Pour le
lancement de cette nouvelle collection «
Dictionnaire
des saveurs » aux
éditions Cosmopole, 3 livres vous seront proposés dès le 3 avril 2026 avec la Chine, le Liban et l’Italie. Si j’ai
eu le plaisir de rédiger
sur
la Chine, Emmanuelle Mourareau, directrice de cette collection a écrit
celui
sur
l’Italie, et Karim Haïdar, ancien avocat devenu l'un des ambassadeurs de cuisine libanaise, celui
sur
le Liban. Ci-après la présentation de nos trois livres passionnants par notre
maison d’édition.
Liban, dictionnaire des saveurs de Karim Haïdar Au-delà du
houmous, des mezzés et des falafels, que connaît-on de la culture culinaire
libanaise ? Karim Haïdar, chef réputé du Sama
Bistro, entend faire découvrir les spécificités, les traditions, et les
habitudes gastronomiques du Liban, et apprendre à ceux qui les ont oubliées les
recettes familiales perdues au fil du temps. Dans un pays marqué par les
conflits, où la diaspora est plus nombreuse que la population intérieure,
sauvegarder le patrimoine culinaire, transmis uniquement oralement, apparaît
primordial. Car au-delà des recettes, c’est le sens de la filiation et de
l’appartenance qui se perd. Libanais exilé en France depuis trente ans, Karim
Haïdar fait revivre la nourriture de son pays : des goûters d’enfant aux
incroyablement minutieux plats de fête, en passant par les produits d’exception
du terroir, Le Dictionnaire des saveurs du Liban s’écrit comme un
retour au pays. Au détour d’expressions, d’habitudes, de scènes du quotidien,
c’est tout le Liban d’hier et d’aujourd’hui qui reprend vie.

Italie, dictionnaire des saveurs d’Emmanuelle Mourareau
Subjectif
plutôt qu’exhaustif, Italie. Dictionnaire des saveurs nous emmène dans un
voyage original à la découverte de spécialités moins connues de la table
transalpine. Aucune mention des pizzas napolitaines, du pesto genovese
ou encore du parmesan émilien, mais une sélection de plats et d’ingrédients
dévoilant leur lot d’anecdotes historiques, de références littéraires et de
souvenirs personnels. On apprendra par exemple que barbagliata (la
boisson chocolatée milanaise) fut le nom du plus grand impresario que le XIXe
siècle ait donné à l’opéra, que l’économie de la baccalà jeta les
fondements du capitalisme au XVe siècle, que Cavour s’abreuva de
bicerin en planchant sur l’unité politique du pays, que le caviar de Venise
doit sa renommée à la communauté juive de Ferrare, et qu’à Crémone, la mostarda
fait sérieusement de l’ombre à Stradivarius. Avec ses cinquante entrées «
délicieuses », ce sont autant d’anecdotes, de légendes, de mythes qui sont
convoqués avec enthousiasme et passion pour brosser le portrait d’une Italie
éternelle, rêvée, une Italie divinamente appétissante. Salué par la critique
lors de sa première édition en 2018, le livre d’Emmanuelle Mourareau est
réédité sous un nouveau format et un nouveau nom pour s’inscrire dans une
collection qui s’attachera aux grandes cuisines et civilisations du monde.

Chine, dictionnaire des saveurs de William Chan Tat Chuen
De la
cuisine chinoise, ne nous sont parvenus que quelques plats standardisés,
souvent consommés sur le pouce, simplifiés pour les palais et la compréhension
des Occidentaux. Pourtant, cette gastronomie recèle d’une grande diversité,
d’une étonnante subtilité, et s’adosse à une culture millénaire. Des cuisines
de la Cour du Palais, aux restaurants les plus reconnus du lac de l’Ouest, les
recettes, les mises en goûts, les techniques de cuisson demeurent inchangées
depuis des siècles. En traversant l’histoire, chaque plat a acquis ses propres
légendes, a été chanté par les poètes, fêté lors des banquets. Leur valeur est
aussi hautement symbolique et leurs effets thérapeutiques ne sont pas à
négliger : l’équilibre des saveurs s’inscrit au-delà du simple plaisir du boire
et du manger, dans la longue tradition de la médecine chinoise. William Chan
Tat Chuen nous partage ses plats favoris, ses étonnements, ses découvertes, et
nous invite à la table familiale pour découvrir ou redécouvrir cette
gastronomie injustement méconnue.