mercredi 1 juin 2016

Jardins d’orient à l’institut du monde arabe, Paris



L’exposition « Jardins d’orient » présentée par l’institut du monde arabe à Paris nous propose un parcours inédit et sensoriel, celui de l’art du jardin. Des jardins suspendus de Babylone au tout récent parc al-Azhar du Caire, de l’Alhambra de Grenade au Jardin d’essai d’Alger, du jardin princier au jardin pour tous, ce passionnant parcours nous entraine au cœur des jardins des villes !  
Ces jardins d’orient trouvent leurs origines avec l’apparition des oasis en Mésopotamie il y a près de 6000 ans. Se développent alors les premières techniques de gestion de l’eau pises dans les nappes phréatiques, qui permettent ainsi des plantations maîtrisés. L’eau devient ainsi un élément fondamental du jardin arabo-musulman, source de vie au cœur des zones arides. Le jardin est un paradis terrestre, un monde fermé et parfait. Le mot « pairi-daeza » en perse, à l’origine du mot paradis, se traduit par « enclos ». Le jardin avec ses fleurs, ses fruits, ses arbres, ses jeux d’eau, son ordonnancement géométrique reflète un idéal esthétique, spirituel et politique. Il symbolise des visions du monde, en évolution constante avec ses éléments fondamentaux : l’eau, la pierre, le végétal. Le jardin, c’était aussi un lieu de pouvoir : les princes y organisent des réceptions officielles pour émerveiller leurs invités, marquer leur puissance. La luxuriance du jardin, en contraste avec la sécheresse et l’aridité́ des paysages, constitue une marque incontestable de pouvoir. Ils aiment festoyer à l’ombre des treilles, mettant tous les sens en éveil : le regard et l’odorat par le bruissement des fontaines, le chant des oiseaux et la récitation des poèmes, le toucher par le froissement des feuilles aromatiques et le frôlement de l’eau, le goût par la dégustation des fruits savoureux du jardin et des mets exquis servis. 
En fin de parcours de l’exposition, une balade dans un jardin d'Orient éphémère imaginé pour l'occasion par le paysagiste Michel Péna, avec ses allées d’orangers, de palmiers, de roses et de jasmins, sublimé par une immense anamorphose végétale imaginée par François Abelanet. N’oubliez pas de profiter de la terrasse au dernier étage avec une vue sublime sur Notre Dame de Paris et la seine. C’est à ce niveau que vous trouverez les points de restauration, pour couper votre soif avec une citronnade maison, un thé à la menthe, des salades et pâtisseries orientales.
Exposition jusqu’au 25 septembre 2016, pour plus d’informations, cliquez- ici.

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