lundi 1 juin 2026

Salon du Livre de Cuisine Ancien & Moderne Paris


Après le succès des trois premières éditions, le Salon du Livre de Cuisine Ancien & Moderne revient à Paris le weekend du 13 et 14 juin 2026 en accès gratuit au marché du livre Parc Georges Brassens Paris 14ème dans l’ancienne halle aux chevaux. J’aurai plaisir à vous rencontrer et dédicacer mes livres le samedi 13 juin de 11 à 14 heures.


 J’ai découvert avec plaisir que mon dernier livre « Chine, dictionnaire des Saveurs » aux éditions Cosmopole concourt au « Prix du salon du livre de cuisine » avec « L’art du pâté en croûte » de Frédéric Le Guen-Geffroy, « La cuisinière » des Kennedy de Cathleen Clarity, « Chiche ! Osez les légumineuses » de Zohra Levacher, « Ma petite épicerie du monde » de Céline Brisset, « L’exercice des mâchoires » d’Adélie Vernhes ! 


Mes livres aux éditions de l’Epure comme « Canard laqué, Canard au Sang, dialogue culturel entre les cuisines chinoise et française », « Le tofu, dix façons de le préparer » seront aussi présents. Sous le parrainage de François-Régis Gaudry et la présidence d’honneur de Guillaume Gomez, vous avez un très riche programme d’animation avec une sélection d’auteur-es, de chef-ffes, intervenants et passionnés de littérature culinaire. Vous aurez accès à 50 auteurs avec plus de 2000 ouvrages autour de la cuisine et de la littérature, des tables rondes, des signatures, des échanges privilégiés avec les auteurs et éditeurs. Il y a même une dictée « quand les mots mijotent » et une balade des herbes sauvages. 


Ce salon est organisé par l’ACE 15, l’association « les pages parisiennes », la librairie Le Divan et les Editions de l’Epure. Le programme détaillé se trouve ici.

 

La vengeance des restaurants chinois en Europe ?


Pendant des décennies, les restaurants chinois ont souffert de stéréotypes comme le syndrome du glutamate, des plats en emporter gras, de scandales médiatiques sur l’hygiène ! Mais dans toute l’Europe, la situation a évolué avec une nouvelle génération de chefs et de restaurateurs qui proposent une cuisine chinoise plus authentique, des restaurants à concept, de la gastronomie cantonaise haut de gamme… La cuisine chinoise est devenue une référence culturelle. Pour comprendre cette mutation, le magazine Koï, média indépendant dédié aux cultures et diasporas asiatique vous invite le 10 juin 2026 de 18 à 20 heures à la station F. La participation est gratuite avec inscription en amont. Les échanges se font en langue anglaise. Au programme, un documentaire exclusif sur l'histoire du glutamate et sa réhabilitation, une discussion avec les chefs qui font la scène food chinoise aujourd'hui, une dégustation de bouchées chinoises — avec glutamate, assumé.

Le restaurant Chinesology 唐述célèbre la réouverture du musée d’histoire de Hong Kong avec un banquet chinois historique.


A l’occasion de la réouverture du Musée d’histoire de Hong Kong 香港歷史博物館avec une belle section permanente consacrée à la culture gastronomie locale, le musée s’est associé au restaurant Chinesology (Tang Shu 唐述en chinois) pour proposer un festin chinois. Le chef Zhou Shitao周世韜, directeur culinaire signe un menu de banquet 唐述華筵 inspiré des anciens banquets Chinois et des références historiques présentées dans le musée. 



Si vous êtes résidents ou en visite à Hong Kong, ce sera l’occasion de savourer les saveurs les plus raffinées du passé. Deux menus sont proposés jusqu’à fin juillet 2026 pour 6 personnes, à 16128 HK$ par table avec 10 plats, ou12528 HK$ par table avec 8 plats. Il est recommandé de réserver au moins trois jours avant. Ci-après le détail des recettes.


花雕酒浸象拔蚌
Palourdes géantes marinées dans l’alcool de 
Shaoxing de 20 ans d’âge. Cette recette exalte les arômes d’un
 des alcools historiques de Chine.


上湯燉官燕配百合
Mijoté de nid d'hirondelles aux bulbes de lys dans un bouillon raffiné. Ce plat délicat illustre l'élégance raffinée et les bienfaits nutritionnels inhérents à la cuisine impériale des nids d'hirondelle.


