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mardi 20 août 2019

Pasticceria Machesi 1824 Milan


En passant devant sa grande vitrine dans la galerie Vittorio Emmanuele II, vous êtes tout simplement aimanté devant la beauté, la poésie et l’élégance des pièces montées et des gâteaux exposés. 
Vous ne pouvez qu’être en admiration devant les œuvres d’une des plus anciennes et meilleures pâtisserie de Milan, la Pasticceria Machesi , dont la première boutique fut ouverte au 11/a Via Santa Maria Alla Porta en 1824. Encore aujourd’hui, la pâtisserie Machesi est connue pour ses pâtisseries fraîches, ses viennoiseries, ses chocolats, ses confiseries et son panettone.  Il ne vous reste plus qu’à entrer, à vous installer dans un fauteuil moelleux pour déguster la pâtisserie ou la viennoiserie de votre choix,  accompagnée d’un vrai café italien. 
Cette pâtisserie de luxe était rachetée par Prada en 2014. Le décor des boutiques est resté fidèle à l’esprit vintage de ses débuts, sublimé par le savoir-faire haute couture de la maison Prada qui apporte sa couleur vert claire et son sol en marbre noir. Les pâtisseries sont présentées comme des bijoux. Les confiseries sont serties dans des boites en rose, beige, bleu ou or ! Trois boutiques existent à Milan et une ouverte récemment à Londres.
 La ville de Paris n’est pas encore dans les projets, mais la vente en ligne vous permet déjà de vous régaler de ses confiseries et de son célèbre panettone avec ses raisins naturellement confits de Sei Corone, de la vanille de Madagascar, du miel italien et des œufs de poule élevés en plein air qui entrent dans la composition de la pâte moelleuse, à fermentation très lente. L’ambiance de cette pâtisserie Machesi 1824 est complètement différente des maisons françaises comme Angelina, Laduré. Il y a une vraie élégance et une classe à l’italienne.

mardi 1 mai 2018

La restauration mobile de rue de Ventiane, Laos


La capitale du Laos, Ventiane, avec ses larges boulevards bordés d’arbres et fleuris dégage une douceur de vivre. 
Les noms des rues sont affichés en laotien et en français. Ici, on prend toujours son temps et on savoure le moment présent. 
Les sites culturels à visiter sont très proches. Juste à proximité du Palais Présidentiel, 
il y a le Wat Si Saket. C’est le plus ancien temple de la ville édifié entre 1819 et 1824 sur l'ordre du roi Anouvong. Vous pourrez admirer plus de 2000 2000 bouddhas de tailles différentes datant  XVIè et XIXème siècle à la fois dans les murs intérieurs du cloître et dans le Sim, la salle principale d’ordination. 
En traversant la rue, c’est le Haw Pha Kaeo. Un ancien temple royal construit en 1565 spécialement pour contenir le célèbre bouddha d’Emeraude. Il est devenu ce jour Musée d’art sacré, avec les plus belles sculptures bouddhiques laotiennes. En remontant l’avenue Lane Xang, l’équivalent des champs Elysées de Ventiane, 
vous arrivez sur le Pataxuai, la porte de la victoire, construite entre 1957 et 1969. Elle est inspirée de l’arc de triomphe à Paris est dédié aux personnes ayant combattu contre la France pour l’indépendance du pays. 
A la sortie de chaque visite, je croise systématiquement des vendeurs de rue qui viennent à votre rencontre. 
Qu’il s’agisse de boissons rafraîchissantes, de fruits frais découpés, de brochettes, du jus de noix de coco, de glaces, les vendeurs, avec les étales équipées d'au moins deux roues, motorisées ou tirées à la main, viennent là où le client se trouve, et toujours avec le sourire !

