Situé à moins de
15 minutes à pied de la sortie de la gare,
le château d’Angers impose par sa
silhouette massive de forteresse médiévale avec ses tours bichromes.
Ses
remparts et 17 ses tours rondes de schiste et de calcaire culminent à plus de
50 mètres de hauteur, et forment une enceinte d’un kilomètre de circonférence
pour résister à tout envahisseur ! Construite au XIIIème siècle à l’initiative
de Saint Louis, le château d’Angers a connu mille destins avec tout à tour palais
comtal d’une dynastie anglaise, résidence des Ducs d’Anjou, Louis 1
er,
Louis II, le roi Renée au XIVème et XVème siècle. Il fut même une enceinte
militaire et une prison à la fin du XVIème siècle.
On y accède à l’intérieur du
château par le pont-levis qui surplombe les fossés secs. Pour débuter ma
visite, je suis monté directement vers les tours de la forteresse et le chemin
de ronde.
Les vues sont justes magnifiques à la fois à l’intérieur du château sur
les jardins royaux, le logis royal et la chapelle, et le panorama sur la ville.
Dans ces remparts, je découvre des jardins suspendus où le roi René plantait au
XVème siècle la rose de Provins, l’abricotier, le muscat, le mûrier, le micocoulier
et les anémones.
Ces lieux autrefois défensifs sont reconvertis en potagers et
jardins ornementaux. De la vigne y est même plantée dès 1961 !
Au rez de
chaussée du logis royal construite par le roi René d’Anjou au XVème siècle, une
exposition présente l’évolution du site du IX au XVIIIème siècle, le logis
royal tel qu’il était au temps des ducs d’Anjou et de la personnalité du roi René.
Le premier étage où se trouvaient les appartements du roi René et de son épouse
au deuxième étage n’étaient pas ouverts le jour de ma visite. Il n’y a aucune évocation
de leur manière de table dans les salles d’exposition. On peut juste admirer quelques
meubles précieux de leur quotidien.
La chapelle à nef unique construite vers
1410 par Louis II et son épouse illustre la dimension spirituelle de ce lieu défensif.
On peut encore admirer quelques vestiges de peinture murales dans la grande
pièce lumineuse gothique.
Le châtelet du XVème siècle constitue le porche d’entrée
de la cour seigneuriale, et vous mène vers la salle où est
exposée
l’imposante tenture de l’Apocalypse commandé par Louis 1
er d’Anjou.
Sa vue seule vaut la visite. Pour le reste, même avec les commentaires des écouteurs,
je suis resté sur ma faim en visitant des pièces nues. Un histopad permet plus
une immersion plus riche et concrète.