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lundi 9 mai 2016

Conférence débat : Crises alimentaires et sécurité des aliments : les leçons de la crise de Fukushima



Conférence débat à la maison franco-japonaise, le jeudi 12 mai 2016, de 18h30 à 20h30. L’entrée est gratuite sur inscription préalable ici. Ci-après la présentation de la conférence-débat.
Le désastre de la contamination radioactive de 2011 illustre comment l'État, les experts et les « mouvements citoyens » sont devenus, tout en s’opposant, les co-gestionnaires d’une crise alimentaire, œuvrant au nom d’intérêts souvent contradictoires : protéger la population, aider les producteurs, redynamiser une économie sinistrée. L’expérience des crises alimentaires passées a montré comment la médiatisation des crises nourrit les peurs et affecte les perceptions des risques par les populations. Grâce à l’analyse des risques en sciences sociales, il est possible de modéliser les étapes des crises et leurs enjeux. Le débat entre deux spécialistes des risques et de l’alimentation permettra de remettre en perspective la crise de 2011, la réalité des dangers auxquels la population japonaise a été soumise et de s’interroger sur les plans de communication à destination des citoyens.
Intervenants : NIIYAMA Yôko (univ. de Kyoto, Président de la Society for Risk Analysis Japan), Jean-Pierre POULAIN (univ. de Toulouse, univ. Taylors - Malaisie)
Modérateur : Nicolas BAUMERT (univ. de Nagoya)
www.mfj.gr.jp/agenda/2016/05/12/20160512_baumert/

jeudi 27 août 2015

L’affichage du niveau d’hygiène des restaurants à New York.



Lorsque vous entrez dans un restaurant à New York, qu’il s’agisse d’un restaurant haut de gamme, d’un simple restaurant ou d’un traiteur, vous voyez afficher à l’entrée la note obtenue lors de l’inspection sanitaire. Ainsi, les clients sont informés d’emblée du niveau de maîtrise d’hygiène de chaque établissement. Dans le système de notation, la lettre A est la meilleure note. Elle désigne les restaurants qui ont entre 0 et 13 points de non-conformité par rapport à la grille d’audit. Le  B entre 14 et 27 points de non-conformité, et le C ceux qui ont plus de 28 points de non-conformité. La validité de la note obtenue dure une année ! L’obtention de cette bonne note est un outil de communication pour les restaurateurs.  
 La semaine dernière, le chef David Chang n’a pas hésité à communiquer sur sa page facebook l’obtention de la lettre A pour l’un de ses restaurants. Ce système a l’avantage de la simplicité de compréhension.  Et si nous avons un système similaire en France ? En effet, les restaurateurs en France ne sont pas obligés de communiquer aux clients leur résultat d’audit sanitaire. 
Autre particularité aussi à New York, toute la restauration rapide est contrainte de communiquer sur les calories de chaque portion vendue avec le rapport des lipides, glucides et protides ! Influence de madame Obama ?

lundi 28 juillet 2014

Les bouchons lyonnais labellisés


Le quartier historique de Saint Jean est l’un des lieux de Lyon le plus prisé par les touristes. 
Entre deux visites de la cathédrale, des traboules, des édifices renaissance, du musée d’histoire de Lyon…
ils sont sollicités par les enseignes typiques des bouchons lyonnais, à la couleur rouge dominante, qui affichent tous presque le même menu. 
En effet, pour ceux qui découvrent le « bouchon lyonnais », il s’agit d’un restaurant qui propose une cuisine traditionnelle et familiale lyonnaise, à base de produits frais et de terroir. Vous trouverez des spécialités comme le tablier de sapeurs, les quenelles, la salade lyonnaise, la cervelle de canut. 
Les mets sont arrosés d’un verre de Beaujolais ou de Côte du Rhône. Il doit présenter aussi un cadre chaleureux et une ambiance conviviale. 
Peut-être que je n’y faisais pas attention lors de mes précédentes visites, mais cette fois ci, je découvre sur les devantures la mention de « bouchon lyonnais labellisé » affiché en grand. Après vérification, il s’agit d’un label « Les bouchons Lyonnais » crée par la chambre de commerce et de l’industrie de Lyon en 2012 pour sauvegarder et pérenniser cette tradition. Son logo représente Gnafron, une des marionnettes à gaine lyonnaise, compagnon de Guignol. Pour connaître la liste des bouchons qui ont obtenu ce label, cliquez ici

