dimanche 26 février 2012

Dîner de Gala Oscars 2012




Si aucune information n’a filtré du menu du dîner qui suit la nuit des Césars dans la « brasserie populaire » du Fouquet’s sur les champs Elysées, les américains eux ont largement communiqué sur leur dîner de Gala qui suit la remise des Oscar ce soir dimanche 26 février 2012 ! Pour la 18ème année consécutive, c’est le célèbre chef Wolgang Puck qui est encore en charge du dîner. Il est responsable de la satisfaction de plus de 1500 invités, dont nos frenchy Bérénice Béjo et Jean Dujardin, stars du film « The artist ». Ce soir, le chef Wolgang va innover. Les invités ne seront plus servis à table, mais sous forme de buffets mixés avec un dîner façon cocktail. Le personnel de service circulera parmi les invités en leur proposant des petites assiettes gourmandes ou des plateaux à partager. Les 350 cuisiniers vont proposer un menu world food, sous forme de petites bouchées chics. Les tourtes au poulet garni de truffes noires râpées, les tacos fourrés au homard, tomate et échalote vont côtoyer des sushis, des raviolis de porc à la chinoise, de homard à la mode de Shanghai sauce curry au lit de coco, de l’agneau rôti avec une vinaigrette de coriandre chinoise et de menthe. Comme nous sommes quand même à Hollywood, vous avez constaté que la vulgaire purée d’avocat a été remplacé par du homard dans les tacos, tandis que des feuilles d’or et du caviar vont servir de topping aux pommes de terre. Les desserts seront servis avec des paires de lunettes en 3D ! Voici le menu détaillé. Régalez-vous !
Tray-Passed• Smoked Salmon on Oscar® Flatbread with Caviar and Crème Fraiche • Spicy Tuna Tartare in Sesame Miso Cones with Masago • Mini Kobe Cheeseburger with Remoulade and Aged Cheddar • Pork Belly Dumplings with Soy and Ginger • Crab Cakes with Remoulade • Arancini with Tomato, Basil and Parmesan • Tempura Shrimp with Wasabi Glaze • Vegetable Spring Roll with Sweet Chili Sauce • Assorted Pizzas
Cold Appetizer Platter• Lobster Taco with Tomato and Pickled Shallots • Caprese Skewer with Bufala Mozzarella, Tomato and Basil • Potato Latke with Smoked Sturgeon and Horseradish • House Made Pretzel Bread with Beer Cheddar Fondue and Mustard Aioli • Prosciutto Grissini
Small Plates • Chicken Pot Pie with Shaved Black Truffles and Roasted Vegetables • Fuji Apple Salad with Crumbled Blue Cheese, Arugula, Shaved Red Onion and Apple Cider Vinaigrette • Beet Tortelloni with Goat Cheese and Toasted Hazelnuts • Gold Wrapped Baked Potato with Caviar and Crème Fraîche • Slow Braised Short Rib with Polenta and Romesco • Crab and Lobster Louie with Horseradish Panna Cotta and Marinated Tomatoes • Macaroni & Cheese with Aged Cheddar • Shanghai Lobster with Coconut Curry, Jasmine Rice and Pickled Ginger • Chinois Lamb with Cilantro Mint Vinaigrette • Beet Salad with Pistachio Butter, Burrata and Citrus Balsamic
Seafood and Sushi Buffets • Sushi with Wasabi, Soy and Ginger: Rolls, Nigiri and Sashimi • Shellfish with Mustard and Cocktail Sauce: Prawns, Lobster, Stone Crab and Oysters
Passed Dessert • Almond, Orange-Brown Butter Cake with Blood Orange • Date Cake with Sticky Toffee Pudding and Toffee Orange Sauce • Chocolate in 3D • Golden Candy Apple • Banana Cream Pie with Candied Popcorn • Tarte Tatin with Pretzel Pastry and Caramel Gelato • Chocolate Mousse in Golden Egg Cups
Dessert Buffet • Raspberry Rose Éclairs • Strawberry Shortcake Push-Up Pops • Red Hot Macarons • Star Shortbread with Silver Sugar • Chocolate Peanut Butter Pops • Brown Sugar Lemon Meringue Cones • Chocolate Pudding Push-up Pops • Long Stem Strawberries
Chocolate Buffet • Chocolate Fountains with Farmers Market Long Stem Strawberries • Chocolate Panini • Triple Chocolate Cupcakes • Warm Coulant Souffle Cakes • Chocolate Dobos Torte • Earl Grey Tea Truffles • White Chocolate Coconut Rum Truffles • Milk Chocolate Caramel Truffles • Chocolate Dipped Pop Rock Cakes • Chocolate Chip Cookies • Triple Chocolate Toffee Crunch Cookies • Chocolate Coffee Cups • Chocolate Toffee Cups • 24 Karat Chocolate Oscars

