samedi 16 mai 2026

A la table de Renoir et des canotiers au musée d’Orsay Paris


L’exposition au musée d’Orsay Paris sur « Renoir et l’amour, la modernité heureuse » m’a enchanté. Dans la salle « Une partie de campagne » où Renoir explore le monde des divertissements en bord de Seine dès 1860 en se focalisant sur Chatou, le restaurant Fournaise et l’univers du canotage, on peut admirer quatre de ses tableaux qui évoquent le plaisir d’être à table.


 


Il y a la toile monumentale 130 x 170 cm « Le déjeuner des canotiers » qui symbolise l’art de la vivre à la française que je vois en réel pour la première fois. 








Renoir saisit la fin d’un déjeuner sur la terrasse du restaurant populaire Fournaise, fréquenté par de séduisants canotiers, de jeunes actrices venues de Paris, des écrivains, des journalistes, des mécènes. On note la décontraction des corps, la joie de vivre des convives, le plaisir de la conversation, leur connexion par les gestes, les regards et les couleurs. Une cartouche nous donne l’identité de cette tablée. Pour Renoir, ce banquet contemporain est une métaphore de l’harmonie sociale dont il rêve. 



Le tableau « Les Canotiers » réunit un trio, la jeune femme de dos est probablement Alphonsine Papillon (née Fournaise), la fille du propriétaire du restaurant avec deux jeunes et beaux canotiers. Le descriptif de ce tableau précise que chez Renoir, le thème du repas est associé à la convivialité populaire et aux relations apaisées entre hommes et femmes. 


« Le déjeuner » représente un couple à table. Est-ce l’éclosion d’une attirance ? La femme semble absorbée par ce qu’elle dit ou ce qu’elle mange, tandis l’homme la dévore tendrement des yeux. La grosse baguette et le vin rouge au fond des verres évoquent le désir. 



Dans « La fin du déjeuner », nous sommes dans une ambiance relâchée de fin de repas. L’homme allume sensuellement une cigarette. Le couple est rejoint par une autre femme en noir avec un petit sourire comme pour encourager un rapprochement avec la suggestion d’un triangle amoureux ! Chez Renoir, qu’importe le menu, partager un repas est un moment de plaisir, de relâchement, de détente, de sensualité et de désir !

Le restaurant Le Procope Paris depuis 1686


Le Procope, c’est le premier café-restaurant ouvert à Paris depuis 1686 dans le quartier de l’Odéon. 




Son décor et son atmosphère historique vous plongent dans des siècles passés avec ses boiseries, ses lustres, ses escaliers qui vous mènent dans les salons et salles à l’étage. Même les touristes de passage comprennent qu’ils sont dans une institution. C’est en ce lieu que Francesco Procopio Dei Coltelli, un sicilien venu à Paris servit les premiers cafés en 1686 dans des tasses en porcelaine, à l’époque où la boisson fit ses premiers pas en Europe. 





Situé près de la sortie de l’ancienne comédie française, ses premiers clients furent les auteurs, le comédiens les philosophes et les hommes politiques. A la fin du 18ème siècle, ce fut le rendez-vous des penseurs des Lumières comme Voltaire, Diderot, Alembert. Et un centre actif durant la Révolution française. On peut voir en décor les objets d’époques, des reliques révolutionnaires, des gravures anciennes. La déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 est reproduite sur les murs d’une des salles. 






Dans le lieu où s’écrit en continue l’histoire de France, ses hôtes illustres comme anonymes sont tous férus de bonne chère. Le restaurant Le Procope propose une cuisine française de tradition avec des plats historiques comme le coq au vin ou la joue de bœuf braisée. 




Pour profiter de ce cadre unique, pour les petits budgets, vous avez un menu Procope au déjeuner à 26,50€ avec un plat, entrée ou dessert, ou à 33€ avec plat, entrée et dessert. Le jour de notre visite, nous avons choisi la terrine de canard au poivre vert, les ravioles du Dauphiné label rouge avec une crème au parmesan, suivi d’un paleron braisé à la bordelaise/purée de pomme de terre au beurre, filet de dorade sébaste façon bouillabaisse /pommes grenailles, poireaux fondants. 




