samedi 20 août 2016

Les saucisses gasy d’Ambanitsena



Ambanitsena, situé à une vingtaine de kilomètres de la capitale de Madagascar Antananarivo, est le village réputé pour ses saucisses gasy (ici, on ne dit pas saucisse malgache !). Situé sur la route de la RN2 qui mène sur la côte est en bord de mer à Toamasina, c’est l’arrêt gourmand obligatoire. 
Les chauffeurs de taxi-brousse, les camionneurs, les groupes de touristes s’arrêtent pour prendre un café avec un menakely (beignet sucré) et surtout, déguster la fameuse saucisse. Ces saucisses gasy d’Ambanitsena, vous attendent en chapelet suspendues devant les nombreuses gargotes qui les proposent. 
Elles sont confectionnées avec de la viande de porc et de zébu, parfumé au sel, au poivre noir, légèrement fumées avant d’être frites (pour enlever l’excès de gras) puis grillées (pour les rendre croustillantes) au feu de charbon. La saveur est délicieuse en bouche, avec une belle mâche. Comparez à la France, ne vous laissez pas intimider par les règles d’hygiène sommaire. 
Compte tenu du débit important pour les ventes, les saucisses sont confectionnées le jour même. L’apport de sel et de poivre, avec une légère fumaison assurent leur conservation jusqu’au moment de la friture à haute température. Ici, pas besoin de moutarde, de ketchup ou d’autres condiments, les viandes de porc malgache et le zébu, élevées de manière bio sont très goûteuses. Certains malgaches aiment juste rajouter une pointe de sauce pimentée. Ambanitsena (en malgache le marché d’en bas) est le point de départ aussi pour une belle randonnée jusqu’à Ambohimalaza. Vous verrez que le village est aussi riche en miel d’eucalyptus (vraiment délicieux). Vous traverserez les beaux paysages des hauts plateaux malgaches à travers les rizières, découvrirez un village fortifié avant d’atteindre Ambohimalaza. C’est là où le Roi Ralambo fit ériger une pierre sculptée destinée à commémorer le premier sacrifice d'un taureau.

Un été à la saveur « pok pok »



« Pok pok », c’est l’appellation joyeuse des malgaches pour le physalis. Je me suis régalé tout l’été de cette délicieuse confiture pok pok signée Codal, made in Madagascar. Cette confiture pok pok à la saveur acidulée, peu sucrée, d’une couleur jaune soleil est parfaite pour les tartines du petit-déjeuner, mais aussi en condiment pour accompagner un foie gras malgache ou une viande froide rôtie. Ce pok pok, nommé en France « amour en cage » ou « cerise d’hiver » est l’un des fruits rois de Madagascar. Il est sans noyau et plus riche en vitamine C que l’orange. Les malgaches l’ont toujours consommé cru en fruit. 
Vendu  jusqu’à présent dans les marchés locaux liés aux zones de production, sa culture a connu un vrai développement grâce au projet OVOP (One village, One Product) soutenu par le gouvernement japonais et l’ONG Hardi. L’objectif est la réduction de la pauvreté par la valorisation des ressources existantes et le développement des ressources humaines. Les paysans malgaches reçoivent des conseils pour améliorer leur production de pok pok. Une partie des fruits collectés est vendu aux industriels comme Codal, l’autre mise en valeur par l’entreprise « Eso phylis » qui sèche les fruits, les transforme en confiture, en chutney, en confiserie et les distribue directement dans les grandes surfaces, les boutiques de station-service autour de la capitale Antananarivo. Cette filière fait vivre dans les communes de Miadanandriana, Tsarahonenana Ambohitsoabe 250 familles, dont 103 dans la seule commune de Miadanandriana. Les paysans sont très motivés puisqu'ils gagnent correctement leur vie grâce à la production et à la transformation de ce pok pok. 
Ainsi, ce pok pok a non seulement la vraie saveur du terroir malgache, mais aussi celle de la solidarité et du développement durable. En reprenant l’avion pour Paris, n’hésitez pas à charger votre valise de quelques bocaux de confiture pok pok signée Codal.

jeudi 11 août 2016

Le perchoir, ce n’est pas que pour les oiseaux !



