vendredi 6 novembre 2026

A la foire du livre de Brive, les livres se dévorent et le terroir se savoure !


Le traditionnel train du livre, qui achemine les auteurs de Paris vers la 44ème édition de la foire du livre de Brive a une nouvelle fois tenu sa promesse gourmande. Autrefois surnommé « train du cholestérol » par le bon gras des mets servis, le train est parti ce matin 6 novembre 2026 de Paris à 7h44. A bord, les auteurs ont pu déguster un brunch du terroir bien garni préparé par les équipes de la cuisine municipale de Brive, avec des produits et saveurs bien corréziens, accompagné de jus de fruits, de cidre, du vin rouge et blanc de Corrèze ! 


A la foire du livre de Brive, les plaisirs de la lecture se conjuguent volontiers dès la montée du train avec ceux de la table. Cette 44ème édition, qui se déroule du 6 au 8 novembre 2026 fait aussi la part belle à la gastronomique, à la culture alimentaire et aux histoires que racontent les assiettes ! 


Parmi les auteurs à découvrir, Gautier Battistella, ancien journaliste gastronomique au guide Michelin entraine les lecteurs dans les coulisses de la haute cuisine avec « Gagnaire, le cuisinier malgré lui ». Alain Bauer, avec « Ferments gastronomiques », explore les évolutions de la gastronomie et les nouvelles générations de chefs. D'auteurs auteurs sont à découvrir ! Autant de regards qui rappellent que la cuisine est aussi une culture, un patrimoine qui passe aussi par les mots, les textes. A Brive, la passion des livres se prolonge naturellement autour des produits du terroir. Saurez-vous choisir entre le foie gras, les noix du Périgord, les pommes du Limousin, les châtaignes, les champignons et autres spécialités régionales qui incarnent une cuisine généreuse ?

Mary Cassatt, peintre des enfants, des mères et des femmes au musée d’Orsay Paris

Peintre américaine installée à Paris, Mary Cassatt (1844-1926), naît dans une riche famille d’entrepreneur, est l’une des rares femmes à avoir pleinement participé au mouvement impressionniste.




Indépendante et déterminée, elle a su s’imposer dans un univers artistique alors largement dominé par les hommes, tout en développant un regard très personnel sur la vie féminine. Le musée d’Orsay à Paris lui consacre pour la première fois une rétrospective montrant l’étendue de son talon. 







Amie d’Edgar Degas, elle partage avec les impressionnistes le goût des scènes de la vie moderne, des cadrages audacieux et de la lumière. Mais son sujet de prédilection reste la femme. Elle l’a peinte au théâtre, à l’opéra, dans son intérieur, au jardin ou auprès de ses enfants. 




Ses tableaux de maternité qui ouvrent (Femme et enfant devant une tablette avant la toilette / Mère sur le point de laver son enfant endormi /Mère et enfant) 



et clôturent (Mère allaitant son enfant /Mère et enfant sur fond vert) l’exposition sont particulièrement célèbres ? Loin de toute idéalisation, elle saisit avec beaucoup de délicatesse et d’amour les gestes les plus simples : une mère qui lave son enfant, le berce ou le tient tendrement contre elle.

Le quotidien devient sous son pinceau un sujet d’une grande beauté et d’une profonde humanité.




L’autre facette qui ma marqué dans les œuvres exposées est son intérêt pour l’heure du thé. Dans « The tea », « The cup of tea », elle immortalise ces instants de sociabilité féminine, où les femmes se retrouvent autour d’une tasse de thé, conversant ou savourant un moment de tranquillité. 




Comme modèle, Mary Cassatt a beaucoup puisé dans son entourage familial et amical. Elle a peint sa sœur, ses parents, ses proches. Sa singularité tient à cette manière de donner une véritable place aux femmes dans l’art. Elle ne les représente pas seulement comme des modèles à admirer, mais comme des personnes qui vivent, pensent et existent pleinement. 