話梅慢炆豬手
Jarret de porc braisés aux prunes confites, ce qui donne au plat
 une forme de patte d'ours à la texture fondante et délicate.


鮑汁慢燉婆參
Concombre de mer mijoté à la sauce à l'ormeau. Ce plat incarne le prestige et l'élégance d'un banquet.


傳統烤制寧夏灘羊
Agneau Tan rôti traditionnel de Ningxia.


秘製醬汁燴花膠配淮山
Vessie natatoire de poisson mijotées avec de l'igname chinoise dans une sauce secrète. Ce plat associe la précieuse vessie natatoire de poisson à l'igname de Chine nourrissante, mijotée dans une sauce maison. Il incarne la symbolique des banquets mandchous-han, où la nourriture est porteuse de bénédictions et de prospérité, et symbolise la chance avec élégance.


清雞湯燴鴿蛋
Œufs de pigeon mijotés dans un bouillon de poulet. Ce plat, préparé dans un bouillon de poulet clair, met en valeur de tendres œufs de pigeon, mijotés avec soin parmi des pousses de pois. Il révèle l'esthétique sobre et le savoir-faire méticuleux caractéristiques des soupes royales, apportant une touche de sérénité et d'élégance au banquet.


鰲頭獨佔
Pâtisserie Aotou. Aotou fait référence à la tête d’une créature mythique, 
sous forme de tortue géante capable de soulever les montagnes sous la mer. 
Il décore les marches de pierre devant les palais impériaux. 
L’expression Aotou signifie aujourd’hui un lettré d’exception,
 le fait d’être premier ou voir atteint le plus haut rang.
如意雙囍 Pâtisserie double bonheur.
金玉滿堂 Pâtisserie de la maison remplie d’or et de jade.

Tous au Restaurant édition 2026 : un menu acheté, un menu offert !


Après 7 ans d’absence, « Tous au Restaurant » revient du 1 au 14 juin 2026 avec la promesse simple d’un menu acheté, un menu identique offert dans plus de 1000 restaurants dans toute la France. Les réservations via TheFork en ligne sont ouvertes ! 


Initié par Alain Ducasse et Laurent Plantier en 2009, l’opération « Tous au Restaurant » permet aux clients de découvrir des tables bistronomiques, gastronomiques, étoilées ou de quartier avec des prix plus doux. Dans un contexte économique où les Français fréquentent de moins en moins les restaurants, cette opération leur redonne de la visibilité et de la publicité. A eux de rendre l’expérience marquante. Les restaurants participants élaborent une offre dédiée qui reflète son savoir-faire culinaire. Ces menus permettent de goûter aux spécialités de l’établissement sans compromettre la qualité habituelle des prestations.

jeudi 21 mai 2026

« Taiwan Travelogue » de l’écrivaine taïwanaise Yang Shuang Zi, lauréate du prix international Booker Prize 2026.


L’écrivaine taïwanaise Yang Shuang Zi 楊双子 a remporté mardi 19 mai 2026 l’International Booker Prize 2026 pour son roman « Taiwan Travelogue » édité par Graywolf Press. 


C’est le premier livre écrit en chinois mandarin récompensé de ce prix littéraire anglais très prestigieux. Traduit par Lin King 金翎 , ce « Carnet de voyage à Taïwan », sorti à Taiwan en 2020 sous le titre de « 臺灣漫遊錄 » suit une romancière japonaise Aoyama Chizuko lors d’un périple culinaire dans l’île de Taïwan durant l’occupation japonaise dans les années 1930, accompagnée d’une interprète locale, Chizuru, qui partage sa passion pour la nourriture. Avec ce mémoire de voyage de deux femmes, l’autrice explore aussi les thèmes du colonialisme, du pouvoir et de l’amour. Elle précise qu’elle a aussi intégré dans son œuvre de nombreux éléments qu’elle aime personnellement comme les voyages, les trains, la nourriture avec des descriptions alléchantes des spécialités taïwanaises et les amitiés féminines. 