mardi 17 juin 2014

Bistrot 121, Paris du chef Eric Corailler, maître restaurateur



Pourquoi le 121 ? C’est tout simplement le n° de rue où se situe le bistro du chef Eric Corailler, le 121 rue de la convention dans le 15ème arrondissement de Paris. Dès l’entrée, une plaque annonce la couleur, avec son nom et le titre de « Maître restaurateur ». Ce label certifie que le chef confectionne une cuisine faite maison avec des produits frais de saison. 
A l’heure où certains restaurants se contentent de réchauffer les plats cuisinés livrés par l’industrie agro-alimentaire, il est important de mettre en lumière l’engagement de ces « Maîtres restaurateurs ». Le chef Eric Corailler, originaire de la Meuse, qui a travaillé dans des établissements prestigieux (PLM d’Orly, Nikko, Sofitel Porticcio, La Mirabelle, son premier restaurant…), nous propose une cuisine traditionnelle avec des notes contemporaines. 
A l’heure du déjeuner, vous avez la formule entré plat ou plat dessert à 29,50€. Le jour de notre visite, nous avons dégusté un fricassé de poulet, accompagné d’une vraie purée de pomme de terre bien, un penne au saumon tomate et basilic. 
Pour les desserts, un cocktail de fruits frais, et une tarte fine aux pommes. Les plats sont bien goûteux.
 La décoration du filet de chocolat sur la tarte aux pommes est peut-être de trop !
Pour découvrir la carte, cliquez ici.

vendredi 1 mars 2013

Séminaire international de l’agence Bio, SIAParis



Pour la 8ème année consécutive, l’agence Bio a organisé son séminaire international au cœur du Salon de l’Agriculture de Paris hier 28 février 2013. Le thème est « La Bio en Europe et dans le monde ». J’ai enfin rencontré le ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la forêt Stéphane Le Foll qui annonce une loi en préparation pour l’automne autour de la restauration collective à caractère sociale. Son objectif est de faciliter dans les appels d’offres le référencement des produits en circuit court, des produits bios au plus près des sites de consommation, avec l’objectif de fixer à 40% la part des produits bios ! Comme le président de l’agence Bio François Thierry, il rappelle que l’agriculture française est en phase de transition, que le passage à l’agro-écologie devient nécessaire, qu’elle doit s’adapter aux évolutions des modèles alimentaires. Dans la présentation d’Elisabeth Mercier, présidente de l’agence Bio, on comprend que malgré ou à cause de la crise, le secteur du bio a le vent en poupe, avec l’émergence de la Chine et de l’Afrique. En 10 ans, le nombre d’hectares en bio cultivé dans le monde a presque quadruplé (10,6 millions d’hectares en 1999, 37,5 en 2011). 
L’intervention de Nadia El Hage Scialabba, qui représente la FAO a été très intéressante. L’objectif de la FAO est d’aider l’émergence d’une agriculture qui permet de rendre autonome les populations dans certains régions éloignées des marchés, en se basant sur les techniques de cultures traditionnelles. L’option bio reste un moyen et non une finalité. L’agence a développé le concept de « produits bio sans certification » pour les produits locaux destinés à un marché local. Comparé aux normes de l’Union Européenne présentées par Joao Onofre, ces produits ne passeront jamais les frontières européennes. Dans les échanges, on note aussi les politiques contradictoires de certains états entre d’un côté une culture de masse d’OGM, et de l’autre côté l’existence d’une culture bio. Comment concilier ces deux méthodes de cultures aux antipodes l’une de l’autre. Les deux représentants de la FAO et de l’UE reconnaissent que les politiques sont toujours en contradiction, et qu’il s’agit d’un choix souverain de chaque état. Sur le modèle agricole bio, pour la FAO, se posent pour l’avenir les réflexions avec les pistes de solutions suivantes :
S’adapter au changement climatique et à la crise pétrolière ? Soutenir la recherche agro-écologique, avec un soutien de politique équitable.
Créer des emplois verts ? Promouvoir la profession bio par l’introduction de l’approche éco-systémique dans les écoles, les universités et par la vulgarisation.
Mettre à niveau des prix des produits bio ? Compter aussi les impacts environnementaux, sociaux dans le coût total des aliments conventionnels.
La performance de 30% ? Le passage de la production en bio réduit la productivité de 30%, mais avec un rendement nutritionnel par hectare plus riche.
L’après-midi a été consacré aux expériences européennes en Autriche, Allemagne, Pays Bas.
Le moment le plus émouvant du séminaire, c’est la présentation des pionniers du bio français qui comme le salon de l’agriculture fête aussi ses 50 ans. Leurs témoignages montrent que l’agriculture bio française avait un chemin semé d’embûches, jusqu’à la reconnaissance avec le label AB obtenu en 1980 !
Comme chaque année, un déjeuner bio est offert aux participants. Cette année, pas de salades ou de crudités, mais des petits sandwichs et bouchées de Patibio avec d’autres produits offerts par les sponsors :
Vins par l’AIVB et les vignerons participants au millésime Bio 2012
Jus et pétillantes de pomme par l’association des Amis de Juliet
Charcuterie par ercabio
Biscuits par Euronatet Simplibio
Chocolats Nature & Cacao
Fruits par Brochemin, Bioalizé au marché de Rungis.
Le compte rendu du séminaire se trouve sur le site web de l’agence bio en cliquant ici.