Dans les rares peintures masculines, il y a son frère Alexandre et son neveu Robert. Il est à préciser que Mary Cassatt ne s’est jamais marié et n’a pas eu d’enfants. Elle a consacré sa vie à la peinture et à son indépendance. 



Sa vie sentimentale demeure une énigme ! Marquée par Degas et fascine par les estampes japonaises, elle développe un style reconnaissable, fait de couleurs lumineuses ! A la question posée à l’entrée de l’exposition, elle est bien davantage que la peintre des mères et des enfants. Elle est une artiste moderne qui a fait de la vie des femmes son grand sujet de peinture !


 


 


mercredi 4 novembre 2026

Menu du déjeuner prix Goncourt 2026 signé par le chef Romain Van Thienen du restaurant Drouant Paris



C’est un rituel attendu chaque année le premier mardi de novembre par les gourmets et les amoureux de littérature : l’annonce par le jury du lauréat du prix Goncourt et du menu dégusté au restaurant Drouant à Paris ! 


Cette année, le prix Goncourt est remporté par Philippe Jaenada pour son treizième roman « L’inconnue du quai de Javel » aux éditions Flammarion, une enquête sur le meurtre d’une jeune femme, Louise Cansot en 1949. Au Goncourt où les jurés travaillent les couverts et le verre à la main, la découverte du menu dégusté, signé par le chef Romain Van Thienen depuis 4 années est aussi très attendu, d’autant plus qu’il est désormais proposé à la clientèle jusqu’au 2 décembre 2026. Ce menu respecte des codes stricts avec la présence incontournable des crustacés et un gibier, alternant entre un gibier à poil les années impaires et un gibier à plume les allées paires.


 
Le chef rend hommage à la grande cuisine bourgeoise française et les spécialités emblématiques du restaurant Drouant. Le menu débute par une gelée de tourteau, accompagnée de caviar Schrenkii, de céleri rémoulade et d’une mayonnaise citronnée. Suivi d’un pâté en croûte de homard et de volaille, avec une interprétation contemporaine sophistiquée de ce grand classique de la cuisine française. Un bar cuit au naturel, servi avec du fenouil confit entre en scène avant le gibier à plume, le faisan cuisiné en deux préparations : poché et en cromesquis. 



Le fromage est un trompe-l’œil de chèvre cendré suivi d’une poire pochée au vin rouge, accompagnée d’une crème brûlée à l’absinthe. 


Pour sublimer ces mets, un accord mets et vins est proposé avec une sélection du champagne brut Louis Roederer pour le tourteau, un château de Beaupré pour le homard, un Chassagne-Montrachet, domaine Fontaine Gagnard pour le bar, un Pessac-Léognan Château Haut Bailly pour le faisan, un Arbois « Le Bastard trousseau », domaine Fumey Chatelain pour le chèvre cendré ! Le menu est proposé à 195€, plus 120€ pour un accord mets et vins ! Il est nécessaire de réserver au moins 24 heures à l’avance !

lundi 2 novembre 2026

Palmarès du premier grand Prix du Paris Brest traditionnel d'Île de France 2026


Organisée par la confédération nationale des artisans pâtissiers présidée par le Meilleur Ouvrier de France Laurent le Daniel, la première édition du concours du Grand Prix du Paris-Brest s’est tenue au Salon du Chocolat à Paris le 1er novembre 2026. Les candidats professionnels en pâtisserie d’au moins 18 ans d’Île de France et départements limitrophes pouvaient concourir. Quinze finalistes se sont affrontés avec le palmarès suivant. Il faut s’y rendre à Fontainebleau à la maison Frédéric Cassel pour déguster le Paris Brest d’Or de Timothée Boussat. Tandis que le Paris Brest d’Argent de Toshiya Takatsuka, et le Paris Brest de bonze de Benjamin Roc se dégustent dans leurs boutiques dans le 15ème arrondissement de Paris. La recette imposée au concours est celle réalisée en 1910 par Louis Durand, pâtissier installé à la Maison Laffitte dans les Yvelines : une couronne de pâte à choux, une crème au praliné d’amandes et/ou noisettes. Seule folie autorisée, le craquelin ! Maison Laffitte était ville étape de la course de vélo, et la forme du gâteau rappelle ses roues !

