lundi 25 juillet 2016

Restaurant le Zagaya, Pornic



Situé à l’entrée de la ville de Pornic, le restaurant Le Zagaya donne sur la plage des grandes vallées, avec une magnifique vue sur la mer. Lorsqu’il fait beau, vous pouvez apercevoir l’île de Noirmoutier. Des deux côtés de la plage, des petites criques discrètes vous attendent pour vous prélasser. On vient au Zagaya pour ses produits de la mer, d’une fraîcheur irréprochable, cuisinés avec justesse et saveurs. Pour notre dîner, nous avons choisi
L’anguille fumée snackée sur lit de tagliatelles de légumes marinés : le croquant des tagliatelles de carottes et courgettes saumurées au vinaigre doux, l’amertume et la fraîcheur des feuilles de roquette, la saveur délicieuse des anguilles fumées. Le mélange est juste parfait avec une présence généreuse d’anguilles fumées.
Crabe farci. C’est une des recettes signatures du restaurant. Mélange de chair de crabe, de champignons de Paris, de carotte dans une béchamel gratinée avec de la chapelure.
Pavé de cabillaud, crème de chorizo, risotto de riz rouge. Une cuisson parfaite du cabillaud qui s’effeuille à la fourchette, une peau croustillante. La crème de chorizo est le condiment qui rehausse l’ensemble.
Nage de fraise à la menthe et sorbet citron. Un dessert rafraîchissant de saison. La nage de fraise est rehaussée de jus de citron et de menthe.
Vous avez le choix de dîner dans la salle de restaurant en dur, à l’abri du vent, ou sur la terrasse exposée aux caprices de la nature. Le soir, prévoyez une petite laine. Vous pourrez même voir la marée monter au clair de lune. Le restaurant Le Zagaya est au calme, à l’écart des bruits de la ville. Si vous aimez les fruits de mers, c’est l’endroit idéal !

dimanche 24 juillet 2016

« Clothing optionnal » au restaurant Bunyadi de Londres.



La nouvelle sensation de la restauration serait-elle de manger tout nu, en tenue d’Adam et Eve comme au moment de la création du monde ? A voir le succès du restaurant éphémère Londonien Bunyadi ouvert en juin dernier pour trois mois, la réponse semble être positive. Selon le site internet du restaurant, il y a une liste d’attente d’au moins 45 56 personnes avant même l’ouverture du restaurant ! Seb Lyall, fondateur du concept,  propose à ses clients de « se libérer des contraintes modernes et expérimenter une véritable libération », profiter d’une soirée « sans impureté ». Au-delà de la nudité qui est optionnelle car le restaurant possède aussi une zone textile, ceci signifie aussi un repas sans téléphone portable, sans colorant artificiel, sans produit chimique, sans électricité, sans gaz et avec une cuisine à base de mets crus ou cuisinée au feu de bois. Tout un programme ! Un de mes amis à Londres, qui a expérimenté ce restaurant m’a présenté le déroulement. Dès votre arrivée, vous êtes invités à quitter votre tenue de ville mis dans des casiers contre un peignoir en blanc avec ses pantoufles, et vous installer au bar. Vous sirotez un cocktail avant de passer à table, vers la zone la zone du restaurant « pure » réservée aux clients nus. Au dîner, la salle est éclairée à la chandelle avec des murs habillés de bambou. 
Le personnel de service n’est pas complètement nu pour des questions d’hygiène. Leurs parties intimes sont cachées par un slip couleur chair, décoré d’une ceinture de feuilles en pastique. Filles et garçons ont la poitrine à l’air. Pour préserver la pureté chimique, la vaisselle est faite en argile, venu d’Inde, avec des couverts comestibles. Il ne vous reste plus qu’à déguster les mets santé proposés par le chef Jonathan Hope dans un repas en cinq temps avec option végétarienne (environ 90€ hors boisson). Pour cette semaine, trois recettes sont mises en valeur sur le site du restaurant. Ces dernières changent régulièrement selon la saisonnalité des produits et l’inspiration du chef.
Plat principal du menu vegan
Beef Tomato stuffed with raw Ratatouille & Hickory, Tahini and Lime smoked Black Bean Hummus served with Almond Porcini Crumble
Plat principal du menu non vegan
Seabass Pomegranate & Lime Ceviche alongside Salmon Sashimi with Lemon and Fennel dressing served with Coriander Cream & Mixed Grain Salad
Dessert
Fig & Dark Velvet Avocado Cacao Mouse served with Nutmeg and Hazelnut Crumble and a drizzle of Vanilla Salt.
Prévu que pour trois mois d’ouverture, le concept de restaurant nudiste se prolongera sûrement à Londres, vu son succès. Il est question que le concept débarque à Paris avant la fin de l’année ! Effectivement, sur Paris, il n’existe pas encore officiellement un restaurant pour nudiste.

