dimanche 14 octobre 2012

Restaurant La Strasbourgeoise, Paris

 
Avant de prendre votre TGV pour l’Alsace, ou en retour de TGV parce que l’Alsace vous manque déjà, faites une escale au restaurant La Strasbourgeoise situé juste en face de la gare de l’est. Le meilleur de la gastronomie alsacienne vous attend. Cette grande brasserie ouverte depuis 1950 a gardé son décor boisé, avec ses fresques murales en hommage à ville de Strasbourg, avec ses beaux luminaires néo 1900, son parfum de winstub. Vous pourrez venir avec votre grosse valise et la gardez près de vous : l’espace, le confort, une belle distance entre deux tables font parti aussi du service. 
Nous avons débuté notre dîner avec un Presskopf. C’est une des charcuteries typique de l’Alsace qui signifie « tête pressée » Elle se rapproche du fromage de tête mais en plus goûteux. Dans ses ingrédients, en plus des morceaux de tête du porc, il y aussi du jambonneau et parfois le cœur. Ils sont tous immergés dans une saumure avant d’être cuit dans du vin blanc pendant plus de trois heures. Les ingrédients cuits sont coupés en dès avant d’être emprisonnés dans une gelée. Le Presskopf est servi avec une salade, des pommes de terre tièdes avec une sauce à la moutarde. 
Il y avait également une flammkueche, cette tarte flambée alsacienne si croustillante. Il s’agit d’une très fine abaisse de pâte à pain, nappée de fromage blanc (bibeleskäs), de lardons et d’oignons. Influence parisienne ? A la Strasbourgeoise, elle était servie avec une salade de jeunes pousses qui amène une note de fraîcheur. 
En Alsace, la flammkeuche est de toutes les fêtes, avec un four nomade qui suit les festivités pour sa cuisson. On vient aussi dans ce restaurant pour ses choucroutes. Il y a les classiques comme la choucroute Strasbourgeoise avec ses knack, lard, montbéliard, travers de porc. Vous pouvez aussi optez pour une choucroute de la mer avec un assortiment de poissons frais, fumé et coquillage, servi avec un beurre blanc. 
Si vous n’êtes pas fan de choucroute, d’autres recettes non alsaciennes sont aussi proposées, comme ce pavé de rumsteak sauce au poivre, avec ses frites très croustillantes. La viande de bœuf était fondante. La sauce au poivre très gourmande. Elle vous donne envie de la saucer entièrement avec votre pain. Le riesling de Gustave Lorentz accompagnait les mets. Après de telles agapes, l’envie d’un dessert léger vous titille.  
L’ananas rôti au thym, coulis de fruits rouge, sorbet de fraise était le dessert idéal. Un mariage très réussi en chaud froid. Petite surprise, dans le cœur de l’ananas se cachait une crème chibouste, qui apporte la note crémeuse en bouche !

Restaurant La Strasbourgeoise, 5 rue du 8 mai 1940, Paris 10ème.

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