samedi 17 avril 2010

Buvons l’histoire avec Pierre Chevrier

« Le vin est un objet d’art। Il partage avec le pur sang arabe le privilège unique d’être placé vif sous les feu des enchères, ces salles où la passion des hommes dépasse parfois leur raison ». Ainsi écrit mon ami Pierre Chevrier dans son livre « Le vin d’hier » aux éditions Slatkine qui retrace son fabuleux parcours œnologique. Il est l’un des plus grands spécialistes des crus anciens des trois derniers siècles !

Depuis 1987, il est connu pour ses célèbres déjeuners dégustations avec la complicité de son frère, Philippe Chevrier, le célèbre cuisinier étoilé de Châteauvieux, près de Genève. Les prochains auront lieu les samedis 8 et 15 mai 2010, dès 12h15 toujours au domaine de Châteauvieux. Pierre Chevrier nous invite à fêter le printemps par la découverte des vins anciens du Jura. Il est temps de réserver si vous désirez être de la fête.

En effet, il ne s’agira pas d’un simple déjeuner avec accord des mets et des vins. Pierre Chevrier, c’est plus que cela. Avec lui, en plus des plaisirs en bouche, vous serez nourri d’histoire et d’émotion en goûtant à ses trésors vivants. Tous vos sens seront sollicités. Vous allez frôler le sublime des bouteilles qui reposent dans sa cave depuis au moins 25 ans ! Parmi toutes les dégustations qu’il a organisées. Beaucoup gardent encore en mémoire celle de 2004 autour de Napoléon, où toutes les dates marquantes de ce dernier étaient fêtées par un millésime phare, les bouteilles bues allaient de 1789 à 1815 !

Comment arrive-t-on à une telle passion? Simplement par la providence lors d’un dîner de famille à15 ans। La dégustation d’une bouteille de Mouton Rothschild changea le cours de sa vie et le bouleversa, jusqu’à lui faire abandonner sa fonction de conseil dans l’entreprise et dans la finance !

Si vous ne pouvez vous rendre à son déjeuner dégustation, feuilletez les pages
de son livre. Vous ressentirez tout son bonheur de collectionneur de vins et d’histoire depuis 36 ans, en vous donnant envie de boire aussi ce château d’Yquen 1896 qu’il nous montre de sa cave !

jeudi 15 avril 2010

Vienna Vegetable Orchestra

J’ai eu le plaisir de les découvrir à Beaubourg il y a deux mois, ils seront en tourné en France cet été. Ne ratez donc pas cette formation de musiciens autrichiens qui composent et se produisent sur scène avec des légumes pour seuls instruments !

Ils sont 13 (dont un ingénieur du son et un vidéaste), issus de scènes diverses (improvisation, électro, pop, musique concrète, rock, punk, etc।), et rassemblent, depuis plus de 10 ans, l’unique orchestre de légume au monde : Vienna Vegetable Orchestra.


Le rituel de chaque concert est très sympathique. Les légumes sont achetés le matin même au marché local, car ceux des supermarchés, sous cellophane, ne tiennent pas la route. Les musiciens les façonnent ensuite en instruments, les découpant, trouant et assemblant selon des techniques appropriées. Vous pouvez assister à cette phase de préparation. Le soir, ils jouent en public... avant de réaliser une bonne soupe collective.

Qui dit qu’on ne joue pas avec la nourriture ?

www.gemueseorchester.org

La lentille blonde de Saint Flour


Jusqu’à présent, vous ne jurez que par les lentilles vertes du Puy, la graine AOC d’Auvergne. Sachez que pour notre grand plaisir, la lentille blonde de Saint Flour revient en force. Grâce à slow food et sa politique de produits sentinelles, quelques passionnés l’ont réintroduit en culture dans le Cantal en 1997. Elle est commercialisée depuis 2004 et commence à être distribuée en dehors de la région de l’Auvergne. Une vingtaine de producteurs s’emploient à faire revivre cette culture de tradition respectueuse de l’environnement sur les plateaux volcaniques à 1000 mètres d’altitude, ce qui la rend unique.

La lentille blonde de Saint Flour a un goût très doux en bouche, avec un arôme de châtaigne et de noisette. Elle est excellente aussi bien en salade, en plat principal et même en dessert.

Pour mieux la connaître et découvrir des idées de recettes.
www.lentille-blonde.fr

mardi 13 avril 2010

Democratea


Vous avez toujours rêvé de prendre un thé avec les grands de ce monde, en compagnie d’Angela Merkel, de Barak Obama, des membres de la famille royale britannique. Trois kits de thé vous sont proposés : democratea, royaltea et striptea (j’ai oublié de vous dire qu’il y a aussi les danseurs nus !).
Comme vous le voyez sur l’image, vos illustres invités sont installés dans votre tasse de thé, confortablement assis. La collection democratea est un thé Assam. Pour les deux autres, je n’ai aucune idée mais est-ce vraiment important ? Les achète-t-on pour le thé ?
http://shop.donkey-products.com/

lundi 12 avril 2010

Les Derniers Maharajas

Vous avez encore jusqu’au 9 mai 2010 pour découvrir cette magnifique exposition intitulée "Les Derniers Maharajas". Elle présente une collection de costumes du Grand Durbar à l'Indépendance (1911-1947).

