dimanche 16 août 2026

A table au château de Blandy Les Tours


Le château de Blandy les Tours à une dizaine de kilomètre du château de Vaux Le Vicomte en région parisienne vous propose un été ludique pour vous faire découvrir la vie au moyen-âge. 




Un nouveau thème apparait dans la programmation :la table et la gastronomie. Que mange-ton dans un château fort au moyen âge ? Comment vous devez-vous comporter à la table des Vicomtes de Melun lorsque vous êtes conviés à un prestigieux banquet au château ? Aimerez-vous tous les mets qui vous seront servis ? 









Recommandé à partir de 6 ans, les prochaines sessions auront lieu les 20 et 27 août 2026 à 16 heures. Dans la salle de l’auditoire qui accueillait autrefois les grandes réceptions des seigneurs de Blandy, une longue et belle table de banquet est reconstituée. 








Dans cette immense pièce en pierre, la lumière des chandelles donne une atmosphère chaleureuse et solennelle. Il ne vous reste plus qu’à prendre place parmi les invités, aux côtés du seigneur, de sa famille, de quelques nobles et de chevaliers. L’habit de chaque participant au banquet est décrit dans les détails. 









Des serviteurs assurent le service et déposent de grands plats de viandes rôtie, du poisson, de pain, des légumes, des fruits secs et des mets parfumés aux épices. Des cruches de vins sont posés devant les convives. A cette époque, les grandes pièces rôties de bœuf et de porc sont dressées sur la table. On y consommait des cygnes et des paons ! 





On y voit un pâte croûte de paon reconstitué avec sa tête et ses plumes ! Chacun mange avec les doigts, et le tranche de pain épais et rassis, appelé tranchoir, servait d’assiette. Tous les convives respectent les bonnes manières : attendre d’être servi, se laver les mains avant le festin, ne pas refuser ce qui vous est servi ! Pour les enfants, ne pas mettre ses coudes sur la table ! Vous aurez encore plus de détails lors de votre visite.

 

mercredi 12 août 2026

Le goût affirmé du Pape Léon XIV pour la cuisine péruvienne.


La visite du Pape Léon XIV  (Robert Francis Prévost) en France du 25 au 28 septembre 2026 s’annonce historique. Entre les Vêpres à la cathédrale Notre Dame de Paris, la grande veillée de prières avec les jeunes au stade de France à Saint Denis, les trois grandes messes à Paris, Lourdes et Metz, ce sont autant d’occasion de rencontres, de prières et de bénédictions avec les Français.


 Logé à la nonciature apostolique en France, l’équivalent du Saint Siège à Paris, aura-t-il le loisir de goûter et aimer la gastronomie française ? Perçu comme un fin gourmet avec un excellent appétit, le Pape Léon XIV cultive un goût affirmé pour la cuisine péruvienne avec plus de 20 ans passé dans le pays, en qualité de missionnaire à Chulucanas en 1985, puis comme évêque de Chiclayo en 2014 avant de rejoindre Rome. Une fois nommé Pape le 8 mai 2025, il reste nostalgique de cette cuisine andine au sein du Vatican. Dans une de ses photos les plus connues, on le voit en train de se servir lui-même une assiette à partir de grandes marmites dans un comedor populaire de Chiclayo. 


Il fit même venir une cuisinière péruvienne à son service, Veronica Sanchez Molina, pour lui préparer ses repas au quotidien. 


Parmi ses plats préférés, il y a le seco de cabrito chiclayano, un ragoût régional de chevreau mijoté dans une sauce parfumée à la coriandre, à l’aji amarillo (piment doux) et chicha de jora (boisson fermentée pré-colombienne à base de maïs et d’épices), servie avec du riz, des haricots et des yuca (manioc) /


 le ceviche, le poisson mariné avec du jus de citron vert, garni d’oignon rouge et de piment /  

 l’arroz con pato, un canard tendre  mijoté dans une sauce à la coriandre, à la bière et aux piments, avec un riz cuit dans le jus de cuisson / 


le lomo saltado, du bœuf sauté aux oignons, gingembre, avec une sauce salée et acidulée né de la cuisine chifa (fusion péruvienne et chinoise), servi avec du riz blanc et des frites. 


Pour la note sucrée, il y a le pastel de peras de Pimentel, un gâteau rustique à la poire cousin du far. A Pimentel, ce gâteau est tellement aimé par le Pape que certains habitants l’appellent « El pastel del Papa » ! Le Pape aime cette cuisine locale péruvienne, les repas simples et généreux qu’il partage avec les personnes qui l’entourent. La France a quatre jours pour lui ouvrir les horizons culinaires avec des recettes comme le bœuf bourguignon, le canard confit sauté aux pommes de terre, une belle blanquette de veau avec du riz pilaw, une délicieuse tarte Bourdaloue, accompagnés de vins de France ! Si vous souhaitez aller à sa rencontre lors de son séjour en France, il est temps de vous inscrire sur le site ici gratuitement.

mardi 11 août 2026

Exposition « Enfants et alcools : normes, éducation et prévention, XIX au XXIème siècle » à Rouen


Si l’association des mots « enfants » et « alcool » semble incompatible de nos jours, l’exposition « Enfants et alcools : normes, éducation et prévention, XIX au XXIème siècle » au musée national de l’éducation à Rouen nous rappelle que jusqu’au milieu du XXème siècle, l’alcool n’était pas étranger au monde scolaire. 


