vendredi 13 février 2026

Les plaisirs culinaires de l’astronaute française Sophie Adenot dans l’espace !


Après des mois de préparations, l’astronaute française Sophie Adenot vient de décoller ce jour dans l’espace pour rejoindre la station spatiale internationale ! Cocorico ! Après la pionnière Claudie Haigneré, c’est la deuxième française à effectuer un vol dans l’espace. Elle y restera huit à 9 mois, et participera à plus de 2000 expériences scientifiques dont culinaire. Adieu croissant et baguette croustillant dans la station. A cause de l’apesanteur, aucune miette n’est tolérée car les particules en flottaison risquent de venir se loger dans les appareils de la station spatiale et de les endommager ! 


Mais elle a embarqué des recettes bien françaises signée par le cheffe étoilée Anne Sophie Pic en version conserves ! Des recettes sur mesures adaptées à ses goûts comme la bisque de homard, le velouté de panais, la soupe à l’oignon, l’effiloché de bœuf à la vanille fumée et ail noir, volaille au poivre Voatsiperifery et tonka avec une polenta crémeuse. 


Pour se changer des aliments réhydratables, thermostabilisés dans l’espace, l’équipage consomment aussi des fruits et des légumes frais après leur arrivée en moyenne tous les quinze jours. Une grande première, notre astronaute française Sophie Adenot va cuisiner aussi dans l’espace, un duo méditerranéen, une entrée à base de végétaux grâce à un food processor, un robot culinaire français. Vous avez ici le détail de cette belle invention culinaire française dans l’espace ! La réussite de ces tests culinaires dans l’espace pourrait être décisif en autonomie alimentaire et moral de l’équipage pour les futurs voyages vers la planète Mars ! Sophie a décollé ce jour avec
les astronautes de la NASA Jessica Meir et Jack Hathaway, respectivement commandante et pilote de la mission, et le cosmonaute de Roscosmos Andreï Fediaïev, spécialiste de mission 2.

Championnat du monde du chou farci 2026 à Limoges


Le chou farci est l’un des plats les plus emblématiques de la cuisine paysanne française durant les saisons froides d’automne et d’hiver. A la fois gourmand, rustique, il incarne à la simplicité et l’ingéniosité culinaire populaire. Les ingrédients de base sont simples : du chou, du porc, des légumes et des aromates ! 


Vous avez ici la recette paysanne proposée par l’office du tourisme de Limoges. Lorsque ce chou farci est retravaillé par les chefs, il est tout simplement sublimé ! 


C’est l’objet du concours Championnat du monde du chou farci à Limoges organisé par l’association du chou farci fondé par les Artcutiers et la célèbre maison de porcelaine Bernardaud. 7 finalistes issus des sélections mondiales composent les concurrents à cette édition 2026.

Namiki Saai – sélection Japon Lugdunum Bouchon Lyonnais, Tokyo

Dale Mackay – sélection Amériques Little Grouse on the Prairie, Saskatoon, Canada

Ryan Febrianto – sélection Asie du Sud-Est The St. Regis, Jakarta

Hoewan Jung – sélection Corée du Sud Paradise Group, Séoul

Xianjin He – sélection Chine Maison Lameloise, Shanghai

Olivier Caillon – sélection France Arnaud Nicolas, Paris

Karl O’Dell – sélection Europe Restaurant CORD, Londres


La remise des prix aura lieu le 23 février aux halles centrales de Limoges dès 17 heures. L’accès est gratuit pour tous. Une occasion de découvrir le savoir-faire des compétiteurs qui vont métamorphoser cette humble recette paysanne de chou farci en une œuvre d’art culinaire !