Pour les desserts, c’était une coupe de sorbet citron de Sicile IGP, et une crème brûlée à la vanille de Bourbon. Les portions étaient correctes, les saveurs attendues au rendez-vous.

Les asperges, le légume fin et délicieux du printemps !


Qu’elles soient blanches, violettes ou vertes selon leur durée d’exposition au soleil, les asperges personnifient l’élan printanier. En déguster donne le sentiment d’être enfin au printemps ! 



Il faut savoir profiter de leur saison fugace. Celles que j’ai cuisiné sont des asperges violettes du Val de Loire. Pour préserver leur saveur délicate fruitée, leur couleur blanc nacré, j’ai opté pour une cuisson à la vapeur. Puis servies tièdes avec une sauce vinaigrette à la française. 


C’était délicieux !

mardi 12 mai 2026

EatFilm Paris, le festival de cinéma documentaire autour de la table.


Cette première édition à Paris d’Eatfilm du 11 au 14 juin 2026 est un festival de cinéma documentaire autour de la table. Il explore les liens profonds entre ce que nous mangeons et ce que nous sommes avec une sélection de 10 films de 7 pays. 



Une programmation qui met en lumière de jeunes chefs créatifs dans le monde avec « Planète chefs » de Stéphane Carrel, qui met en scène la transmission, le geste et l’excellence avec « Menus plaisirs, Les Troisgros » de Frederick Wiseman, la marge avec « Les glaneurs et la glaneuse » d’Agnes Varda, la puissance de la l’imaginaire et de la survie avec « Festin imaginaire » d’Anne Gorget,


 

la révolution des agriculteurs indiens avec « Inde, les paysans sèment la révolution » de Nishtha Jain & Akash Basumatary, et tant d’autres thèmes encore.  Le festival réunit les cinéastes, les chefs, le publics autour de projections de films, de rencontres et aussi de dégustations (3 dîners et 2 masterclass). L’ambassadrice de cette édition fondatrice ets la cheffe Manon Fleury.


 Le festival se déroule au CiNey et dans les jardins des Traverses Paris 18. Le programme détaillé se trouve ici.

lundi 11 mai 2026

Cheffes, le festival culinaire et solidaire 100% féminin à Paris


Ce festival culinaire et solidaire Cheffes célèbre sa sixième édition les 17 et 18 mai 2026. Organisé par l’association d’aide alimentaire Ernest à bord de la péniche et lieu culturel Le Mazette à Paris, il a pour objectif de financer l’aide alimentaire et de mettre en lumière le talent des cheffes vedettes ou valeurs montantes, toutes bénévoles. Chacune proposera sa recette signature dans un menu gastronomique en 5 temps, avec option végétarienne. Ces agapes 100% féminines proposent des billets entre 35 et 45€, avec en plus des dons desfiscalisables. Vous pourrez choisir de « dîner tôt » pour le premier service à 19 heures, ou « dîner tard » pour le deuxième sevice à 21 heures. Tous les détails du festival et réservation de vos places sont ici.

samedi 9 mai 2026

Les cannelés de la maison Cassonade Bordeaux


Dans le marché très concurrentiel des cannelés à Bordeaux, j’ai dégusté ceux de la maison Cassonade, dans leurs boutiques près de la grosse cloche. 



Leurs cannelés me faisaient de l’œil joliment exposés dans la vitrine. Ils étaient bons, avec la surface croustillante, un cœur fondant et parfumés au rhum. 


Le petit plus ? Les cannelés sont proposés en plusieurs formats, avec l’option vegan et parfum à la vanille. 


J’ai découvert aussi leur pâtisserie Saint James ; un biscuit moelleux aux amandes, à l’orange et au rhum arrangé, cousine du gâteau nantais au rhum et aux amandes ! 


Cette maison Cassonade & spécialités est la réussite de deux frères Lucas et Damien Degraves qui ambitionnent de vous faire redécouvrir de vrai goût retrouvé du cannelé, tel qu’ils l’ont connu durant leur enfance ! Avec trois boutiques à Bordeaux, ils se donnent le luxe de vous offrir leur recette de cannelés sur leur site web.