Il pouvait être présent sur les tables des cantines pour le déjeuner des enfants, mais aussi sur les objets publicitaires distribués aux écoliers comme les buvards, cahiers, crayons et protège-cahiers. L’exposition révèle que jusqu’aux années 1950, dans une France marquée par la culture du vin, l’alcool faisait partie du quotidien des écoliers et pouvait même trouver sa place à l’école élémentaire. A l’époque, le vin, la bière, le cidre étaient souvent considérés comme des boissons ordinaires, et même bénéfiques pour la santé, plutôt que comme des produits dangereux. L’eau potable n’était pas toujours sûre et l’alcool faisait partie des habitudes alimentaires familiales. Ce qui paraît surprenant aujourd’hui était longtemps considéré comme normal. 


A travers des objets, affiches, photographiques et documents pédagogiques, cette exposition montre comment l’école a progressivement changé de rôle : d’un lieu où l’alcool pouvait être banalisé à un espace privilégie de prévention et d’éducation aux risques. Elle permet de mesurer combien nos représentations et nos habitudes ont évolué. Elle invite aussi à mieux comprendre comment la publicité, l’éducation et les normes sociales influencent les enfants. 


Le musée national de l’éducation nationale est installé dans une belle maison gothique de la fin du Moyen-Âge à Rouen et l’entrée est gratuite !

lundi 10 août 2026

Des recettes de chefs inspirées de célèbres tableaux


Dans sa série d’articles « Wie gemalt (Comme un tableau) », l’hebdomadaire allemand « Die Zeit » nous fait saliver avec une série de recettes de chefs inspirées d’œuvres d’artistes de différentes époques. Pour cette belle rencontre entre peinture et gastronomie, les chefs imaginent des plats en reprenant soit le sujet, l’atmosphère ou l’esthétique. 



Pour « Le Pays de Cocagne (1567) » de Pieter Bruegel l’Ancien, avec une vision fantasmatique d’un monde d’abondance et de nourriture à profusion, le chef Achim Hack le traduit en un généreux Schweinsbraten, un rôti de porc à la peau croustillante. 



Avec « Le déjeuner sur l’herbe (1865) » de Claude Monet, la scène de pique-nique inspire le chef Toni Mörwald d’un pâté de veau en croûte, que les personnages auraient pu emporter avec eux. 


Pour la nature morte « Stilleben mit drei Lachssteaks » de Francisco de Goya, le chef Holger Bodendorf le décline en un tartare de saumon, accompagné de pomme et de concombre. Le poisson peint devient le cœur d’une recette fraîche et contemporaine. 



Avec « La gourmandise » de Maria Blanchard, la référence au titre du tableau conduit à une interprétation sucrée du chef Christofer Kokozska : des Windbeutel, des choux garnis d’une crème au chocolat qui prolonge l’idée de gourmandise. Les œuvres se tournent aussi vers l’art de XX et XXIème siècle. 



L’univers du Pop Art de Roy Lichtenstein est transporté dans un gâteau aux cerises par la cheffe Alina Meissner-Bebrout dont l’apparence colorée évoque l’esthétique graphique de l’artiste. L’œuvre de David Shrigley avec des pomme de terre inspire Masaaki Suzuki en des bâtonnets de pommes de terre enveloppés de nori accompagnés de sauce sukiyaki. 



Enfin, l’œuvre « Sunday Night Dinner » de Nicole Eisenman, avec une scène de dîner familial devient pour la cheffe Nina Meyer, une assiette de spaghetti aux boulettes, agrémentés d’amandes et des myrtilles marinées au vin rouge. Dans ces recettes « Comme un tableau », tous les chefs très talentueux et créatifs ont choisi un élément particulier de l’œuvre – son sujet, son contexte, son style, son esprit – pour le transformer en une expérience culinaire.

Mon ami Curnonsky de Louis Michaud


Ce premier roman de Louis Michaud « Mon ami Curnonsky » aux éditions du Rocher montre qu’une rencontre littéraire même improbable peut changer une vie ! C’est celle d’Hubert 32 ans, personnage principal avec une existence désenchantée, en quête de sens qui découvre les écrits de Curnonsky, le célèbre gastronome français, élu « Prince des gastronomes » en 1927. En découvrant son œuvre et de sa philosophie, Hubert se laisse gagner par une nouvelle manière de vivre : retrouver le goût, le plaisir de la cuisine, des vins, les traditions et la liberté de penser. Cette découverte le conduit malgré lui jusqu’aux « Curnonskas », un groupe engagé, qui entend défendre la gastronomie française contre l’uniformisation du monde moderne avec un fast-food plastiqué dans un village de Bourgogne ! Ce roman initiatique plein d’humour et de gourmandise avec comme ressort la cuisine française et Curnonsky évoque l’art de vivre. Une rencontre avec l’auteur est prévue le 3 septembre 2026 à 19 heures à la librairie L’Ecume des Pages à Paris pour le lancement de son livre.