Paris abrite au fil de ses trottoirs de belles terrasses de bars, de restaurants en toute saison. Contrairement aux autres villes du monde comme Tokyo, New York, Shanghai, Bangkok… où l’entrée des établissements se fait en étage de manière verticale, à Paris, les entrées se font toujours à hauteur du plancher des vaches de manière horizontale. Cette spécificité a donné naissance à de belles terrasses qui donnent directement sur la rue, sur de jolies places, ou à l’arrière-cour. Il y a des terrasses où on aime s’installer pour profiter du soleil, pour fumer une cigarette, pour admirer le spectacle de rue (même en hiver avec les lampes chauffantes), avec des passants qui frôlent presque votre tasse de café. Il y a des terrasses où il fait bon d’être vue, comme sur les terrasses du café Flore, des deux Magots ou de l’Opéra. Mais depuis quelques mois, la tendance est de s’élever de quelques centaines de mètres du sol avec l’apparition d’un nouveau mot : le perchoir. Qu’est-ce un perchoir ? C’est tout simplement une terrasse en hauteur, près du ciel que les anglais appellent « rooftop ». A Paris, depuis quelques mois, l’ouverture de ces perchoirs s’est accélérée. Le dernier en date, le perchoir de la gare de l’est (il faut entrer dans la gare, prendre à gauche, l’escalier d’accès se trouve près du Sephora). Son succès s’explique d’abord par la vue imprenable des plus beaux monuments parisiens qu’offre cette terrasse en hauteur, le gain d’espace qui change de l’étroitesse d’un trottoir, le sentiment d’être dans un espace-temps à part à l’abri des regards de la rue et des paparazzis, la signature d’une bande son atypique et de créations « food » dans le temps. Sur ces perchoirs, vous pouvez venir simplement boire un verre, prendre un café, déjeuner, dîner, rêver, toucher le ciel et même danser ! Voici la liste de quelques perchoirs tendances :
Le perchoir du Marais, 36 rue de la verrerie, Paris 4ème.
Le perchoir, 14 rue Crespin, Paris 11ème.
La terrasse du Wanderlust, 32 quai Austerlitz, Paris 3ème.
Le perchoir de la gare de l’est, place du 11 novembre 2918, Paris 10.
Le 43 up on the roof, dernier étage du Holiday Inn Paris Notre Dame, 4 rue Danton, Paris 6ème.
Rooftop de la maison blanche, 15 avenue Montaigne, Paris 8ème.
Rooftop du Molitor, 1-5 boulevard d’Auteuil, Paris 16 ème.
Bar Terrasse du Peninsula, 19 avenue Kléber, Paris 16.
Certains perchoirs peuvent être très élitistes ! Sur Paris, vous pouvez consulter le site « Toi toi mon toit » qui est le guide des perchoirs avec leurs événements. La tendance commence à prendre aussi en province !

mercredi 10 août 2016

Les cuistots migrateurs au Petit Bain, Paris



Le « Petit Bain », c’est un projet culturel et social sous la forme d’une barge flottante amarré juste sur le quai François Mauriac, au pied de la Bibliothèque Nationale de France. 
Durant tout l’été, sa cantine accueille les Cuistots Migrateurs, une entreprise qui fait cuisiner les réfugiés du monde entier. Vos papilles partiront ainsi en voyage dans les saveurs des cuisines syrienne, iranienne, sri lankaise, tchétchène….tous les soirs. Les petites assiettes débutent à 5€. Vous avez aussi chaque dimanche le brunch aux saveurs du monde, servi de 11h30 à 15heures à 25€. Le cadre est magnifique, et l’ambiance est assurée avec de la très bonne musique. Petit Bain, c’est plus qu’un restaurant, c’est un espace pour écouter, voir, entendre, jardiner, déguster, danser, apprendre. Vous pouvez y passer la journée. Découvrez le programme détaillé en cliquant-ici.

Spritzmania



Le spritz (à prononcer spritsse) est le cocktail de l’été à Paris. D’une couleur joliment orangé, il a complétement bouté hors des bars le mojito qui tenait jusqu’à présent l’affiche. Ce spritz nous vient de Venise. Composé de prosecco (un vin blanc effervescent), d’Apérol ou de Campari, d’eau pétillante, décoré d’une rondelle d’orange, c’est un cocktail très rafraîchissant, et légèrement amer. L’histoire du spritz commence à Venise vers 1800, qui était sous-domination autrichienne. Les soldats, diplomates et employés de l’empire habsbourgeois prenaient l’habitude de fréquenter les petits bistrots. Ils découvraient que les vins servis avaient des degrés d’alcool plus élevés à Venise qu’en Autriche. Ils demandaient alors aux aubergistes de « gicler » (spritzen en allemand) de l’eau dans leurs verres de vin pour réduire le taux d’alcool. Le Spritz original était donc composé que de vin blanc ou rouge coupé avec de l’eau. La version actuelle du Spritz avec l’adjonction d’un bitter est récente et remonte dans les années 1910. L’apérol, qui est le plus utilisé est créé en 1919 à Padoue par les frères Silvio et Luigi Barbieri. Ce spiritueux avec ses notes douces amères est fabriqué avec de l’orange, de la rhubarbe, de la gentiane, du pamplemousse. L’autre bitter, le campari est plus ancien. Son histoire commence dans un petit bar au nord-ouest de l’Italie en 1860.Son propriétaire, Gaspere Campari inventa cet apéritif de couleur rouge vif, fabriqué à partir de l’infusion d’herbes amères, de plantes aromatiques et de fruits dans l’alcool et l’eau. Dans la foulée de la création de ce bitter qu’il nomme d’après son propre nom, Gaspare Campari décide d’inventer un cocktail qui sublime son alcool : l’Americano ! Dans les bars parisiens, soyez attentif au prix de vente du spritz qui peut être vertigineux, entre 3 et 25€ !