samedi 11 avril 2026

Le café des Ministères à Paris avec le vol au vent en majesté !


Situé à quelques pas de l’assemblée nationale, le café des Ministères, le restaurant du chef Jean Sévègnes en cuisine et de son épouse Roxane en salle a très bonne réputation. Non seulement auprès des députés voisins, mais aussi auprès des clients du quartier et des touristes ! 






On y vient pour une cuisine traditionnelle française faite maison (notamment dus sud-ouest) avec des produits frais saison. Parmi les recettes stars, il y a le vol au vent et le flan à la vanille de Madagascar que le chef ne peut plus retirer de la carte tant les clients en sont friands. 



Ce vol au vent se décline avec les produits de saison. Le jour de ma visite, le vol au vent était garni de ris de veau, de volaille, d’épinard et de jus truffé ! J’ai été impressionné par le beau visuel et la générosité de ce vol au vent extrêmement bien garni. Mes narines étaient titillées par des arômes de truffes, de sauce crémée. Tout était délicieux avec le ris de veau et le poulet fondants cuits à la perfection. Dans ce café, la philosophie est la gourmandise, la générosité des portions et le plaisir. 





A l’image aussi du foie gras de canard des Landes en terrine avec un chutney d’agrumes, servie en deux belles tranches ; de la salade d’endives pleine terre, comté, noix saucisses de Morteau, ou le cassoulet traditionnel maison. Chaque recette servie est largement suffisante pour deux personnes. Résultat, nous n’arrivons pas à finir ni le vol au vent (j’avais commandé la version grande avec au moins 300g de garnitures) ni le cassoulet.  


 

J’avais demandé un gourmet bag pour ramener les restes à la maison. Et je n’étais pas le seul dans la salle. Pour la note sucrée, j’ai quand même pris le flan parisien à la vanille de Madagascar qui me fait de l’œil sur le comptoir du bar dès mon arrivée ! 



Le flan est délicieux avec une crème onctueuse.  Les vins peuvent être commandés au verre. J’avais opté pour un Bourgueil. 


La particularité de la vaisselle de table est la présence de la Georgette, un ustensile hybride entre une cuillère et une fourchette médaille d’or du concours Lépine en 2016. Il est inventé par le naturaliste Jean-Louis Orengo. Il est conseillé de réserver avant d’y venir car la salle n’est pas grande. J’ai été attiré par les commandes de mes voisins, comme les œufs fermiers plein air mayonnaise, la terrine maison cochon fermier et foie de volaille avec ses pickles, le chou de Pontoise farci champion de France 2022, la tête de veau sauce gribiche, le baba au whisky arrangé à la vanille et aux agrumes, la crème au caramel renversée traditionnelle ! L’appellation « vol au vent » au lieu de « bouchée à la reine » choisit par le chef est correcte. Car le vol au vent se partage, ce qui est le cas de tous mes voisins de table qui ont commandé ce monument gourmand de la cuisine française !


 

L’accueil est chaleureux sans chichi !

jeudi 9 avril 2026

Connaissez-vous les croissants et pains au chocolat géants XXL du chef pâtissier Philippe Conticini à Paris ?




C’est grâce à ma petite cousine de New York en vacances à Paris que je découvre ces croissants et pains au chocolat géants XXL de Philippe Conticini ! Elle les a vu sur les réseaux sociaux et a voulu absolument les déguster, faire de belles photos avec ses enfants ! Chaque pièce pèse environ 1 kg pour 8 à 10 personnes. Pour leur réalisation, la technique est la même que pour une viennoiserie classique avec un feuilletage pur beurre. Seuls les volumes d’ingrédients changent, ainsi que les temps de pousse (entre quarante-huit heures et soixante-douze heures contre vingt-quatre heures pour les petits) et les temps de cuisson. 



Côté dégustation, je préfère la taille individuelle avec toute la surface croustillante et un petit cœur de mie moelleuse. Dans sa version XXL, il y a trop de mie ! Les enfants ont préféré le pain au chocolat grâce au chocolat. Ils ont boudé le croissant perçu comme trop fade ! 


Le succès de ces viennoiseries géantes auprès des touristes est dû à leur visuel, avec de belles photos instagrammables ! La séance photo familiale avec le croissant et pain au chocolat XXL a duré plus de 30 minutes. Pour en profiter, il faut les commander à l’avance, prévoir 32€ pour le big croissant, et 37pour le big pain au chocolat !



Chaque pièce est logée dans un sac en papier. Nous étions à la boutique place Dauphine dans le 1er arrondissement de Paris.

 

Dictionnaire des Saveurs de la Chine de William Chan Tat Chuen à la librairie du musée Guimet Paris.


