mardi 17 janvier 2017

Paris cocktail week 2017



Paris cocktail week fête déjà sa troisième édition du 21 au 28 janvier 2017. Vous pourrez déguster aux créations de plus de 50 établissements dans 10 quartiers de Paris des bartenders les plus influents du moment dans les restaurants, hôtels, palaces et bars de rue. Chaque établissement proposera la création de deux cocktails, avec et sans alcool proposé à tarif préférentiel sur présentation du passe à télécharger sur le site de Paris Cocktail week. Ce sera l’occasion de pousser les portes de ces établissements pour découvrir ce monde des cocktails, participer aux masters class et aux rencontres entre cuisine et cocktails. « Consommer moins pour consommer mieux », c’est le slogan de cette édition 2017 pour une consommation responsable et festive. Préparer votre sortie sur le site de Paris Cocktail week.


samedi 14 janvier 2017

2017 l’année des insectes dans vos menus ?



La consommation des insectes est déjà présente dans les cuisines du monde. Si vous partez pour Bangkok, dans chaque coin de rue, vous pourrez déguster des araignées en friture. A Pékin, au Wanfgujing night market, vous avez des brochettes de chrysalides de vers à soie, Au Mali, des criquets en fritures. A Tokyo, on peut déguster des sauterelles au wasabi accompagné de riz parfumé ! Pour ma première bouchée, j’ai dû surmonter mon « frein culturel ». En effet, il faut dépasser la forme, sa présentation avant de les porter en bouche. J’avoue une préférence pour les insectes en friture. En 2010, la FAO avait encouragé tous ses états membres à développer l’entomophagie, c’est-à-dire la consommation de sauterelles, de larves, de criquets, de punaises d’eau géantes qui offre de multiples avantages. Leurs qualités nutritionnelles sont exceptionnelles, avec un meilleur rendement que les protéines classiques. Pour produire 1kg de bœuf, il faut 10 kilos de végétaux. Alors que pour les insectes, il faut qu’un à deux kilos ! En France, quelques restaurateurs commencent à intégrer ces nouveaux ingrédients dans leurs recettes avec deux stratégies : soit les présenter tels quels, soit les camoufler dans les préparations. On voit même apparaître des boutiques spécialisés ciblés insectes comme la boutique en ligne Jimini’s avec en logo un criquet. Le message ? Plus besoin d’être dans une grande ville pour les découvrir. Aucune excuse pour ne pas s’y mettre. Avec la vente en ligne, vous pouvez  croquez des insectes avec vos amis à l’apéro ou les glisser dans votre potée ! 
Un ouvrage signé Elisabeth Motte Florac et Philippe Le Gall aux Puf François Rabelais « Savoureux insectes, de l’aliment traditionnel à l’innovation gastronomique » y décortique le sujet sur le plan historique et culturel avec des questions très pratiques : est-ce que tous les insectes sont comestibles ? Qui en mange dans le monde ? Comment les cuisiner ? Sont-ils bons pour la santé ? Sont-ils déjà présents dans les produits alimentaires industriels ?....  Sur cette cuisine d’insectes, il faut se lancer. C’est le premier pas qui compte !

2018 la très année grande franco-japonaise : la cuisine est aussi au menu !



2018 sera l’année de très nombreux événements commémoratifs franco-japonais à l’occasion du 150ème anniversaire de l’ère Meiji明治時. Cette date symbolique du 23 octobre 1868 marque le basculement vers une occidentalisation du Japon, son ouverture. En effet, avant l’ère Meiji, le Japon était un pays fermé. Aussi bien pour les étrangers comme pour les japonais, entrer ou revenir dans l’archipel sans autorisation de l’empereur était puni de mort immédiate. A l’exception de quelques voyages officiels vers la Chine et la Corée, le pays vivait fermé. Cette ouverture de « politique éclairée » à la fois volontaire et forcée marque le début de grands chantiers sur le calendrier, la monnaie, les réformes agraires, la politique, les instituions et la table ! 
Le site « 2018, la très grande année franco-japonaise » et sa page facebook nous font revivre cette période passionnante du basculement de l’histoire du Japon, avec des photos d’archives, et des anecdotes érudites. La cuisine n’est pas oubliée. Lancé depuis janvier 2017, la page facebook nous a déjà fait goûter à l’histoire deux recettes dont les origines remontent à l’ère Meiji. Il s’agit du « riz au curry » et le « sukiyaki », cette fondue japonaise née à l’époque Edo. 
Voici l’histoire des origines du « Curry rice カレーライス» racontée par le site qui semble avoir une petite racine française.