Le cabaret gourmand de François-Régis Gaudry au théâtre du Rond-Point Paris


Si vous souhaitez encore plus que son émission culinaire « On va déguster » sur France-Inter, le critique gastronomique François-Régis Gaudry se donne en spectacle dans son cabaret gourmand au théâtre du Rond-Point du 1 au 3 avril 2026. Un show concocté aux petits oignons avec ses hôtes qui mêle performances gastronomiques, rencontres avec des personnalités avec des confidences gourmandes, performances culinaires en direct avec des chefs, lectures savoureuses et quiz culinaire !

vendredi 6 février 2026

La cuisine chinoise du Shaanxi du chef Zhao Baoyan de la taverne Zhao Paris



L’ouverture de sa Taverne de Zhao en 2011 rue des vinaigriers près du canal Saint Martin à Paris a fait sensation. Le chef Zhao Baoyan propose pour la première fois la cuisine chinoise authentique du Shaanxi connue pour ses saveurs acides épicés, grâce à son célèbre vinaigre de riz millésimée, le shanxi lao chencu山西老 陈醋. A l’époque, les critiques culinaires fondaient pour le roujiamo 肉夹馍, le burger avec un pain tendre et croustillant garni de porc tendre mijoté aux épices, et les liangpi 涼皮qui signifie en chinois « peau froide », de grosses nouilles de blé cuites avec une belle mâche nappée d’une sauce aux sésames ou à l’huile pimentée ! Des offres et des saveurs qui se démarquent de la scène culinaire asiatique parisien. 


Avec un groupe composé de 12 restaurants actuellement, le chef Zhao Baoyan a fait son chemin. Il est devenu l’ambassadeur de cette cuisine du Shaanxi, le shancai 陕菜, avec comme capital Xian. Il nous propose ses recettes dans son livre intitulé « La cuisine chinoise du Shaanxi » aux éditions Marie Claire. 


En plus du roujiamo et des liangpi, il y a la nouvelle recette fétiche des clients, les nouilles Biang Biang 宽裤带, de longs rubans de pâtes de 2 mètres travaillées à la main, garnies de viandes et de sauces.

Les recettes qui illustrent le livre sont cuisinés par ses parents, son père Zhao Tianshu et sa mère Ding Xinai, venus spécialement à Paris pour l’occasion. Le chef nous rappelle dans sa préface que Xian fut capital de 13 dynasties. Grâce à la route de la Soie sous la dynastie des Han, la cuisine riche en bœuf et mouton se teinte d’influences nomades. 



Le blé sous forme de pain et de pâtes constitue la nourriture de base. Les pains à la vapeur sont proposés en forme de fleurs, de feuille de lotus ou animaux. 


Vous y trouverez aussi des feuilles de pâtes croustillantes aux épices, une recette de pâte en forme de poisson cousine des spätzle alsacien ! En plus de la cuisine, le chef vous présente les huit étrangetés du Shaanxi comme les nouilles larges comme une ceinture, les nouilles Biang Biang ; le piment huilé est un plat, manger accroupi …

Le Café Lacoste Paris


L’ouverture du premier Café Lacoste à deux pas des Champs Elysées à Paris près de son flagship store ravi les fidèles de l’univers iconique avec le logo du crocodile. Le café au style sport chic reprend l’univers de la marque avec ses couleurs verte profonde, blanc cassé, terracotta inspiré de l’univers du tennis. 



La carte all-day dining est signée par le chef Thierry Paludetto du groupe Giraudi revisite les grands classiques de salades fraîches, club sandwich, plats de saison, les desserts et les boissons. 


Les desserts signatures sont le gâteau en forme de polo avec le crocodile décliné en 6 saveurs (pistache, Ispahan, vanille de Madagascar, opéra, citron, tatin), ou le crocodile seul à base de pistache. Les smoothies santé et énergétiques à base de spiruline, açai, poudre de maca complètent les boissons chaudes de café, thé et latte. 



Consulter ici la carte complète. Vous pouvez déguster sur place dans une porcelaine française siglée Lacoste ou à emporter !

6 Avenue Franklin Delano Roosevelt 75008 Paris

dimanche 1 février 2026

La revue « La Géographie » hiver 2025-2026 se consacre au thème des « Cuisines »


La Société de Géographie est l’une des plus anciennes Sociétés savantes de France fondée en 1821. C’est la doyenne des Société de Géographie au monde. Sa revue La Géographie hiver 2025-2026 se consacre au thème des « Cuisines ». La photo de la couverture rend hommage au chef Paul Bocuse sur un char en papier mâché lors du Carnaval de Nice en 2024. Ci-après le sommaire.