Organisée en collaboration avec la Hutheesing Heritage Foundation, l'exposition présente des costumes des cours princières indiennes de la fin du Raj. Privés par la couronne britannique du socle de leur pouvoir, le droit de faire la guerre.

Privés de leur force, moyen d'expression privilégié de ces princes guerriers, les derniers Maharajas cultivent le faste et rivalisent sur la grandeur de leur image.

Le vêtement est au coeur du lien social de cette période courtoise, qui, du Grand Durbar de George V en 1911, réunissant à Delhi tous les princes des Indes, à la déclaration de l'indépendance en 1947, marque le chant du cygne de l'Inde des Maharajas.

L'apparat devient le langage officiel des cours. Pour la création textile, c'est une époque formidable, qui stimule comme jamais auparavant le talent des artisans indiens. Or, argent, soie, brocart, broderies, profusion de couleurs et de matières précieuses : on ressent dans la magnificence des costumes de cette époque, déclinant la palette du luxe jusque dans la démesure, le parfum beau et tragique de la décadence.

Ce sont les derniers feux des Indes, d'un pays qui s'écrivait alors au pluriel pour souligner une diversité de cultures que l'on retrouve dans ces costumes, et qui s'estompera pour partie ensuite avec la généralisation du khadi, coton blanc symbole de l'Indépendance de l'Inde unie et unique qui est encore aujourd'hui l'uniforme préféré du Parlement et des ministres।



En visitant cette exposition, je me suis projeté des images de ces princes dans leur habit d’apparat, en train de déguster un curry, dont la couleur jaune répond en écho aux bijoux en or, aux habits brodés d’or ou à la soie jaune. J’ai eu envie de relire le magnifique livre de Lizzie Collingham, « Le curry, une histoire gastronomique de l’Inde » à la petite bibliothèque Pavot.

Enseignante à Cambridge, auteur d'une étude sur le Raj britannique des années 1800 à 1947, Lizzie Collingham a suivi l'évolution et les pérégrinations planétaires de ce plat emblématique de la gastronomie indienne, sous les influences successives des Moghols et des Perses (Parsi), des Portugais, des Anglais surtout, et même, dans une moindre mesure, des Hollandais et des Français. Elle revisite ainsi toute l'histoire de l'Inde, guidée par une formidable documentation qui épluche aussi bien les registres de commerçants que les récits de diplomates ou de voyageurs.

J’espère pour très bientôt une belle exposition sur les tables des derniers Maharajas.

Exposition à la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent
Jusqu’au 9 mai 2010
Entrée de l'exposition au 3, rue Léonce Reynaud, Paris 16ème

samedi 10 avril 2010

Solutions locales pour un désordre global


Après la série de films pour dénoncer les catastrophes de notre planète, Coline Serreau a voulu montrer qu'il existe des solutions, en donnant la parole à ceux qui inventent et expérimentent des alternatives. Certes les dégâts sont importants, notamment à cause d'un système agricole perverti par une volonté de croissance irraisonnée. Certes le constat est affligeant partout dans le monde. Mais dans le même temps des hommes et des femmes de terrain, des penseurs, des économistes, expérimentent localement, avec succès, des solutions pour panser les plaies d’une terre trop longtemps maltraitée, et c'est ça que Corine Serreau a voulu présenter dans son dernier film.

Des témoignages de "résistants", amoureux de la terre, comme
Pierre Rabhi (fondateur du mouvement colibris), Claude et Lydia Bourguignon, les paysans sans terre du Brésil, Kokopelli en Inde, ... recueillis pendant près de trois ans par la cinéaste pour démontrer qu'une autre voie est possible, pour répondre concrètement aux défis écologiques et plus largement à la crise de civilisation que nous traversons.

C'est l'histoire d'un tour du monde au ras de la terre, cette terre nourricière dont on s'est écarté et pourtant Oh combien importante pour nourrir la planète. Cette terre mise à mal par les semenciers, amaigrit, lessivée, dévitalisée... Et c'est l'histoire de ces hommes qui ont perdu le contact de la terre, en même temps qu'ils ont perdu leur bon sens.

C'est aussi de l'espoir ! La force d'un constat identique et partagé à des milliers de kilomètres par ces hommes, qui sans se connaître ni se concerter, disent tous la même chose. Et la force du témoignage sur des expérimentations de culturelle naturelle qui réussissent partout dans le monde, qu'il nous faut découvrir et développer, parce qu'elles redonnent ses valeurs inestimables à la terre, et l’autonomie alimentaire des peuples.

www.solutionslocales-lefilm.com

Lire à Limoges


Fidèle à sa tradition, « Lire à Limoges » accueille à chaque printemps sur son champ de juillet, auteurs, conteurs et personnalités diverses pour offrir à ses visiteurs et amateurs de livres une manifestation dédiée à la transmission du patrimoine culturel.

Cette année, c’est l’auteur Didier Van Cauwelaert qui est invité d’honneur de la manifestation. Entre signature et rencontre avec les auteurs, vous pourrez participer à des conférences et tables rondes.

« A la table du rêve dans le Pavillon Rouge » sera présent à Lire à Limoges. J’aurai le plaisir de vous retrouver sur le stand 18 de l’association
Limousin Chine durant des trois jours.

Pour plus de détails sur le programme
www.ville-limoges.fr

23,24 et 25 avril 2010, Champ de Juillet, Limoges, entrée libre