samedi 23 juillet 2016

La maison Maille, depuis 1747



La maison Maille à Dijon, 32 rue de la liberté est parfois plus connue des touristes que la « maison mère » à Paris, 6 place de la Madeleine ! Pourtant, la première boutique Maille est ouverte par Antoine Claude Maille à Paris en 1747 rue Saint André des Arts. Il devient fournisseur officiel de la cour du roi de France Louis XV et des cours européennes (Autriche, Hongrie, Russie). C’est le vinaigre qui lance son entreprise. En 1720, en découvrant les vertus antiseptiques du vinaigre, avec son « vinaigre des quatre voleurs », il conseillait aux habitants de Marseille, touchés par la peste, de prendre une cuillère à café de vinaigre diluée dans un verre d’eau et de se frictionner les tempes et les paumes des mains. Depuis, la maison Maille est très connue à la fois pour ses vinaigres et ses moutardes. Premier condiment préféré des français, la moutarde Maille monte de moins en moins au nez grâce à ses collections plus douce, plus goûteuse et plus insolite. 
Comme la haute couture, la maison lance sa collection chaque saison. Pour l’été 2016, « Les jardins secrets de chefs » se déclinent en trois moutardes : à la carotte et à l’échalote, à la betterave et au miel, aux olives  et herbes de Provence. Les couleurs sont fashy et je suis addict de ces collections depuis longtemps ! La moutarde, c’est le condiment qui révèle l’âme d’un plat ! Que vous soyez à Paris ou à Dijon, prenez le temps de faire un saut dans ces deux belles boutiques.

