vendredi 19 décembre 2014

Mignardises : 27 recettes pour cuisiner les hommes !



Savez-vous cuisinier les hommes ? Marion Lefebvre, sûrement. Photographe et plasticienne, sa série « Mignardises » est née de cette délicieuse petite phrase "Le ciel est haut, la terre est basse, il n'y a que la table et le lit qui soient à la bonne hauteur".  
C’est donc en tant que fine gueule qu’elle a eu envie de rendre hommage à ce proverbe, et à l’homme, ce compagnon de toutes les ripailles et de tous les plaisirs. L’homme est donc devenu l’ingrédient principal qui compose les 25 recettes de son livre. Il y est assaisonné, mijoté, ficelé, mariné, braisé, flambé, bref, cuisiné à toutes les sauces, ou presque. Les recettes sont rédigées selon le protocole traditionnel de la méthode du pas à pas et les mets sont mis en valeur par l'illustration photographique. Mignardises reprend les codes classiques de la « fiche-cuisine » pour les subvertir avec espièglerie et célébrer le lien inaltérable et complice qui existe entre la chère et la chair
Avant d’être un livre, ses magnifiques photos étaient exposées à la Galerie Le 29 pendant le Festival International de la Photographie Culinaire à Paris et au lancement de Radical Dining Society en Angleterre en 2012, puis à la galerie Le Triton aux Lilas et au Bé2M à Nantes en 2013. Vous avez peut-être aussi admiré ces photos dans plusieurs revues photographiques tels que Raw Photo magazine et Regards. 
Le travail de Marion Lefebvre pour ses photos me rappelle le Nyotaimori japonais, en français « le corps décoré d’une femme ». En effet, cette tradition gastronomique japonaise consiste à utiliser le corps nu d’une geisha comme un plateau, pour y disposer artistiquement des sushis, dégustés par les hommes !

Avec Marion Lefebvre, les rôles sont inversés. Ce sont les hommes qui servent de plateau au décor, mais elle n’utilise que le cou et le torse !

Marion Lefebvre, Mignardises, 27 recettes pour cuisinier les hommes, Filigranes Editions

jeudi 18 décembre 2014

Un dîner en musique, de Michel Portos et Nathalie Krafft : le plaisir associé de la gastronomie et de la musique classique !



« Il ne se repaît pas de nourritures mortelles, celui qui se repaît de nourritures célestes » dit le commandeur dans la dernière scène de l’opéra de Don Giovanni dont la musique a été composée par Wolfgang Amadeus Mozart ! 
Les passionnés de musique classique et de gastronomie seront plus qu’heureux en découvrant ce livre « Un dîner en musique » dans lequel le mélomane et chef Michel Portos propose dix menus (soit trente recettes) composés autour de dix grands compositeurs amateurs de bonne chère : Bach, Mozart, Beethoven, Schubert, Rossini, Chopin, Moussorgski, Verdi, Satie, Dutilleux. 
Tandis que Nathalie Krafft qui a été rédactrice en chef du Monde de la musique pendant quinze ans, nous livre des portraits inédits de compositeurs en fines bouches, des anecdotes croustillantes, dans un texte à la fois léger et érudit. Savez-vous que Wolfgang Amadeus Mozart qui a sillonné l’Europe de cour en cour, avec toutes les cuisines nationales préfère toujours sa cuisine salzbourgeoise ? 
Son menu est le suivant : knoedel de foies de volaille, potage de légumes / langue de veau poêlée, tomate relevée aux câpres / Pana cotta Vanille fraise. Ainsi, chaque compositeur a droit à son menu avec entrée, plat et dessert. Celui de Frédéric Chopin ? Velouté de potiron, gésiers confits et pain d’épices / Baba au rhum « à ma façon » / Gnocchi sucré façon George Sand. Michel Blanc qui signe la préface va même proposer de créer des « musiqueliers », des sommeliers de la musique pour proposer aux clients une musique qui va avec leur plat, comme un Dialogue des carmélites de Poulenc pour aller avec les truffes et les girolles, ou la Veuve joyeuse de Franz Lehár pour accompagner un apéritif !
Les photos illustrent le menu de Wolfgang Amadeus Mozart

Pancake sisters



Les foodies connaissent bien le quartier du Canal Saint Martin. Ils peuvent maintenant ajouter à leur menu des healthy pancakes grâce aux « Pancake sisters » qui revisitent la crêpe épaisse américaine et canadienne servie traditionnellement au petit-déjeuner avec du sirop d’érable. Chez elles, les pancakes se déclinent non seulement en version sucrée/salé, mais aussi en version bio et sans gluten ! Leur recette signature est un « Panster », deux grands pancakes salés qui servent de « pain » pour être remplie d’une garniture savoureuse. Chaque jour, les « Pancake sisters » vous proposent trois choix de Panster dont une végétarienne. La texture des pancakes est très moelleuse. J’ai aimé celui au saumon fumé label rouge, avocat, crème de ciboulette.
 L’imagination des Pancake sister est très fertile entre les garnitures et la customisation de leur pâte de pancake qu’elles aromatisent et colorent avec la betterave, le persil. Vous pouvez même acheter des pancake nature à consommer à la maison, et à garnir selon vos envies. C’est une belle adresse à retenir pour un en-cas, un tea-time, un déjeuner…bref tout le temps ! Pour découvrir le détail de la carte, cliquez ici. Ces pancakes vont-ils détrôner la crêpe ?

