samedi 18 juillet 2026

Une journée à table au XVIIIème siècle dans un hôtel particulier parisien au musée des arts décoratifs de Paris


Cette exposition « Une journée au XVIIIème siècle, chronique d’un hôtel particulier » au musée des arts décoratifs de Paris nous invite à une immersion au cœur de l’intimité d’une demeure aristocratique du XVIIIème siècle avec ses propriétaires, leurs enfants, leurs domestiques et les animaux familiers. 







Comme des invités de marque, on y déambule d’une pièce à l’autre dans un hôtel particulier parisien reconstitué dans les années 1780 où tous les arts décoratifs sont mis à l’honneur entre arts de la table, céramique, orfèvrerie, mobilier, vêtements, accessoires de mode, bijoux, jouets… 



Comme le précise l’exposition, cet art de vivre à la française du XVIIIème siècle est avant tout le privilège d’une élite, qu’elle soit de naissance, d’argent ou de talent. Dans la vie quotidienne, Monsieur et Madame disposent de leurs appartements respectifs et mènent « grand train » de vie grâce à une quinzaine de gens à leur service. 



Si le couple ne travaille pas de ses mains pour tenir leur rang, il n’est pour autant pas oisif en se consacrant à la gestion de leur fortune, et en cultivant leur esprit par les arts et les sciences. Les enfants sont confiés la plupart du temps à des nourrices jusqu’à leur deux ans. Ils ne voient leurs parents qu’au réveil et à l’heure des repas. 


Pour bien mesurer le temps, l’horlogerie civile et domestique devient un bien de consommation désirable dans les foyers aisés. 





Dès leur réveil à 7 heures, le déjeuner, le premier repas de la journée est servi à Monsieur et Madame. Il est composé d’un bouillon de viande et de légume, complété des breuvages exotiques à la mode comme le café, le chocolat. Le dîner, est servi dans l’aristocratie entre 14 et 16 heures, tandis qu’il se prend à midi pour le peuple. 





Au milieu du XVIIIème siècle, la salle à manger en tant que pièce spécialisée dans la prise des repas s’impose. La table est encore dressée sur des tréteaux. 







Consoles et buffets servent de dessertes. Depuis le XVIIème siècle, le couvert est dressé pour chaque convive avec des assiettes et des couverts individuels. Le verre est disposé dans un rafraîchissoir est rempli à la demande par un domestique et rendu après avoir été bu. 




Avant de passer à table, les convives se lavent les mains à la fontaine murale. Avec le service à la française, les plats sont servis simultanément en cinq vagues. Les entrées, les hors-d’œuvre, les potages et les terrines, puis les relevés des potages, viandes et poissons en sauce, suivis par les grands entremets, salés et sucrés. Les légumes, les tourtes précédent les desserts composés de fromages frais, crème, glaces, sorbets, compotes, confitures et fruits. Si le dîner se prend fréquemment seul, le souper, servi entre 21 et 23 heures est l’occasion de réunir une assemblée choisie autour d’une table bien garnie. 



L’après-dîner à 16h15, le deuxième repas de la journée, Madame se retire dans son boudoir lorsqu’elle ne sort pas ou ne tient pas salon. Elle y prend des collations sur des petites tables volantes qui se déplacent. 




Au-delà de la table, cette belle exposition présente aussi toutes les caractéristiques d’un hôtel particulier dans son architecture, son aménagement pour faciliter la circulation et la discrétion des domestiques. Elle met en avant aussi les innovations en termes de confort comme le chauffage, l’éclairage, l’arrivée de l’eau, la notion de confort avec les espaces privées, les évolutions des arts de la table avec la diffusion de la porcelaine qui imite les fruits et les légumes. Il est dommage qu’il n’y ait pas eu la reconstitution de la cuisine !


 

samedi 11 juillet 2026

Ice Creams, Sorbets & Gelati: The Definitive Guide de Caroline et Robin Weir


En ces temps de canicule où nous sommes friands de desserts glacés, découvrons le livre « Ice Creams, Sorbets & Gelati: The Definitive Guide » de Caroline et Robin Weir considéré comme l’ouvrage de référence pour son approche historique, scientifique et culinaire. Il retrace l'histoire des desserts glacés, depuis les premières préparations de l'Antiquité jusqu'aux glaces, sorbets et gelati modernes. Les auteurs expliquent que la plupart des historiens situent les premières préparations glacées en Chine, entre 3000 et 200 av. J.-C. Les recettes étaient simples : du lait (souvent de bufflonne) refroidi dans la neige, des mélanges de riz et de lait servis glacés, ainsi que des boissons et jus de fruits rafraîchis grâce à la neige conservée dans des glacières. Ces préparations sont considérées comme les ancêtres des glaces et des sorbets actuels. Le livre suit ensuite leur évolution à travers la Perse, le monde arabe, l'Italie et la France, où les techniques se perfectionnent progressivement. Une partie importante est consacrée à la science de la glace. Les auteurs montrent que la qualité d'une glace dépend de l'équilibre entre l'eau, le sucre, les matières grasses et l'air. Le sucre abaisse le point de congélation et apporte de la souplesse, les matières grasses donnent de l'onctuosité, tandis que de petits cristaux de glace garantissent une texture lisse et crémeuse. Ils expliquent également les différences entre crème glacée, gelato, sorbet et granité selon leur composition et leur méthode de fabrication. L'ouvrage se termine par une vaste collection de plus de 400 recettes inspirées des traditions du monde entier, faisant de ce livre à la fois une référence historique, scientifique et culinaire sur l'univers des desserts glacés. Caroline et Robin Weir sont deux auteurs britanniques. Caroline Weir est auteure et styliste culinaire, tandis que Robin Weir est historien de la gastronomie et spécialiste reconnu de l'histoire des glaces. Ensemble, ils ont consacré de nombreuses années à l'étude des desserts glacés à travers le monde.