«L'un des plats les plus représentatifs de la cuisine japonaise actuelle est apparu sous l'ère Meiji, durant laquelle, à l'image de tout le reste, l'alimentation aussi s'est internationalisée. Et de plus, on lui prête, pour partie, une origine française !

En effet, c'est dans les premières années de l'ère Meiji qu'on trouve trace des premières recettes du « curry rice ». Un livre de « cuisine occidentale » de 1872 (5ème année de l'ère Meiji) en donne, le premier, la composition: « Poireaux, gingembre, aïl, beurre, crevettes, dorade, huitres, cuisses de grenouilles, farine de blé et poudre de curry ». A cette époque, les patates, oignons et carottes qui constituent aujourd'hui les ingrédients principaux du « curry rice » étaient en effet encore rares.

Bien sûr, la poudre de curry est d'origine indienne, elle a été importée par les Anglais en Europe et ce sont les britanniques qui l'introduiront ensuite au Japon. Mais, de par la présence de « cuisses de grenouilles » et surtout de l'importance que la cuisine française attache aux sauces et en particulier aux sauces assez épaisses et onctueuses, on considère en général que le « curry rice » japonais a sans doute aussi, dans sa conception générale avec une sauce abondante, la cuisine française pour origine.

Et c'est à l'heure actuelle l'un des plus japonais des mets ! ».

Je vous recommande vivement de vous abonner à la page facebook de « 2018, la très grande année franco-japonaise » pour découvrir l’histoire du sukiyaki et les autres posts de qualité à venir. L’équipe CCFJT fait vraiment un travail remarquable !

Les photos viennent de la page FB de CCFJT.

La folle quinzaine de la choucroute d’Alsace 2017



La choucroute, nous la connaissons cuite surtout sous sa forme garnie de charcuteries. Mais savez-vous qu’elle se déguste aussi crue, ou en légume ? C’est un produit qui se déguste en toute saison, été comme hiver. C’est toute cette créativité culinaire autour de la choucroute que célèbre cette quinzaine de la choucroute d’Alsace du 21 janvier au 5 février 2017. 
Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici quelques recettes : tartelette à la choucroute et aux crevettes, galette de pommes de terre et choucroute au foie gras, gnocchis à la choucroute, nems de choucroute et magret de canard, purée de pomme de terre choucroute et châtaignes, tatin à la choucroute et aux escargots … Une cinquantaine de chefs alsaciens va vous faire découvrir des recettes de choucroute comme vous ne l’a jamais dégusté. Un jeu vous est même proposé sur le site de l’opération, vous permettant de gagner des bons repas dans les restaurants participants, ainsi que des recettes très originales. 
Pour les professionnels, un concours culinaire est organisé le 16 janvier 2017 de 15 à 18 heures dans les cuisines de l'Hostellerie du Rosenmeer à Rosheim. Les candidats doivent réaliser une recette à base de chou crue et de chou cuit. Pour tout savoir sur le chou, la fabrication de la choucroute, les bienfaits nutritionnels et toutes les idées recettes, visitez le site. Vous serez sûrement déçu d’apprendre que l’origine de la choucroute est chinoise ! En effet, au 3ème siècle avant JC, les ouvriers et les garnisons qui construisaient la grande muraille se nourrissaient de choux émincés, fermentés et saumurés, qu’on peut appeler choucroute. Cette ration alimentaire importante, riche en vitamines C et en fibres participait à la construction de cette fortification unique, visible de la lune. Quelques siècles plus tard, lorsque les Huns voulurent envahir la Chine, ils étaient bloqués au pied de la grande muraille. Ils changèrent de cap pour aller envahir l’ouest. Ils avaient eu le temps de découvrir ce chou fermenté. Ils arrivent en Europe en passant par la Bavière, l’Autriche, puis en Alsace en 451. A cette époque, les alsaciens faisaient cette technique de lacto-fermentation avec le navet, pour conserver le navet. La choucroute est un repère dans l’évolution alimentaire européenne. Elle améliore les plats d’hiver pour les pauvres, et des marins victimes de scorbut. La choucroute devient le plat emblématique de l’Alsace, et de toute l’Europe de l’est. En Chine, la choucroute, appelée suan cai 酸菜 est toujours consommée. Sa déclinaison en forme de kimchi devient un élément emblématique de la cuisine coréenne.
Photos extraites du site www.folle-choucroute-alsace.fr/