jeudi 6 octobre 2011

L’entre deux

C’étaient les bourriches d’huîtres exposées à l’entrée du restaurant qui nous ont fait franchir le seuil ! Ce restaurant « L’entre deux », situé dans cette partie bobo du village Jourdain de Paris a tout pour plaire : un décor de bistrot traditionnel avec tables, chaises et parquet en bois, rehaussés de touches couleurs pétillantes par son mur bleu, ses fauteuils en cuir rouge et des cousins jaunes. La déception fut grande lorsque le serveur nous annonçait que les huîtres n’arrivaient que le lendemain, nous qui pensions faire un dîner d’huître ! Nous sommes contraints donc de nous rabattre sur la carte. Voici mon choix.

Couteaux poêlés à l’anis
Cette entrée m’a séduit d’emblée, tant les couteaux sont rarement proposés. Sa cuisson est délicate car la chair est assez ferme. Là, ils sont juste poêlés au beurre, puis déglacés avec une crème fleurette dans laquelle on avait fait infusé de l’anis étoilé. C’est tout simplement bon. Pour la petite histoire, pour les pêcher à marée basse, il suffit de détecter dans le sable des petits trous en forme de 8, puis saupoudrer de sel fin. Croyant la marée haute arrivée, le couteau sort du sable !

Cochon ibérique (pluma), poivrons doux et risotto
La pluma est le meilleur morceau du fameux cochon ibérique. Nourri au gland, il donne une chair savoureuse et plus particulièrement cette pièce de pluma, enrobée d’une fine couche de graisse qui apporte du parfum supplémentaire au moment de la cuisson.
La pluma est une pièce rare car un cochon d’un poids moyen de 160kg n’offre que deux plumas de 180g environ chacun. Elle est parfaite juste poêlée ou grillée. Dans ma dégustation, la pluma est juste poêlée, accompagnée d’une sauce à base de poivron rouge nature avec son goût sucré. Le risotto est la touche moelleuse, juste farci dans des poivrons doux.

Tarte fine pêche à la lavande, confiture de lait
Certes, nous ne sommes plus dans la saison des pêches. C’est la présence de la lavande qui m’a attiré. J’avais découvert la lavande en cuisine grâce à Olivier Etcheverria «
La lavande, 10 façons de le préparer ». Une présence discrète de la lavande donne plus de caractère à la pêche, avec des souvenirs du sud, de soleil, de Provence. Je pensais que la confiture de lait apporterait un plus à la dégustation sauf que la tarte est déjà très sucrée. Dommage que la pâte feuilletée était trempée. Il manque ce petit croustillant qui lui donne ce supplément d’âme.

Mes vis-à-vis avaient pris en entrée un bonbon croustillant au chèvre, avec sa petite salade ; un foie gras et son pain d’épice (dommage car le foie gras était sans goût). En plat, du saumon poêlé avec des légumes vapeur et un beurre blanc, un fricassé d’escargot. En dessert, un vacherin aux framboises, un chocolat moelleux et sa glace à la vanille. La carte reste très classique. Ce restaurant vous est recommandé si vous n’êtes pas pressé !

Pour les 3 plats, 28€.

L’entre deux, 115 rue de Belleville, Paris 19

mercredi 5 octobre 2011

Jus de raisin chez Harrods



Si vous pensez qu’une boisson alcoolisée est plus dispendieuse qu’une non alcoolisée, le Processo Canti Bar, situé au deuxième étage du célèbre magasin Harrods à Lonres vient de vous prouver le contraire ! En effet, la boisson la plus chère de sa carte est un jus de raisin, pressé à partir de raisins moscato vendu au prix de £50 la bouteille. La boisson alcoolisée la plus chère, le Prosecco Spumante DOC extra sec ne coûte que £35 ! Ce jus de raisin de luxe cible une clientèle très riche venu du Moyen Orient, dont la religion interdit la consommation d’alcool. Cette boisson leur permettra de profiter du bar, tout comme les convives qui boivent du vin, sans pour autant se sentir à part. Le Processo Canti Bar vous propose aussi une carte gourmande signée d’un chef étoilé au Michelin !
Le moscato est un raisin muscat d’Italie de la région du Piémont, avec un jus couleur jaune or, naturellement riches en parfums.
www.harrods.com

lundi 3 octobre 2011

Toast

Ce film « Toast » de SJ Clarkson est une des révélations du dernier festival de Berlin 2011 dans la section Berlinale Special. Il nous invite à replonger dans l’Angleterre des années 1960 à travers l’histoire d’un petit anglais qui adore manger, mais dont la maman ne sait faire que des toasts ! Son besoin de se faire aimer par son père sera contrecarré par l’arrivée, après le décès de sa mère, d’une gouvernante. Cette dernière, très douée dans la confection des petits plats, arrive à séduire le père jusqu’à se faire épouser ; poussant le fils à s’exceller dans un duel culinaire avec sa belle mère pour espérer un peu d’amour paternel ! Ce film retrace l’histoire du vrai chef anglais Nigel Slater et de sa vocation. C’est l’histoire d’un gamin en quête de sa propre voie, en s’inscrivant dans une école de cuisine, d’un gamin qui se forge, d’un palais qui se forme, dans un film un rien rétro et nostalgique sur l’enfance, ses frustrations et ses bonheurs, rythmée par les magnifiques chanson de Dusty Sprinfield.