 

“Summer creamcake au thé Paris in Love » signé Mariage Frères


Pour célébrer la Fête nationale française, Mariage Frères pare son irrésistible Summer Creamcake au thé Paris in Love des couleurs du drapeau français bleu, blanc, rouge. Une création aussi élégante que gourmande, imaginée comme un hommage à l'art de vivre à la française, à savourer le temps d'une pause dans le salon de thé de la Maison, au cœur du Marais, ou à emporter. 


Sous son décor tricolore avec un travail de pochage minutieux se dévoile une pâtisserie tout en délicatesse. La légèreté d'une crème aérienne infusée au thé Paris in Love rencontre le moelleux d'un biscuit fondant, tandis que des fruits rouges apportent une touche de fraîcheur et une agréable vivacité. Chaque bouchée révèle les notes florales et fruitées de ce thé emblématique de la Maison, dans un équilibre subtil entre douceur, finesse et gourmandise


À la fois raffiné et estival, ce Summer Creamcake incarne l'élégance française et offre une parenthèse de douceur pour célébrer le 14 juillet autour d'une pâtisserie d'exception.

« Liberté, Egalité Saint Honoré » du 14 juillet, signé par le chef pâtissier Hugues Pouget


À l'occasion de la Fête nationale Française du 14 juillet, le chef pâtissier Hugues Pouget réinterprète l'un des plus grands classiques de la pâtisserie française avec une création aussi audacieuse qu'élégante. Aux couleurs du drapeau tricolore, ce Saint-Honoré baptisé « Liberté, Egalité Saint Honoré » célèbre le savoir-faire français à travers une revisite contemporaine où le bleu, le blanc et le rouge s'invitent avec finesse dans chaque détail. 


Fidèle aux produits et colorants végétaux, entre une pâte croustillante et une délicieuse chantilly à la vanille, les choux caramélisés tricolores sont garnis avec la crème de myrtille pour le bleu, vanille des Comores pour le blanc, et framboise pour le rouge. Vous avez la version individuelle 9,90e ou à partager 59€ pour six personnes. Ce « Liberté, Egalité Saint Honoré » st en vente dans ses boutiques que jusqu’au 14 juillet 2026.

dimanche 5 juillet 2026

La Casita selon Bad Bunny : entre café, rhum, musique, danses et saveurs portoricaines !


Por la mañana café, por la tarde ron

Ya estamo' en la calle, sal de tu balcón !


Auriez-vous envie de rejoindre la célèbre Casita de Bad Bunny lors de ses concerts à travers le monde en entonnant ce joli refrain ? Ses concerts à Marseille comme à Paris ont fait le plein. Bien plus qu'un spectacle, ses concerts offrent une immersion dans la culture portoricaine. Au cœur de la scène, sa célèbre « Casita » incarne l'esprit de l'île, où la famille, le partage et la convivialité occupent une place essentielle. Si quelques invités privilégiés y prennent place au fil de la tournée, l'essentiel est ailleurs : faire voyager le public jusqu'à Puerto Rico. Cette invitation passe d'abord par les sens. Le café portoricain, réputé pour sa douceur et ses arômes, inaugure traditionnellement les matinées.  



À l'occasion de sa tournée mondiale, un couple de torréfacteurs de Café Comunión, à San Juan, accompagne même l'équipe technique afin de préparer du café de spécialité dans les coulisses pour les musiciens et les techniciens.  



Héritage d'une longue tradition agricole, il est dégusté serré, souvent en famille ou entre amis. Plus tard dans la journée, place aux moments de détente où le rhum, produit emblématique de l'île, entre volontiers en scène, pur ou dans des cocktails tropicaux. Plus qu'une habitude, c'est un véritable art de vivre, où chaque moment a sa saveur. Le rhum accompagne les mets locaux. La gastronomie portoricaine reflète le métissage de l'île, entre influences taïnos, espagnoles et africaines. 


Parmi les spécialités incontournables figurent le mofongo, une purée de bananes plantains frites souvent garnie de viande ou de fruits de mer, 


l'arroz con gandules, riz aux pois d'Angole considéré comme le plat national, 


le lechón asado, porc rôti à cuisson lente, 


ou encore les tostones, rondelles de banane plantain frites deux fois. 


Les gourmands termineront par un tembleque, un dessert à base de lait de coco parfumé à la cannelle. À travers sa musique et la mise en scène de ses concerts, Bad Bunny célèbre un Puerto Rico authentique, où le café ouvre la journée, le rhum accompagne les instants festifs, et la cuisine rassemble toutes les générations autour d'une même table. Une façon de rappeler que la meilleure invitation à la « Casita » est peut-être tout simplement de découvrir l'âme gourmande de l'île. 


Bad Bunny se pose en véritable ambassadeur ! Pour sa première parisienne, Bad Bunny a mis à l'honneur "La vie en rose " d'Edith Piaf au son d'El Cuarto, la guitare typique de Porto Rico.