jeudi 9 avril 2026

Découvrez la notion de beauté coréenne au musée Guimet à Paris, dépendante aussi d’une alimentation soignée !


L’exposition « K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d’un phénomène » au musée Guimet à Paris invite le visiteur à explorer trois cents ans de beauté coréenne, de la fin de l’ère Josean (1392-1897) au vingtième siècle avec les influences occidentales et la K-Pop ! 





Le parcours s’ouvre à la fin du XVIIIème siècle où s’enracine les idéaux de beauté à travers des portraits de femmes et d’hommes, dans une société marquée par les vertus du confucianisme. 



Dès cette époque, la beauté se voit de l’extérieur par les soins que chacun porte à sa tenue vestimentaire, à sa peau, à sa coiffure, à sa posture en société. Elle se vit aussi à l’intérieur de chacun à travers une alimentation équilibrée, une vie vertueuse et l’absence d’excès. 





Ces canons de beauté sont représentés dans les œuvres de Kim Hong Do (1745-1806) ou Shin Yun Bok (1758-1813) avec des courtisanes nommées Kiseng reconnaissables à leurs perruques volumineuses. La chevelure des femmes et des hommes est un marqueur essentiel du statut et de l’identité dans la société Joseon. Les cheveux doivent être soignés, peignés, parfumés, épinglés ou retenus par des rubans. Pour les nourrir et les entretenir, on utilise les plantes comme le sésame noir, le gingembre, l’angélique, l’écorce de murier. 




Le traité médical le « Gongguibogam » est un manuel de soin du quotidien. Il éclaire la manière dont la santé, l’hygiène et le cosmétique forment un tout. La beauté intérieure et les vertus attendues des femmes sont précisées dans le « Lie Nü Zhuan, biographie des femmes exemplaires ». Même si les siècles évoluent, les routines et les gestes de beauté du quotidien restent immuables. 




On peut admirer les cosmétiques utilisés de la princesse Hwahyeop (1733-1752) dont des poudres qui éclairent le teint. Cette peau lisse du visage quasi-translucide, « glass skin » reste encore ce jour un critère de beauté ! C’est à partir des années 1960 que l’industrie cosmétique coréenne commence à prendre son essor. La mode occidentale et ses codes de beauté influencent le pays après la seconde guerre mondiale (1939-1945) et la guerre de Corée (1950-1953). 




Les femmes coréennes issues du mouvement féministe de la « Nouvelle Femme » raccourcissent leur longue chevelure néo-confucéenne. Les codes de beauté traditionnels et occidentales cohabitent. La notion de beauté des hommes se transforment aussi. 




Si la virilité traditionnelle est en cours jusqu’aux années 1970, elle se transforme dans les années 1990 avec l’apparition d’un nouvel archétype, le Kon Min Nam (bel homme en fleur) proche de l’esthétique métrosexuelle. Puis repris par les boys band de la K-Pop ! Dans ce pays du matin calme, le cheminement de cette belle exposition nous montre que la beauté sud-coréenne est à la fois un art, une tradition, et un enjeu culturel évolutif ! Que cette beauté passe aussi par une alimentation soignée.


 

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