samedi 5 janvier 2019

L’angélique de Niort


Dans son livre « Sérotonine », Michel Houellebecq parle de Niort comme « l’une des villes les plus laides qu’il m’ait été donné de voir » à travers la voix de son personnage Florent Claude Labrouste. Par la voix de son maire qui a choisi l’humour pour lui répondre, ce dernier a mis les lumières sur la spécialité gourmande de sa ville, l’angélique. Il lui rappelle la beauté de la ville, l’esprit ouvert de ses habitants, lui souhaite le succès de son livre et l’invite à Niort pour sa promotion et pour déguster à l’angélique, dont la vertu médicinale est de rendre heureux ! Originaire des pays scandinaves, l’angélique aurait été introduite au XIIème siècle par les moins venus s’installer dans le Marais Poitevin. C’est au XVIIIème siècle  que les religieuses de Niort eurent la bonne idée de confire au sucre cette plante déjà connue pour ses vertus médicinales et même « magique ». Elle pouvait guérir les fièvres, procurait la tempérance en toute chose, y compris la chasteté ! Cette friandise de couleur verte, appelée aussi « l’herbe des anges » se retrouve comme un ingrédient de luxe dans la fameuse galette charentaise, réservée jadis pour les grandes occasions. Madame de Sévigné (1626-1696) qui en raffolait, parle de son "son bon goût ne rappelle rien dont on se souvienne et ne ressemble à aucun autre goût que le sien". En cette saison des galettes des rois, on retrouve l’angélique confite dans les couronnes de rois provençales. Vous pouvez aussi la retrouver dans les cakes, mélangée aux autres fruits confits. Aujourd’hui, l’angélique est proposée confite, en liqueur, en confiture, en sirop… Grâce à la créativité des chefs, sa saveur subtile se retrouve aussi dans les recettes salées. Pour mieux connaître cette angélique et découvrir toutes ses recettes, cliquez ici.

Source photo : www.angelique-niort.com

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