Moins connu que Jamie Oliver, Nigel Slater est aussi un chef très connu de l’autre côté du chanel. Il possède aussi
son émission culinaire à la BBC, écrit pour différents magazine et a publié de nombreux livres de recettes. C’est aussi un chef anglais à découvrir.

samedi 1 octobre 2011

La cité interdite au Louvre




De musique et de nourritures, j’ai trop
D’esprit, il m’en reste
Je brave le vent qui m’apporte la fraîcheur
Je m’appui contre les bambous dans l’immensité du vide
J’écoute attentivement : les esprits sont calmes
Je suis prêt à laisser mes envies s’exprimer
Les écailles du dragon, suivent les jointures des bambous
Le chant du phénix en sort
Dans le lointain, le balang résonne
Dans le vide, les cinq facultés sont annihilées
Shi Kuang possède une oreille sans égale
S’il était ici, il se fondrait dans l’insondable !

Ces vers, signés de l’empereur Qianlong, projetés sur les pierres des fossés médiévaux de l’aile Sully du Louvre, vous accueillent et vous dirigent vers la maquette de la Cité interdite ! Pour une première découverte, vous serez saisi par l’ampleur de ce palais surgi ex nihilo de la volonté d’un seul homme, l’empereur Yongle (14031424), tandis qu’un montage vidéo évoque en images l’histoire de son architecture !
La Cité Interdite s’installe donc au musée du Louvre jusqu’au 9 janvier 2012 à travers l’exposition "La Cité interdite au Louvre. Empereurs de Chine et rois de France".
Une sélection de 130 objets provenant du Palais impérial de Pékin fait revivre les empereurs chinois, pointant les talents artistiques de certains d'entre eux, et les échanges scientifiques et culturels noués avec les jésuites sous Louis XIV.
Peintures, encres sur papier, porcelaines, laques, sceaux, vêtements impériaux: ces objets proviennent des formidables réserves du musée du Palais impérial qui en abritent 1,8 million. Plusieurs des pièces prêtées ne sont encore jamais sorties de Chine.
L’exposition ouvre sur l’histoire croisée des dynasties en Chine et en France. Le principe est d’insérer dans la trame chronologique des salles de l’histoire du Louvre, la série des principaux souverains chinois et de montrer, pour chaque grande période, les échanges qui ont pu exister entre les deux pays. A la fin du XIIIe siècle et au début du XIVe siècle, des tentatives de contacts entre la France et les Khans Mongols eurent lieu comme en témoignent ces lettres de chancellerie adressées à Philippe le Bel (r.1285-1314), ou encore cinquante ans plus tard l’Atlas Catalan, où figure la plus ancienne représentation cartographique de Pékin connue en Occident et anciennement conservée dans la bibliothèque du roi Charles V (r.1364-1380), située dans une tour d’angle du Louvre médiéval.
Des portraits des principaux souverains-bâtisseurs chinois, accompagnés d’objets personnels, armes, vêtements, parures introduisent à la vie de cour en même temps qu’ils dévoilent les grands acteurs des dynasties Ming (1368-1644) et Qing (1644-1911). Ainsi croise-t-on successivement Yongle (r.1403-1424), le fondateur de la Cité interdite, contemporain de Charles VI (r.1380-1422), Jiajing (r.1521-1566) le créateur du Temple du Ciel, contemporain de François Ier (r.1515-1547), ou Wanli (r.1573-1619), célèbre par son mausolée aux Tombeaux des Ming et contemporain d’Henri III (r.1574-1589) et d’Henri IV (r.1589-1610).
L’évocation de la table impériale se fait à travers la vaisselle exposée (assiette, coupe, coffret à nourriture…) mais aussi à travers les magnifiques rouleaux de peintures sur soie, avec force détails. Dans le rouleau qui raconte les expéditions de Kangxi vers le sud (salle Sully, à droite des escalators en montant), vous pourrez admirer l’activité des commerçants dont les métiers de bouche sont dessinés avec réalisme. Par exemple, dans une échoppe, vous verrez le travail du grain du blé et la confection des nouilles. Dans le rouleau « L’audience des ambassadeurs étrangers » où l’empereur Qianlong recevait les diplomates étrangers à la Cité Interdite le jour du Nouvel An, un service de collation leur était est proposé. Vous verrez le buffet où s’affairent des cuisiniers alors que des serveurs se faufilent entre les invités. La délégation française porte des chapeaux bretons ! La table est évoquée aussi dans la galerie Richelieu autour de la personnalité de Qianlong, le plus gourmets des empereurs comme je l’avais décrit dans mon livre «
A la table de l’empereur de Chine », aux éditions Philippe Picquier (bien en vente à la librairie aile Sully). Monarque absolu, Qianlong entend régenter la politique comme les arts. Peintre, calligraphe, collectionneur. Il a révolutionné aussi l’art de la table ! Il recueille dans ses palais les plus beaux fleurons de l’empire et attire des artistes occidentaux comme Giuseppe Castiglione (1688-1766) ou Jean-Denis Attiret (1702-1768). Une importante collection de ces œuvres insignes, en particulier de grandes peintures de chevaux, a été réunie autour de ses portraits, face à l’un de ses trônes d’apparat plus qu’imposant ! Même à la Cité Interdite, vous ne verrez jamais un trône aussi près !
Plus d’information
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Fête du livre et des cultures italiennes.