Après ma visite de l’exposition « K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d’un phénomène » au musée Guimet à Paris, je découvre avec plaisir que mon livre « Dictionnaire des Saveurs de la Chine », aux éditions Cosmopole est bien en place dans la librairie !  


 

« Les dictionnaires des saveurs » est la nouvelle collection des éditions Cosmopole. Si jusqu’ici, la maison faisait voyager par les mots, elle cherche aujourd’hui à transporter par les goûts. J’ai eu le plaisir de rédiger le dictionnaire des saveurs sur la Chine, à découvrir ici. Mon livre est joliment illustré par Marion Kieu


Ci-après la présentation de mon livre par les éditions Cosmopole.

« De la cuisine chinoise, ne nous sont parvenus que quelques plats standardisés, souvent consommés sur le pouce, simplifiés pour les palais et la compréhension des Occidentaux. Pourtant, cette gastronomie recèle d’une grande diversité, d’une étonnante subtilité, et s’adosse à une culture millénaire. Des cuisines de la Cour du Palais, aux restaurants les plus reconnus du lac de l’Ouest, les recettes, les mises en goûts, les techniques de cuisson demeurent inchangées depuis des siècles. En traversant l’histoire, chaque plat a acquis ses propres légendes, a été chanté par les poètes, fêté lors des banquets. Leur valeur est aussi hautement symbolique et leurs effets thérapeutiques ne sont pas à négliger : l’équilibre des saveurs s’inscrit au-delà du simple plaisir du boire et du manger, dans la longue tradition de la médecine chinoise. William Chan Tat Chuen nous partage ses plats favoris, ses étonnements, ses découvertes, et nous invite à la table familiale pour découvrir ou redécouvrir cette gastronomie injustement méconnue. »

 

Découvrez la notion de beauté coréenne au musée Guimet à Paris, dépendante aussi d’une alimentation soignée !


L’exposition « K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d’un phénomène » au musée Guimet à Paris invite le visiteur à explorer trois cents ans de beauté coréenne, de la fin de l’ère Josean (1392-1897) au vingtième siècle avec les influences occidentales et la K-Pop ! 





Le parcours s’ouvre à la fin du XVIIIème siècle où s’enracine les idéaux de beauté à travers des portraits de femmes et d’hommes, dans une société marquée par les vertus du confucianisme. 



Dès cette époque, la beauté se voit de l’extérieur par les soins que chacun porte à sa tenue vestimentaire, à sa peau, à sa coiffure, à sa posture en société. Elle se vit aussi à l’intérieur de chacun à travers une alimentation équilibrée, une vie vertueuse et l’absence d’excès. 





Ces canons de beauté sont représentés dans les œuvres de Kim Hong Do (1745-1806) ou Shin Yun Bok (1758-1813) avec des courtisanes nommées Kiseng reconnaissables à leurs perruques volumineuses. La chevelure des femmes et des hommes est un marqueur essentiel du statut et de l’identité dans la société Joseon. Les cheveux doivent être soignés, peignés, parfumés, épinglés ou retenus par des rubans. Pour les nourrir et les entretenir, on utilise les plantes comme le sésame noir, le gingembre, l’angélique, l’écorce de murier. 




Le traité médical le « Gongguibogam » est un manuel de soin du quotidien. Il éclaire la manière dont la santé, l’hygiène et le cosmétique forment un tout. La beauté intérieure et les vertus attendues des femmes sont précisées dans le « Lie Nü Zhuan, biographie des femmes exemplaires ». Même si les siècles évoluent, les routines et les gestes de beauté du quotidien restent immuables. 




On peut admirer les cosmétiques utilisés de la princesse Hwahyeop (1733-1752) dont des poudres qui éclairent le teint. Cette peau lisse du visage quasi-translucide, « glass skin » reste encore ce jour un critère de beauté ! C’est à partir des années 1960 que l’industrie cosmétique coréenne commence à prendre son essor. La mode occidentale et ses codes de beauté influencent le pays après la seconde guerre mondiale (1939-1945) et la guerre de Corée (1950-1953). 




Les femmes coréennes issues du mouvement féministe de la « Nouvelle Femme » raccourcissent leur longue chevelure néo-confucéenne. Les codes de beauté traditionnels et occidentales cohabitent. La notion de beauté des hommes se transforment aussi. 




Si la virilité traditionnelle est en cours jusqu’aux années 1970, elle se transforme dans les années 1990 avec l’apparition d’un nouvel archétype, le Kon Min Nam (bel homme en fleur) proche de l’esthétique métrosexuelle. Puis repris par les boys band de la K-Pop ! Dans ce pays du matin calme, le cheminement de cette belle exposition nous montre que la beauté sud-coréenne est à la fois un art, une tradition, et un enjeu culturel évolutif ! Que cette beauté passe aussi par une alimentation soignée.