Manger les images : quand l’image devient nourriture au Mucem à Marseille.


Avec son exposition « Manger les images », le Mucem à Marseille nous invite à découvrir une pratique ancienne et étonnante : celle d’incorporer des images pour en absorber les vertus, la force ou le pouvoir. Des objets religieux aux amulettes, l’image n’est plus seulement faite pour être regardée, elle devient une nourriture symbolique, que l’on fait entrer en soi pour se protéger, guérir ou croire. Dès le moyen âge, les hosties étaient décorées de motifs religieux imprimés directement dans la pâte grâce à des fers à hosties gravés. On y trouvait le Christ en croix, l’agneau symbole du Christ sacrifié, des symboles eucharistiques. Le fidèle ne mange pas simplement une image du Christ. Selon la croyance catholique, au moment de la consécration, l’hostie devient réellement le corps du Christ par le mystère de la transsubstantiation. A la Renaissance, lors des funérailles et des mariages, on consommait des gaufres portant les emblèmes et les blasons de la famille. Avaler ces images généalogiques signifiait incorporer la lignée et inscrire sa continuité dans le corps même des vivants. Durant la période de la Toussaint, les Mexicains qui mangent des gâteaux et sucreries à l’effigie des morts prolonge le lien symbolique et physique avec eux ! Avec plus de 430 œuvres, l’exposition propose un parcours entre incorporation métaphorique et ingestion réelle à travers peintures, sculptures, gravures, photographies, films, hosties, pains figurés…

vendredi 30 octobre 2026

Dia de los Muertos : un autel de mémoire, de saveurs, de couleurs au centre culturel du Mexique à Paris.


A l’occasion du Dia de los Muertos, la traditionnelle fête mexicaine des morts, le centre culturel du Mexique rue vieille du temple à Paris présente un autel majestueux conçu par Guillermo Manzano, fondateur de la Galerie Del Corazon de la Tierra (Tlaquepaque, Jalisco). 




Au Mexique, cette célébration les 1ers et 2 novembre, est un moment de retrouvailles symbolique avec les êtres chers disparus. L’autel, appelé ofrenda représente un pont entre le monde des vivants et celui des morts. Les bougies guident les âmes, les fleurs orangées de cempasuchil (souci d’Inde) les accueillent par leurs couleurs et leurs parfums. Tandis que les bols d’eau apaisent leur soif, que le sel symbolise la purification. 





Selon la tradition, les âmes viennent retrouver les saveurs et les parfums des aliments préférés. La nourriture devient un geste d’amour et une offrande de mémoire. Sur l’autel à Paris, on y voit des brioches en forme de tête de mort appelés pan de muerto. On y voit aussi des pan de muerto en forme de crocodile, une spécialité régionale de l’état de Tabasco dans le sud du pays, des têtes de mort en sucre, les calaveras. On y voit aussi des tamales, des fruits, du chocolat. 





Dans les maisons mexicaines, on décore l’autel des photos des disparus, on y expose aussi leurs recettes préférées ! L’ofrenda signé par Guillermo Manzano est juste magnifique et impressionnante, tapissée de papel picado, les fleurs en papier et en cire. 



Bien plus qu’un hommage aux disparus, cet autel célèbre la vie, la transmission, les liens familiaux. Il exprime une vision profondément mexicaine de la mort. Elle n’est pas une rupture définitive, mais une présence qui continue de vivre dans les souvenirs, les traditions et les gestes de ceux qui restent ! 




Avec sa vitrine ornée de calaveras XXL qui donne sur la rue, vous trouverez facilement l’adresse du centre culturel du Mexique !