samedi 25 février 2012

Entre les Bras



Ce film, c’est l’histoire d’une transmission d’une cuisine en héritage. C’est l’histoire d’une passion partagée par le père et le fils dans le cadre d’un terroir d’exception, l’Aubrac, qui nourrit les assiettes et la créativité des deux chefs. Paul Lacoste, le réalisateur et cuisinier amateur, a planté sa caméra dans ce restaurant à Laguiole, à une période où Michel Bras, le chef aux 3 étoiles, se retire progressivement de sa cuisine pour la laisser à son fils, Sébastien, qui l’avait rejoint en 2009. La camera les a suivi pendant un an, filmant la complicité du père et du fils, les paysages magnifiques de l’Aubrac à travers les saisons, la composition et la créativité des assiettes qui suivent les dons de cette nature rude mais généreuse, les fêtes avec la famille et les amis. Derrière ces images, surgissent des questions essentielles : comment se faire un prénom lorsqu’on est le fils d’un chef connu mondialement ? Pour un père, comment transmettre l’œuvre d’une vie, laisser un espace de respiration et de création au fils tout en souhaitant qu’il continue à défendre « sa cuisine » ? Comment dans un terroir aussi rude, une saga avec trois générations de cuisiniers peuvent s’exprimer et durer dans le temps ?

Le film sortira officiellement le 14 mars 2012, et le 29 février dans le Sud Ouest. Vous pouvez visualiser des extraits sur
le site de FoodIntelligence en avant première.

Pour vous qui découvrez les Bras, sachez que Michel Bras est le créateur du coulant au chocolat repris dans le monde entier, et Sébastien, un des membres fondateurs de la chaîne de
restauration healthy Milan, inspiré de son célèbre dessert.

Visiter le site de leur restaurant
www.bras.fr/

vendredi 24 février 2012

Doisneau Paris les Halles



Est-ce les travaux en cours des Halles en canopée qui créent la nostalgie de son destin passé ? Après l’exposition Les halles de Baltard, métiers du jour et la nuit au Musée Carnavalet, c’est au tour de l’hôtel de ville de nous offrir le regard de Robert Doisneau à travers plus de 200 clichés, pour la plupart vintage. Robert Doisneau prit sa première photo à 22 ans dans le quartier des Halles en 1933, la dernière en 1979. Lorsque dans les années 1960, le « ventre de Paris » était menacé de destruction, inquiet et en colère, il décidait de tout voir, tout photographier. Il militait même contre sa destruction avec sa phrase qui reste encore dans les mémoires : « Paris perd son ventre et un peu de son esprit ». L’exposition ressuscite la vie des Halles et de son « ventre » entre les années 1930 et 1970 avec des beaux portraits de marchands de poissons, de fleuristes, de bouchers…Il y a aussi la vie de quartier où les différentes couches sociales se croisent, à travers marchés, bistrots et trottoirs…On sent que la vie n’était pas facile pour tous.

Le catalogue de l’exposition « Doisneau, Paris Les Halles » avec un magnifique texte de Vladimir Vasak
aux éditions Flammarion complète la visite. Il permet aux non parisiens d’accéder aussi à ce monde, à jamais disparu !

Exposition gratuite jusqu’au 28 avril 2012, dans
les salons d’accueil de la Mairie de Paris
Attention, le succès de l’exposition vous oblige à au moins une heure de queue.

Trinidad douglah scorpion



Non, il ne s’agit pas d’une nouvelle destination touristique. Si vous êtes amateur de piments, vous allez être servi. Le “trinidad douglah scorpion” vient d’être désigné comme le piment le plus fort du monde. Il est cultivé à Trinidad et Tabago, en Amérique du sud. Sur l’échelle de mesure de la force du piment en unité de Scoville, il est classé 2 millions d’unités de Scoville. A tire de comparaison, le piment d’Espelette se rapproche des 2500 unités Scoville !

dimanche 19 février 2012

Bouillon Chartier : soupes à 1€ !

Durant tout l’hiver, comme chaque année, le bouillon Chartier ouvert en 1896, connu dans le monde entier, offre une soupe à 1€ seulement. Vous pourrez déguster le bouillon aux vermicelles, la soupe aux poireaux, la soupe au chou, le potage aux cinq légumes servi dans une soupière en inox, sans chichi. Ce restaurant renoue ainsi avec les racines historiques d’un bouillon : proposer aux travailleurs une restauration à somme modique qui requinque les corps.

C’est en 1855 qu’apparaissent les premiers bouillons à Paris grâce au boucher Pierre Louis Duval établi 15 rue Coquillère en 1854. Il propose un plat unique de bouillon de viande constitué de bas morceaux avec quelques légumes aux travailleurs des Halles. Sur son enseigne, il écrit : "Venez à moi vous tous qui souffrez de l'estomac, je vous restaurerai". De ce fait, il a lancé en premier le concept de chaîne de restauration populaire. Au moment de l’exposition universelle en 1889, il y avait déjà trois bouillons Duval ! Il sera concurrencé rapidement par les frères Edouard, Camille Chartier, Boulard. Quelques bouillons « plus bourgeois » apparaissent à la même époque, décorés avec le style art nouveau qui se répand en Europe dans l’architecture, le mobilier et la décoration.

