samedi 23 avril 2022

Vatel : dans les coulisses de la fête au château de Vaux le Vicomte


Vous avez raté la grandiose fête donnée par le surintendant des Finances Nicolas Fouquet en l’honneur de sa Majesté Louis XIV le 17 août 1661, dont le ministre est encore loin d’imaginer les conséquences ? Via une reconstitution historique, le château de Vaux-le-Vicomte vous invite à une immersion dans les cuisines de Vatel pour assister aux préparatifs de cette grande réception pour l’inauguration du château. Animée par deux comédiens, cette reconstitution vivante et interactive est présentée chaque weekend et jours fériés jusqu’au 6 novembre 2022. 


Chef d’orchestre de ces festivités, François Vatel avait pour mission d’éblouir le roi et sa cour, par la mise en scène, la décoration de la table, l’audace et l’harmonie des mets, la vaisselle de prestige. Vous découvrirez ainsi la préparation de « l’ambigu », un repas tenant à la fois du souper et de la collation où tous les mets chauds et froids, salés comme sucrés du repas sont disposés en même temps artistiquement sur la même table. Ce dernier était créé exclusivement à l’attention du roi et de la reine mère Anne d’Autriche, servi dans l’antichambre du roi (bibliothèque actuelle du château). En fond sonore, il y avait la musique de Lully. François Vatel, grand organisateur des événements les plus en vogue sous le règne de Louis XIV n’était pas un cuisinier. Il est entré dans l’histoire en se suicidant pour sauver son honneur, en pensant à tort que la livraison de poisson au menu du monarque n’arriverait jamais !

 

dimanche 17 avril 2022

Festoyer sous les cerisiers en fleurs au parc de Sceaux


Les bosquets des cerisiers en fleurs au parc de Sceaux sont pris d’assaut ce dimanche pascal par les amoureux de l’Hanami. Comme au Japon, ils sont tous venus admirer les sakuras (cerisiers) en fleurs, puis profiter de leur ombre parfumée pour y pique-niquer en famille, entre amis ! Le dépaysement fut au rendez-vous. 





Les visiteurs sont accueillis par des lampions multicolores nippons aux entrées des bosquets avant d’être éblouis par le spectacle de cette mer de couleur rose pâle ! Les fleurs écloses sont tout simplement magnifiques. Elles peuvent être admirées à hauteur des yeux ! De plus, les branches de chaque pied d’arbres forment comme un parasol de fleurs protectrices aux fêtards qui s’y trouvent en dessous. 





Pour mériter sa place à l’ombre des cerisiers en fleurs, il aurait fallu venir tôt dès 9 heures ! 




En ce dimanche pascal, de nombreuses activités étaient proposées gratuitement aux visiteurs, entre initiation au manga, à l’origami (art du pliage du papier), à l’ikebana (art de disposer les fleurs). Les amateurs de cosplay s’étaient aussi donnés rendez-vous dans ce bosquet de cerisiers en fleurs, avec le sentiment d’être un peu au Japon. 




Pouvoir d’attraction de ces cerisiers en fleurs ? Les bosquets étaient saturés de monde alors que l’immense domaine du parc départemental de Sceaux offre de nombreuses espaces libres aux pique-niqueurs du jour ! Pour les agapes, salades maison, charcuteries, fromages, pains, vin rouge, fruits frais, gâteaux étaient au menu des visiteurs. Il faut suggérer au parc de prévoir un stand de cuisine japonaise l’année prochaine pour que les papilles soient aussi en fête, à l’heure du Japon !


 

 

vendredi 15 avril 2022

Ukraine, cuisine et histoire


« Il arrive parfois, en découvrant une saveur, de vouloir arrêter le temps, jouir indéfiniment de l’instant. Fermer les yeux et imaginer la personne ou la culture qui l’a créée. C’est ainsi que l’on peut ressentir l’Ukraine ». Ihor Lylo.


La couverture du livre promet une « immersion dans la culture et les traditions ukrainiennes en 80 recettes d’aujourd’hui ». La promesse est tenue. « Ukraine, cuisine et histoire » me donne des idées de menu pour un délicieux repas pascal avec la célèbre soupe borsch à base de betterave, le poulet de kyiv (boulette de poulet haché farci d’un beurre aux herbes et à l’ail, puis pané), le gâteau de Pâques (paska aux airelles et aux noisettes dans une pâte brioché riche de beurre). Ce livre me fait aussi découvrir d’autres recettes comme le banosh (bouillie de maïs), le holubtsy (le chou farci), le kobete (tourte de viande de Crimée), les varenyky (raviolis en version salée et sucrée !). 


Le livre nous rappelle avant tout que le pain était l’alimentation de base jusqu’au XXème siècle, avec le lard (salo), les produits laitiers, les produits fumés, séchés, saumurés ou boucanés. Il nous initie aussi au cœur de cette belle gastronomie avec ses traditions, ses nuances de saveurs, ses rites d’hospitalité, ses rituels de table, et même de diplomatie culinaire ! 


Si malheureusement avec l’actualité tragique de l’Ukraine, certaines spécialités régionales nous rappellent des villes entièrement bombardées, ou des régions ravagées par la guerre, ce livre est avant tout la preuve que tant que la cuisine d’un pays existe et continue à être vivante, le pays reste debout ! Les éditions de la Martinière qui éditent ce livre verse une partie des bénéfices à aideukraine.fr au profit de l'aide humanitaire.