le plus grand marché de gros de produits agricoles de la capitale, on a vu le cours du porc augmenter à quatorze reprises en une vingtaine de jours, doublant par rapport à la même époque de l’an dernier. Des données relevées par les observatoires de la Commission d’Etat aux réformes et aux développements (CERD) indiquent qu’en mai, le prix du porc a connu en moyenne une hausse de 10,5% dans 36 villes grandes et moyennes de Chine, tandis que s’envolaient également les cours d’autres produits agricoles comme la volaille et les œufs. La tension est montée au sein d’une population extrêmement sensible à ce genre de problème et on en a entendu parler en tous lieux : dans les bureaux, dans les marchés, dans les toilettes, dans les transports en commun, sur les forums internet…

C’est parce que cette inquiétude, proche de la panique, a saisi le pays que les responsables de la CERD ou le ministère du Commerce ont tenu les uns après les autres dans différents médias pour affirmer que désormais, les cours du porc étaient désormais stabilisés.

Liang Hong, journaliste économiste dit que « l’inflation s’apparente à un ballon qui s’envole dans le ciel ; le cœur du problème est de savoir si l’on est capable de le ramener au sol ». Le tout est de savoir si le gouvernement chinois tient bien le fil du ballon !

Ne nous laissons pas abattre, et goûtons à la recette impériale de « Porc à la couleur cerise », extrait du livre « A la table de l’Empereur de Chine » aux Editions Philippe Picquier.

Cette recette est un des mets les plus attendus du printemps. Le porc est mijoté avec des cerises fraîches pour en extraire le parfum et la colorer la viande. La belle couleur cerise est fixée par une caramélisation au sucre candi. La viande est fondante en bouche.

800g de poitrine de porc avec la peau
¼ litre de vin de Shaoxing
3 l de bouillon de porc (ou d’eau)
20g de gingembre
100g de sucre candi
500g de cerises

Coupez la poitrine de porc en de longs filets. Les blanchir à l’eau froide pendant 30 minutes.
Ecrasez grossièrement les cerises. Enfermez-les dans une poche de gaz.
Dans une marmite en terre cuite, regroupez tous les ingrédients.
Après ébullition, réduisez le feu. Laissez cuire à feux doux au moins cinq heures.
Une fois la viande cuite, retirez la poche de gaze. Laissez évaporer l’eau de cuisson pour la caramélisation de la viande.Servez après l’avoir coupé en petits morceaux.

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