Actuellement, sur cette institution parisienne, seuls deux bouillons historiques continuent d’exister,
le bouillon Racine et le bouillon Chartier. Seul le bouillon Chartier, inscrit à l’inventaire des Monuments historique, a gardé sa réputation de restaurant populaire. Imaginez, l’œuf mayonnaise est à 2.20€, l’avocat sauce crevette à 3.30€, le steak haché sauce au poivre et frites à 8.50€, le confit de canard pommes grenailles à 9.70€, le camembert à 2.50€, la tarte aux fruits à 4.70€. Connu des travailleurs des grands boulevards, des provinciaux et aussi des touristes du monde entier, le bouillon Chartier est nommé aussi le « Maxim’s des pauvres » ! Prendre un repas au bouillon Chartier, c’est avant toute chose vivre un moment exceptionnel de l’histoire de Paris dans un lieu culte, touristique, dans une effervescence typiquement parisienne.

Orangina Miss 0



Après Coca Cola qui a habillé ses bouteilles avec Karl Lagerfeld et Daft Punk, c’est au tour d’Orangina de commercialiser un coffret collector Orangina « Miss 0 » illustré par Soledad Bravi. La cible de ce marketing ? Les femmes qui font attention à leur ligne avec trois saveurs de proposées : Orange, Pamplemousse et Framboise.
Pour vous qui ne connaissez pas Soledad Bravi, il s’agit de l’auteur du livre «
Le kamasutra des Paresseuses ».
Comble du chic, le coffret sera lancé le 2 avril au prix de 29€ Chez la IT Store
Colette, rue Saint Honoré, Paris !

vendredi 17 février 2012

Cuisine royale des Tudors by Heston Blumenthal



Si vous êtes addict à la série « The Tudors », la vie du roi Henry VIII d’Angleterre qui régna sur l’Angleterre pendant 47 ans, vous avez pu admirer la magnificence des repas et des banquets royaux. L’histoire raconte que le roi Henry VIII avait un bel appétit, non seulement des femmes (six épouses au total) mais aussi de la table. Ses immenses cuisines que vous pouvez visiter dans sa résidence à Hampton Court vous le confirment. Plus de 200 personnes travaillaient dans les cuisines royales pour nourrir une cour de 600 courtisans. La nourriture de l’époque était très carnée : gibiers (renne, sanglier, faisan, pigeon…), bœuf, mouton, chapon, poissons étaient privilégiés, les légumes dédaignées car considéré comme la nourriture des pauvres. C’était l’époque où les produits du nouveau monde commençaient à arriver en Europe. En plus de la moutarde anglaise et des herbes aromatiques, les épices exotiques parfumaient aussi les mets. Le roi avait une passion pour les viandes rares, celles du dauphin, des oiseaux chanteurs, des paons, des queues de castor ! Très bec sucré, il était capable d’engloutir deux puddings aux pommes, des gâteaux aux prunes, des fruits exotiques…Les repas étaient arrosés de vins et de l’ale (de la bière). Ne vous fiez pas à la belle personne de Jonathan Rhys Meyer qui incarne le roi dans la série. Le vrai Henri VIII était obèse, diabétique et très gros à la fin de sa vie ! Victime de sa gourmandise !

Le chef Heston Blumenthal du Mandarin Oriental de Londres nous invite à découvrir cette cuisine royale. Après avoir étudié avec les historiens de l’alimentation les habitudes alimentaires, les corpus culinaires des palais royaux de cette époque, il nous propose de déguster à cette cuisine royale des Tudors. Chaque recette proposée est datée. Exemple des entrées :

Meat Fruit (c.1500)
Mandarin, Chicken Liver Parfait and Grilled Bread
Roast Marrowbone (c.1720)
Parsley, Anchovy and Mace, Pickled Vegetables
Broth of Lamb (c.1730)
Slow Cooked Hen’s Egg, Celery, Radish, Turnip and Sweetbreads
Salamugundy (c.1720)
Chicken Oysters, Salsify, Marrow Bone & Horseradish cream
Savoury Porridge (c.1660)
Snails, Chanterelles, Garlic & Fennel
Hay Smoked Mackerel (c.1730)
Lemon Salad, Gentleman’s Relish and Olive Oil
Rice and Flesh (c.1390)
Saffron, Calf Tail and Red Wine
Buttered Crab Loaf (c.1714)
Crab, cucumber, pickled lemon & stone crop

La suite de la carte se trouve
ici.

« Vous pensez connaître l’histoire, mais vous ne connaissez que la fin. Pour parvenir au cœur de l’Histoire, vous devez la reprendre au début ! » dixit le pitch de la série. Grâce à
Heston Blumenthal, vous allez pouvoir reprendre la chronologie historique des recettes. Vous pouvez déguster aussi à cette cuisine des Tudors le premier weekend de chaque mois au Palais de Hampton Court. Son site internet vous propose des recettes réalisables chez vous.