Ci-après la présentation du livre par International Booker Prize 2026 :

« Mai 1938. La jeune romancière Aoyama Chizuko a quitté son domicile de Nagasaki, au Japon, pour rejoindre Taïwan. Elle y a été invitée par le gouvernement japonais qui gouverne l'île, bien que les banquets officiels et les visées impérialistes ne l'intéressent guère. Chizuko aspire plutôt à découvrir la vie insulaire authentique et à goûter autant que son appétit légendaire le lui permettra de savourer. Bientôt, une Taïwanaise, plus jeune encore qu'elle et portant le même nom, est engagée comme interprète et réalise ses rêves. La charmante, érudite et méticuleuse Chizuru organise les voyages de Chizuko à travers tout le Japon et se révèle également une cuisinière hors pair. Au fil de magnifiques trajets en train, de riz au porc braisé, de conversations animées et de thé au melon d'hiver, Chizuko s'éprend de sa compagne et souhaite la rapprocher d'elle. Mais quelque chose pousse Chizuru à garder ses distances. Ce n'est qu'après une séparation déchirante que Chizuko commence à comprendre la nature de ce « quelque chose ». Présenté comme la traduction d'un texte redécouvert d'un écrivain japonais, ce roman a fait sensation lors de sa première publication en mandarin en 2020 et a remporté la plus haute distinction littéraire taïwanaise, le Prix du Trépied d'or. « Taiwan Travelogue » exhume des pans oubliés de l'histoire coloniale et révèle avec finesse comment les rapports de force influencent nos relations les plus intimes ».




Il faut encore patienter pour lire la version française.

                                                               Photo avec sa traductrice
 

Guy Savoy, le premier chef de cuisine installé à l’Académie des beaux-arts Paris


Guy Savoy entre dans l’histoire en devenant le premier chef de cuisine reçu à l’Académie des beaux-arts à Paris. Il fut installé hier le 20 mai 2026 sous la Coupole du Palais de l’institut de France au fauteuil V de la section des membres libres de l’Académie des beaux-arts. 


L’Académie valide ainsi que la création culinaire est un langage artistique à part entière, qu’elle participe à la construction du patrimoine culturel français. L'Académie des beaux-arts est un groupe d'artistes et de créateurs élus par leurs pairs, qui fait partie avec les quatre autres, dont l'Académie Française, d'un héritage des académies royales de Louis XIV. En élisant Guy Savoy, l'Académie des beaux-arts a non seulement salué l'un des plus éminents représentants de la gastronomie française mais aussi un humaniste et passionné d'art contemporain qui contribue au rayonnement international de notre pays", a indiqué l'Institut de France dans un communiqué. 


Pour le chef Guy Savoy de 72 ans, c’est une « pantagruélique honneur », que même dans ses rêves les plus fous, il n’imaginait pas en être le premier. Il l’espérait pour la cuisine française et jamais pour lui-même. Dans son discours, il a célébré l’art culinaire sous ses multiples formes : Me voici donc artisan, et peut-être devenu artiste par la grâce de mon élection, et entraînant à ma suite tous les artisans qui œuvrent à la gastronomie, les paysages de France, les arts de la table, la sommellerie, la courtoisie, l’art de recevoir, bref l’art de vivre à la française, l’art de bien vivre à la française.”. 


C’est un chef talentueux, humble avec le goût de la transmission. Vous pourrez déguster sa cuisine dans son restaurant 11 quai Conti, Paris 6.

lundi 18 mai 2026

Les petits plats de notre grand-mère de Kim Jiyun


C’est un grand coup de cœur pour ce roman « Les petits plats de notre grand-mère » de Kim Jiyun qui vous redonne foi en l’humanité, et qui vous fera saliver grâce aux Doshirak (도시락, la gamelle coréenne) de Gumnam. Septuagénaire joyeuse et altruiste, propriétaire de l’échoppe Manna Doshirak, elle propose les meilleures gamelles de la ville avec du riz plein à craquer garnis de viandes, de poissons, avec des mots réconfortants cachés comme « L’alimentation est le meilleur des remèdes. Mangez-bien pour ne jamais avoir mal ni au ventre, ni au cœur. Have a nice day again ! Toutes les boulettes sont faites à partir de Hanu (race bovin élevée en Corée) ». C’est une grand-mère attentionnée, bonne cuisinière, excentrique, humaine pour chaque client qui franchit le seuil de son restaurant. Elle les nourrit et leur redonne espoir. Son prénom Gum signifie « acier » et nam « profusion » pour lui souhaiter de vivre sans manquer d’argent. Son nom de famille Jeong signifie « amour » qu’elle sait donner à foison. Pour découvrir ce livre aux éditions Nami, cliquez-ici.