La cuisine, une autre géographie du monde entretien avec Pierre Raffard (présentateur de l’excellente émission Voyage en cuisine sur Arte.)

La nouvelle géographie du Guide Michelin par Jean Claude Ribaut.

François Simon, le critique sans visage par Jean-Luc Schilling

Le repas gastronomique des Français, un bien commun par Pierre Sanner.

Les faveurs du palais, cuisinier et manger dans les séries sud-coréennes par Yohann Chanoir.

Cuisines et santé par Jacques Gonzales

Les angles morts de la mondialisation alimentaire : une géographie contemporaine des tabous alimentaires par Philippe Charlier.

Géochronique : La place est une carte par Christian Grataloup.

Objets voyageurs : La double nature du gin par Philippe Charlier.

Les mots du géographe : Indopacifique par Vincent Capdepuy.

Territoires en vue : L’exposition universelle d’Osaka 2025 par Patrice Ballester.

Humeur : La France, un pays de sport ? Par Jean-Baptiste Guégan.

Cérémonie du dragon de riz au musée quai Branly à Paris


Fruit d’une collaboration avec le musée National du Palais de Taipei, le musée du quai Branly à Paris nous invite à découvrir le Dragon chinois et ses multiples métamorphoses. 





Cette figure mythique du dragon (/) est née en Chine il y a plus de 5000 ans, puis s’est diffusée dans toute l’Asie Orientale. Elle ne cesse d’imprégner les croyances populaires à travers l’Asie. Dans une société agraire soumise aux risques de sécheresses et de violentes précipitations, il intercède entre la Terre et le Ciel, contrôle les eaux terrestres et célestes, pourvoie des pluies bénéfiques aux cultures. Sa silhouette sinueuse se déploie sur de multiples objets profanes, rituels, artistiques. Dès l’époque Han (206 avant notre ère, 220 de notre ère), le dragon incarne les « souffles du ciel ». Il règne sur les mers, les montagnes, les cieux, dans les nuages chargés de pluie, là où se concentre l’énergie vitale universelle. 






Apparu dès le Néolithique, la figure du dragon prend forme à l’âge du Bronze de 2700 à 800 avant notre ère, avant de devenir l’emblème des empereurs, détenteurs du « mandat céleste ». L’anneau de jade dit « cochon-dragon » de cette culture néolithique du Hongshan pourrait être la première évocation connue du dragon. Il se caractérise par un groin, de petites oreilles et un long corps enroulé sur lui-même. Nous sommes loin de sa représentation actuelle connue déjà décrite par le philosophe Wang Fu au 2ème siècle. Il indique que le dragon combine neuf animaux : « Par les cornes il ressemble au cerf, par la tête au chameau, par les yeux au lièvre, par le cou au serpent, par le ventre au mollusque, par les écailles à la carpe, par les griffes à l’aigle, par les pattes au tigre, par les oreilles au bœuf ». 









Cette belle exposition présente une sélection exceptionnelle d'objets et œuvres d'art, depuis les premiers dragons apparus sur les jades et bronzes antiques jusqu'aux formes populaires contemporaines, en passant par les arts impériaux. 




Dans l’imaginaire chinois, le dragon est toujours le signe du zodiaque le plus prisé pour les enfants mâles. La figure du dragon est toujours présente dans les célébrations festives. 



On se lance dans les danses du dragon aux bruits des cymbales et pétards, 



on déguste des hors d’oeuvres en forme de dragons (蟠龙菜 pan long cai) réalisé avec des ingrédients multicolores. Il reste toujours l’emblème de la puissance qui apporte force, bonheur et prospérité. J’ai adoré la vidéo de la « Cérémonie du dragon de riz 米龍 » au début de l’exposition. 




Le corps du dragon qui serpente dans la pièce est constitué de riz, puis habillé par des écailles dorées et coiffé d’une tête impressionnante. Ce rituel ancien lié aux cérémonies d’inauguration est portée par un prête taoïste. Il vise à invoquer la protection du dragon et symbolise la prospérité.

Les photos des hors d'oeuvre en forme de dragons et de la cérémonie du dragon de riz ne sont pas de l'exposition en cours.