Le pain d’épices de Dijon



En questionnant les touristes sur les spécialités gourmandes de Dijon, c’est la moutarde qui est citée spontanément en première position, suivie par les vins de Bourgogne. Le pain d’épicé est rarement cité tant il est lié à l’Alsace. Pourtant, des textes mentionnent, dès le XIVème siècle une pâtisserie à base de farine de froment et de miel, nommée « boichet », très appréciée de Marguerite de Flandres, Duchesse de Bourgogne, épouse du duc Philippe Le Hardi. 
Quelle est la différence entre un pain d’épice d’Alsace et de Dijon ? En Alsace, il est confectionné à partir de farine de seigle, à Dijon, de farine de froment, ce qui change la saveur et la texture du produit fini. Mais l’histoire du pain d’épice en France ne commence ni à Dijon, ni en Alsace mais à Reims. Les pâtissiers rémois eurent l’idée vers le XIVème siècle de relever la saveur de la pâte à pain de miel et d’épices. Ils furent nommés « pâtissier de pain d’épices ». Leur corporation est reconnue officiellement par le roi Henri IV en1596. Au XVIème siècle, on comptait à Reims une vingtaine de maîtres de « pains d’épiciers ». Ces pains d’épices étaient offerts aux illustres visiteurs au moment des Sacres à Reims. Il est fabriqué avec la farine de seigle comme celui d’Alsace. La réputation de ce pain d’épice de Reims était telle que les rémois furent désignés dans un proverbe champenois sous le sobriquet de « mangeurs de pain d’épice », et que ce pain d’épice était exceptionnel grâce à la bonté des miels de Champagne et au savoir-faire de ses maîtres. 
La plus célèbre maison de pain d’épice à Dijon est Mulot & Petit Jean, maison fondée en 1796, qui avait racheté en 1969 la maison Auger fondée en 1852. Trois boutiques vous attendent à Dijon. Je vous recommande celle de la place Bossuet, une vieille maison à colombages en plein centre-ville de Dijon. La boutique a gardé ses airs d’autrefois. Dès votre entrée, vos narines sont réveillées par des odeurs de miel, de cannelle, d’épices. Vous pouvez acheter les pains d’épices nature déjà emballé ou à la coupe, des pains d’épices fourrés, des figurines d’âne, de cochon, de poisson… Mon coup de cœur va aux nonnettes de Dijon. Une petite bouchée de pain d’épice moelleuse garnie de confiture. Je connaissais un cœur avec l’orange. Je découvre aussi la version cassis, framboise, chocolat, abricot. Aujourd’hui, le pain d’épice se consomme en recettes sucrées et salées. On le mange nature, avec un beurre salé, un foie gras, un fromage, en sauce, en garniture. 
La saveur du pain d’épice de Dijon est le résultat d’un savoir-faire artisanal. La pâte mère est constituée de farine de froment, de miel, de sucre et d’épice. Cette pâte mère mature pendant quinze jours, voire plus. C’est la colonne vertébrale du pain d’épices. Puis vient le « braquage de la  pâte » (j’adore cette appellation). Il s’agit de l’assouplissement de la pâte mère où d’autres ingrédients sont utilisés selon la recette finale recherchée. 
C’est cette pâte braquée qui donne le pain d’épice final. La pâte braquée est déposée dans des cadres rectangles, découpée à l’emporte-pièce. C’est le pain d’épice de six kilos, appelé « pavé de santé » qui est le plus apprécié. Il est vendu à la coupe.  Chaque pavé porte le sceau de la maison. Il est très utilisé par les chefs car son goût est assez neutre. Il se prête  à la préparation de recettes salées et sucrées. Ce savoir-faire est reconnu car la maison Mulot & Petit Jean est la première maison classée « Entreprise de patrimoine vivant » en Bourgogne dans le domaine de la gastronomie. 
Les pains d’épices Auger, Mulot & Pierre Jean, vous pouvez aussi en trouver dans de nombreuses boutiques pour touristes à Dijon. Ils vont l’avantage de bien voyager.

vendredi 22 juillet 2016

La maison Millière, Dijon, depuis 1483



La maison Millière est l’une des plus anciennes maisons de Dijon. Construite en 1483 par le marchand drapier Guillaume Millière, elle vous charmera par les magnifiques colombages de sa façade et son architecture médiévale. 
Elle se trouve juste en face de l’église Notre Dame, où se niche la fameuse chouette, emblème de la ville de Dijon. 
Aujourd’hui, la maison se décline à la fois en restaurant, bar, salon de thé et boutique de souvenirs. J’aime ces établissements qui ont une âme, et qui vous fait voyager dans le temps. 
Pour accéder au restaurant à l’étage, on traverse la boutique qui propose des produits du terroir Bourguignon avec les incontournables pains d’épice, moutarde, livres, vaisselle… 
C’est un endroit idéal pour déjeuner sans se ruiner, grâce à des formules à prix doux avec des plats bourguignons. Il est dommage que le restaurant ne fonctionne qu’à l’heure du déjeuner. 
Vous pouvez aussi profiter du magnifique jardin pour une pause gourmande ou juste pour vous désaltérer. Ce jardin est un vrai havre de paix débordant de poésie ! 
Vous pouvez aussi juste venir pour savourer des vins de Bourgogne vendus au verre, près du bar, dans un salon garni de chouettes et de livres ! 
Dans cette maison historique, ouvrez les yeux, savourer chaque détail de l’architecture, avec ses grappes de raisins et de choux bourguignons qu’arborent certaines poutres certains murs. 
Admirez les arcades joliment dessinées en anse de paniers au rez-de-chaussée, typiques des maisons marchandes et qui servaient autrefois d’étalage. La bâtisse a gardé les deux charmants petits bancs sous les arcades, pièces émouvantes si l’on s’efforce d’imaginer combien de voyageurs, hôtes du logis y assirent leur séant. En 1989, quelques scènes du film Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau étaient tournées dans cette maison Millière, à vous de les retrouver dans le film !