dimanche 7 juin 2026

Musée d’Angers : Galeries David d’Angers


Dans une architecture religieuse transformée en musée avec une verrière contemporaine, l’abbatiale Toussaint qui date du XIIIème siècle expose les œuvres du sculpteur angevin Pierre-Jean David (1788-1856), dit David d’Angers. 







On peut admirer ses dessins, ses esquisses, ses médaillons, ses statuettes et sculptures en plâtre avant leur finition en d’autres matériaux ! Même si on n’est pas expert en art, on est impressionné par les chefs d’œuvre et par l’esprit du lieu. 








Il est rare de voir un musée consacré à un seul artiste. Pour remercier de la bourse reçue pour sa formation de sculpteur à Paris, David d’Angers a fait cadeau à la ville d’Angers, sa ville natale, de la majorité de ses plâtres d’atelier. 




C’est à moins de 10 minutes à pied du château d’Angers et gratuit dès 17 heures !

Le château d’Angers : forteresse royale et résidence fastueuse depuis le XIIIème siècle


Situé à moins de 15 minutes à pied de la sortie de la gare, le château d’Angers impose par sa silhouette massive de forteresse médiévale avec ses tours bichromes. 




Ses remparts et 17 ses tours rondes de schiste et de calcaire culminent à plus de 50 mètres de hauteur, et forment une enceinte d’un kilomètre de circonférence pour résister à tout envahisseur ! Construite au XIIIème siècle à l’initiative de Saint Louis, le château d’Angers a connu mille destins avec tout à tour palais comtal d’une dynastie anglaise, résidence des Ducs d’Anjou, Louis 1er, Louis II, le roi Renée au XIVème et XVème siècle. Il fut même une enceinte militaire et une prison à la fin du XVIème siècle.


On y accède à l’intérieur du château par le pont-levis qui surplombe les fossés secs. Pour débuter ma visite, je suis monté directement vers les tours de la forteresse et le chemin de ronde. 






Les vues sont justes magnifiques à la fois à l’intérieur du château sur les jardins royaux, le logis royal et la chapelle, et le panorama sur la ville. Dans ces remparts, je découvre des jardins suspendus où le roi René plantait au XVème siècle la rose de Provins, l’abricotier, le muscat, le mûrier, le micocoulier et les anémones. 








Ces lieux autrefois défensifs sont reconvertis en potagers et jardins ornementaux. De la vigne y est même plantée dès 1961 ! 









Au rez de chaussée du logis royal construite par le roi René d’Anjou au XVème siècle, une exposition présente l’évolution du site du IX au XVIIIème siècle, le logis royal tel qu’il était au temps des ducs d’Anjou et de la personnalité du roi René. Le premier étage où se trouvaient les appartements du roi René et de son épouse au deuxième étage n’étaient pas ouverts le jour de ma visite. Il n’y a aucune évocation de leur manière de table dans les salles d’exposition. On peut juste admirer quelques meubles précieux de leur quotidien. 




La chapelle à nef unique construite vers 1410 par Louis II et son épouse illustre la dimension spirituelle de ce lieu défensif. On peut encore admirer quelques vestiges de peinture murales dans la grande pièce lumineuse gothique. 




Le châtelet du XVème siècle constitue le porche d’entrée de la cour seigneuriale, et vous mène vers la salle où est exposée l’imposante tenture de l’Apocalypse commandé par Louis 1er d’Anjou. 





Sa vue seule vaut la visite. Pour le reste, même avec les commentaires des écouteurs, je suis resté sur ma faim en visitant des pièces nues. Un histopad permet plus une immersion plus riche et concrète.