mercredi 17 décembre 2014

Retour vers la cuisine, 120 recettes rétro de Claire Pichon



Souvenez-vous encore de toutes ces belles recettes que vous avez dégustées au fil des années, représentatives d’une époque ? Ce livre de Claire Pichon «Retour vers la cuisine, 120 recettes rétro » aux éditions Marabout, illustré par les belles photos d’Emilie Guelpa est comme un rétroviseur vers notre passé culinaire. De 1920 à 1990, elle nous rafraîchit la mémoire avec 110  recettes cultes de chaque décennie, avec en toile de fond l’ambiance de chaque époque via des flashs historiques, les lectures, les journaux et une playlist de musique ! Je me suis rué directement vers les années 1980, mes années d’insouciance, et lorsque Claire parle de recettes de « salade folle », de « taboulé », de « carpaccio de bœuf » et de « fondant au chocolat amer », ces recettes me parlent. Et je revois exactement les dîners ou les pique-nique où ces mets étaient servis, et avec qui je les avais partagés ! J’entends même la musique de fond qu’elle évoque dans sa playlist ! Quelle remontée de souvenirs ! Sur la salade folle, Claire Pichon nous rappelle que c’était une invention du chef Michel Guérard qui avait eu l’idée d’associer une salade avec du foie gras, avec en plus des asperges et des truffes ! Cette salade mille fois copiée à l’époque fut déclinée à la mode de chaque foyer.  Je peux vous assurer qu’il n’y avait pas du 100% de vrai foie gras dans toutes les versions que j’ai dégusté ! Ce sont dans ces mêmes années 1980 que ce même chef Michel Guérard lança la mode de la cuisine minceur ! J’ai aimé découvrir aussi les recettes des années que je n’ai pas connu, comme celles des années 1920 avec « un potage à la tortue », des « ris de veau sous la cendre », des « aspics de fruits et fleurs au massepain ». Point de panique, vous n’aurez pas besoin d’acheter une tortue vivante pour confectionner le potage à la tortue, c’est la texture de la langue de veau qui donne son appellation Même si dès l’avant-propos, Claire Pichon précise d’emblée que son livre n’est pas le fruit d’une recherche universitaire, qu’elle a sélectionné les recettes dans les livres et magazines de l’époque selon son bon plaisir, elle nous dresse tout de même à travers les pages l’évolution sociologique à la fois de la cuisine et de la table, à travers le prisme des produits mis en œuvre à chaque décennie qui reflètent les goûts de chaque époque, les techniques de cuisson, et même le matériel utilisé dans les cuisines. Ce livre arrive à point pour vos inspirer vos repas de fin d’année ! C'est un livre qui fera plaisir aussi à toutes les générations ! Avec ce livre, je découvre pour la première fois une reliure à la japonaise.

Vous pouvez retrouver Claire Pichon dans son blog, « La plus petite cuisine du monde ou presque ».

lundi 15 décembre 2014

Ciné-club gastronomique au Palais de Tokyo, Paris



MK2 et le chef Jean Imbert lancent le premier Ciné-Club gastronomique au Palais de Tokyo. Le concept ? Servir un menu gastronomique en accord avec le film diffusé. Inauguré la semaine dernière avec le film « Le Parrain », le ciné-club gastronomique va vous donner rendez-vous une fois par mois dans la salle de cinéma privée de luxe de Mademoiselle Cinéma. Les prochains films annoncés sont les grands classiques du cinéma comme  «Lawrence d’Arabie », « Les Dents de la mer », « La Mort aux trousses », « Goldfinger »… Pas de panique, le chef Jean Imbert a pensé à tout. Le menu gastronomique peut être dégusté à la cuillère, et il est servi pendant le film. La prochaine séance aura lieu le 19 janvier 2015 à 20 heures avec le film « Lawrence d’Arabie » de David Lean, Oscar du meilleur film en 1963.
Voici le menu aux saveurs orientales de la soirée.
Apéritif
Pastilla de légumes
Olives marinées au ras el hanout

Repas
Bouillon de légumes oubliés (crosne, navet boule d’or, radis vert, rutabaga, racines de persil) façon couscous
Tajine d’agneau / mousse d’orange amère
Houmous / salade de radis à l’huile d’Argan
Taboulé d’herbes sans semoule au cacik (yaourt au concombre, ail, menthe et aneth)
Salade d’agrumes aux dattes / croustillant façon Baqlava

Dessert
Cornet avec sorbet thé vert à la menthe
Popcorn à la figue séchée

Vous pouvez réserver votre place dès ce jour au prix unique de 49,90€. Attention, la salle ne possède que 25 places ! Rendez-vous sur le site bymk2.com