dimanche 14 février 2016

De l’art et du cochon, Arte



La nouvelle saison « De l’art et du cochon » a débuté dimanche dernier sur Arte avec « Les crêpes de Pieter Aertsen ». Ce dimanche à 11h15, c’est au tour du tableau « Les ouvrières dans une conserverie de Max Libermann » avec le chef Thomas Martin, du Jacob’s Restaurant à Hambourg. Si vous ne connaissez pas cette émission, la recette culinaire et cathodique consiste à faire se rencontrer une œuvre évoquant un mets ou une scène de table, et un chef étoilé, avec en plus un éclairage d’historien de la gastronomie et de l’art. Pour la première émission de la nouvelle saison sur les crêpes, le chef Alexandre Bourdas du restaurant SAQUANA à Honfleur ouvrait le bal. La toile de Pieter Aertsen lui rappelle d’emblée les crêpes confectionnées par sa grand-mère autour de la cheminée, et le rituel de faire sauter la crêpe avec une pièce d’argent à la main. En écho aux crêpes de la toile, il avait confectionné la pascade, une crêpe soufflée servie durant les fêtes de Pâques dans l’Aveyron, sa patrie d’origine. Comme cette toile pose la question de l’origine de la crêpe, bretonne ou pas. Il s’est rendu à Cancal auprès de Bertrand Larcher pour s’initier à la fameuse galette de sarrasin bretonne. 
Le « pain brioché » de la toile lui inspire la recette d’une brioche aux algues et sardine grillée (cliquez ici pour avoir la recette), reflet de sa passion des poissons et des techniques qu’il avait appris au Japon. Sa brioche est cuite à l’étouffé, sans coloration, comme un mantou (pain vapeur) chinois. Au dessert, il propose une gaufre gourmande au blé noir. L’historienne de l’art Cécile Tainturier,  nous rappelle que Pieter Aertsen est l’un des premiers peintres flamands à s’intéresser à l’alimentation. Si nous sommes étonnés que malgré la profusion de nourritures, les personnages ne sourient point, elle nous précise que c’était aussi le style de cette époque de ne point sourire. 
L’historien de l’alimentation Patrick Rambourg nous raconte l’histoire des crêpes, tandis qu’Eric Bordelet, producteur de cidre, fait le pari que dans les pichets de la toile, c’était du cidre qui était servi alors que Cécile Teinturier penche plutôt sur la bière ! Si vous n’êtes pas devant l’écran chaque dimanche à 11h15, vous pouvez revoir les émissions en replay sur le site d’Arte. Pour connaitre les prochaines émissions et/ou les revoir, cliquez ici. Chaque émission s'achève autour d'une table, avec tous les intervenants pour déguster les réalisations du chef et pour poursuivre les échanges autour de l'oeuvre. On a envie d'y être aussi !

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