Si vous ne connaissez pas encore cette fête, réservez déjà les dates du 7 au 9 octobre 2011 sur votre agenda. Le temps d’un weekend, vous serez plongé dans une culture italienne à travers sa littérature, son art et sa gastronomie à l’espace Blanc Manteaux, dans le Marais. Cette fête est organisée par la librairie « Leggere per » de Florence. Dans une programmation très riche, deux rencontres gourmandes vous seront proposées. Elles seront animées par Stefano Palombari, auteur de Paris al dente, qui sortira chez Parigramme le 10 novembre 2011, en collaboration avec l’Italie à Paris et en présence de Massimo Mori, propriétaire du Mori Venice Bar et gérant du Caffè Armani
Le samedi 8 octobre 2011, à 16h15 La gastronomie italienne entre cuisine pauvre et bourgeoise : Les plats et les ingrédients les plus connus de la cuisine italienne appartiennent au domaine de la cuisine bourgeoise : fegato alla veneziana, risotto alla milanese, saltimbocca alla romana, pesto genovese… la plupart d’entre eux portent des noms de villes. Dans les campagnes, où la pauvreté était plus forte et répandue, les plats étaient extrêmement simples, souvent à base d’herbes sauvages comme la chicorée, des parties les moins nobles des animaux, notamment les abats, la queue, les pattes et la tête, et des poissons les moins prisés tels les sardines et les anchois.
Le dimanche 9 octobre 2011 à 16h15 Les Français et la cuisine italienne, passion et méconnaissance ? : Les Français adorent la cuisine italienne. Pour preuve, le nombre de restaurants italiens et de boutiques gastronomiques qui poussent comme des champignons dans les différentes villes françaises, et surtout à Paris. Mais la connaissent-ils vraiment ?
Un bistrot turinois, créé par Marina Miroglio, fera le plaisir de vos papilles tout au long de la journée. Pour la petite histoire, Marina Miroglio est aussi propriétaire du Miroglio caffé où vous pouvez déguster
la merenda reale (le goûter royal) en vogue actuellement à Turin.
Programme détaillé
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Fête des vendanges à Montmartre



Comme chaque année, sur les hauteurs de la butte de Montmartre, nous allons célébrer en grande pompe le seul vignoble de Paris du 5 au 9 octobre 2011. Organisée par la mairie du 18ème arrondissement, ces fêtes des vendanges de Montmartre conjuguent gastronomie et culture dans la joie et la bonne humeur. Cette année, le thème sera « Montmartre fête les îles » avec comme parrain le chanteur Laurent Voulzy et marraine, la chanteuse Jocelyne Beroard. En dégustant les bouteilles du Clos Montmartre dont les étiquettes ont été réalisées par Titouan Lamazou, vous pourrez assister à de nombreuses activités comme le concert gratuit en hommage à Henri Salvador, guyanais d'origine. Ses chansons seront interprétées par de nombreux artistes. Il se déroulera le dimanche à 15h au square Louise Michel. Vous pourrez admirer le feu d’artifice tiré le samedi soir, participer aux Cérémonie des « non-demandes en mariage" et le "bal des non-mariés" qui auront lieu Place des Abesses, le dimanche 9 octobre. Une chose est sûre, vous allez pouvoir étancher votre soif et votre faim avec 120 stands sur 1200 m2 dans un cadre magique et canaille !
Le programme détaille
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Menu gastro pour le prix d’un ticket resto U



Pour les étudiants et les étudiantes qui n’ont jamais expérimenté « un repas à la française » avec son service et ses petits rituels, l’école Ferrandi Paris leur offre la possibilité de déguster un repas gastronomique au prix d’un ticket resto U de 3€. Cette opération aura lieu du 17 au 23 octobre 2011 dans le cadre de la semaine du goût. Vous comprenez qu’il faut réserver très très vite au 01 49 54 17 31. Pour émoustiller vos papilles, voici quelques-unes des réalisations servies lors de la Semaine du Goût 2010 : Risotto de coquillages en noir et blanc, dos de sandre rôti accompagné de sa blanquette de cèpes et écrevisses, ou encore canon d'agneau rôti sur laitue braisée... et en dessert, Opéra mauve, Dôme blanc et Macarons velours craquants...
L’école Ferrandi est une école hôtelière qui forme les chefs et le personnel de restaurant de demain. Votre déjeuner sera servi dans ses deux restaurants d’application par les élèves sous l’œil avisé des professeurs. Suite à votre réservation, ce ne sera pas votre carte bleu gold qui sera demandé à l’entrée, mais votre carte d’étudiant.
www.egf.ccip.fr/actualite.asp?abrv=semaine-du-gout-2011