samedi 19 mai 2018

Restaurant Blue Elephant Bangkok


Situé dans un joli bâtiment colonial entouré de hauts buildings, le restaurant Bleu Elephant à Bangkok sur Sathorn Road cultive le raffinement de la grande gastronomie thaïlandaise dans un cadre nostalgique du passé ! 
Dès la porte traversée, notre regard est séduit par les grands bouquets de fleurs d’orchidées, l’accueil très souriant et chaleureux du personnel en costume traditionnel. On oublie rapidement l’effervescence de la ville, le skytrain à quelques mètres, les hauts bâtiments sans charme qui l’entourent. Vous êtes dans un espace-temps soyeux, presque à l’abri du monde moderne. 
Ce restaurant Blue Elephant de Bangkok est devenu une étape incontournable des grandes personnalités du monde en visite à Bangkok. Vous pouvez admirer leurs photos sur le mur de l’escalier qui mène vers le premier étage. Entre une photo de notre regretté chef Paul Bocuse et le président russe Vladimir Poutine, les personnalités sont nombreuses. 
La saga des restaurants Blue Elephant ne manque pas de piquant. Le premier restaurant fut créé à Bruxelles en 1980. Celui de Bangkok ne date que de 1984, suivi par celui de Londres en 1986, Copenhague en 1990, Paris en 1991. 
Sa créatrice Nooror Somany avait commencé à vendre des pâtes de curry sur les marchés et s’était formée sur la cuisine traditionnelle thaïe auprès de chefs thaïs réputés avant de rejoindre son frère à Bruxelles qui suivait des études d’école hôtelière. 
Elle s’était initiée à la cuisine française et tombait en amour dès la première rencontre avec Karl Steppé, un antiquaire bruxellois. Ils créaient tous les deux ce concept de restaurant thaï haut de gamme, devenu un étonnant succès planétaire. L’adresse de Bangkok est devenue l’adresse amirale avec les deux premiers étages dédiés au restaurant et le dernier étage, à une école de cuisine. La marque a décliné aussi toute une gamme d’épicerie (thé, pâte de curry, riz…) que vous pouvez trouver dans la boutique du rez de chaussée. 
Pour mon déjeuner, malgré une carte très tentante, je me suis contenté des valeurs sûres.
En amuse-bouche, une crevette épicée posée sur un flan de riz moelleux nous était proposé avant le Tom Yam Kong, la soupe acidulée à la citronnelle et aux crevettes.
Servi sur un caquelon en terre cuite chauffé en forme d’éléphant, les parfums réjouissants de galanga, de citronnelle se dégagent dès le couvercle soulevé.
Je découvre une soupe crémeuse au lait de coco, pimentée comme je l’avais souhaité, avec un équilibre de saveurs extraordinaire entre le sucré, l’acide, le pimenté et une sensation de fraîcheur. Je découvre aussi deux grosses crevettes tigres très généreuses d’Adaman. Leur fermeté et leur croquant dénoncent leur fraîcheur. La carte précise que cette soupe traditionnelle fut servie aux dignitaires français lors du règne de Rama V (Roi Chulalongkorn) de 1868 à 1910.
En plat principal, la recette signature de chef Nooror, un massaman d’agneau avec des patates douces violette. L’agneau australienne est très tendre et fondante avec sa sauce au curry doux composée d’une pâte de curry au lait de coco, jus de tamarin, sucre de palme et noix de cajou. La carte précise que cette recette de curry fut inspirée d’un poème du roi Rama II (1767-1824).
Le roi rendit hommage au talent culinaire d’une de ses femmes, la princesse Bunrod considérée comme la pionnière de la cuisine fusion thaïlandais, en intégrant les techniques européennes dans la cuisine locale. Les vers concernés sont les suivants :
มัสมั่นแกงแก้วตา หอมยี่หร่ารสร้อนแรง
Massaman, un curry fait par mon bien-aimé, est parfumé de cumin et d'épices fortes.
ชายใดได้กลืนแกง แรงอยากให้ใฝ่ฝันหา
Tout homme qui a avalé le curry est tenu de l'aimer
D’après David Thompson, l’expert en cuisine thaïlandaise, cette recette apparue à la cour cosmopolite d’Ayutthaya grâce au marchand persan Sheik Ahmad Qomi. D’autres pensent qu’il s’agit d’une recette du sud du pays influencée par la cuisine malaise et indienne. Le mot malais « masam » signifie aigre. La première recette écrite de Massaman est « le massaman de poulet avec des oranges amères » par lady Plean Passakornrawong en 1889.
Une chose est sûre, la recette est délicieuse, accompagnée de riz servi à l’ancienne, présentés dans un panier en bambou : le riz blanc jasmin, le riz rouge.
En dessert, j’ai choisi le Star of Siam, un assortiment de pâtisseries thaïe, avec une glace au jasmin, du riz gluant rouge au lait de coco sucré salé, un flan à la noix de coco, un gâteau de riz vapeur farcie, de la mangue et un génoise au crème au beurre.
Le Bleu Elephant tient ses promesses. Une visite dans cet établissement de Bangkok est plus qu’une expérience gastronomique, c’est une immersion dans le temps et dans l’histoire.