jeudi 29 mai 2008

Des produits bios dans les restaurants collectifs de l’Etat


La circulaire du 2 mai 2008 vient d’être publié au Journal Officiel et de donner les instructions nécessaires aux responsables locaux pour atteindre l'objectif visant à introduire 20% de denrées alimentaires issues de l'agriculture biologique dans la restauration collective publique d'ici 2012. Cet objectif, contenu dans les conclusions du "Grenelle de l'environnement", participe au plan d'action en faveur de l'amélioration de l'offre alimentaire lancé par le ministre de l'agriculture, Michel Barnier.
Une annexe précise les moyens à mettre en place pour atteindre cet objectif dans les restaurants des administrations centrales et de leurs services déconcentrés, des établissements publics sous tutelle, qu'ils soient réservés aux agents de l'Etat et des établissements ouverts au public, tels ceux des CROUS et des centres hospitaliers universitaires. Ceux-ci devront intégrer la nouvelle exigence de recours aux produits AB dans leurs appels à la concurrence en veillant notamment à préciser la nature et l'étendue des besoins en produits issus de l'agriculture biologique, et les spécifications techniques des denrées concernées. En outre, ils pourront pondérer les critères de choix du prestataire en donnant, le cas échéant, la primauté à l'offre qui présente le plus de produits issus de l'agriculture biologique au détriment de l’offre la moins couteuse ;
L'annexe indique également quelques mesures permettant de limiter le surcoût provoqué par l'achat de ces produits, notoirement plus chers que ceux issus de l'agriculture conventionnelle (ex : revoir la composition des menus, privilégier les produits frais de saison, etc.). Notons enfin que cette circulaire concerne non seulement la passation des marchés publics, mais également les conventions de délégations de service public et les marchés impliquant les personnes publiques ou privées non soumises au Code des marchés publics.
Pour télécharger la circulaire
www.ecoresponsabilite.ecologie.gouv.fr

mercredi 28 mai 2008

1000 façons de consommer responsable.


Le livre est signé d’Yann Arthus Bertrand. Et pour une fois, il n’y a aucune photo ! En saisissant la beauté du monde vue d’en haut, il en a mesuré aussi toute sa fragilité. D’où l’urgence de redescendre sur terre pour contribuer à sa préservation en créant en 2005 la Fondation GoodPlanet.org dont l’action se prolonge aujourd’hui par la publication d’un catalogue raisonné de 1000 façons de consommer responsable. Un vrai challenge dans cette société d’hyper consommation. En zoomant sur une sélection de produits écolos (le bicarbonate de soude aux propriétés multiples, les balles de lavage pour la machine à laver…), de service (avant de choisir son mobile, consulter les études de Greenpeace sur www.topten.ch ), et de bons gestes (préférer par exemple les huiles essentielles à l’eau de javel), « décarboniser » ses voyages en compensant ses émissions de C02 , Yann Arthus Bertrand vise à faire chacun de nous un acteur de la planète. Loin de lui d’être le donneur de leçons, car ces 1000 façons de consommer responsable restent interactives et vous pouvez apporter votre contribution, vos remarques et découvertes, par le biais d’un blog www.cataloguegoodplanet.org . Ainsi, il fera l’objet d’une mise à jour régulière.

Dînez avec Clovis Cornillac


Vous l’avez aimé dans « Brigade du Tigre», « Le nouveau protocole », « Un long dimanche à la campagne », eh bien, vous allez pouvoir dîner chez lui, et peut être avec lui ! Après Gérard Depardieu, Catherine Deneuve, le comédien lyonnais Clovis Cornillac ouvre à son tour à Lyon dans sa ville natale le restaurant « Jofé pour boire et manger », rue des Remparts d’Ainay, avec vue sur la basilique romane. Il a confié l’exploitation à sa belle sœur Emilie Proust, professionnelle de l’hôtellerie et de la restauration et à son compagnon Patrick Millereau, ancien chef sommelier du Négresco à Nice. Ils ont repris l’ex-fleur de sel de Cyril Nitard et vont travailler avec son second Laurent Dromain. Ils serviront une cuisine méditerranéenne. Vous pourrez également prendre votre petit déjeuner avec viennoiserie maison et vous restaurer en journée autour d’assiettes froides et de tartines.

vendredi 23 mai 2008

Dînez chez Marie Antoinette au Grand Trianon de Versailles.

Vous désirez prolonger encore le charme de votre visite de l’exposition Marie Antoinette ? Eh bien, dînez chez elle au Grand Trianon, dans le parc de Versailles le 17 septembre 2008 à l’occasion du prestigieux dîner, dont les bénéfices iront à la Fondation internationale pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer (Ifrad).

« C’est la première fois que nous mobilisons autant de chefs pour une cause humanitaire », a déclaré René-Julien Praz, l’organisateur de ce repas de luxe, à l’AFP.
Pour preuve, ce dîner vous coûtera 22000€ et sera cuisiné au total par 17 chefs des meilleurs restaurants, totalisant 40 étoiles au guide Michelin. Un petit détail : seuls 60 convives auront le privilège de déguster à ce dîner exceptionnel. Dépêchez vous pour vous inscrire !
Parmi l'élite de la profession, qui travaillera bénévolement, il y a des chefs français comme
Yannick Alléno du Meurice, Michel Roth du Ritz, Jean-François Piège du Crillon, Marc Veyrat de l’Auberge de l’Eridan, Gérald Passédat du Petit Nice, mais également un sino américain, un américain et deux Britanniques (tous les noms ne sont pas encore dévoilés !)..
Le Suédois Andreas Larsson, consacré meilleur sommelier du monde lors de la dernière édition de la compétition, en 2007, sera chargé de choisir les vins.
Au menu, "cinq familles de produits" : caviar/poisson, homard, volaille de Bresse, légumes et racines, pommes. Chacun des thèmes sera décliné par trois chefs, soit au total 15 "créations originales".
"Tout doit participer à ce que ce soit exceptionnel", glisse monsieur Praz. Les "généreux épicuriens", comme il les surnomme, recevront des présents de haute volée: vins exceptionnels et cognac vintage pour les hommes, flacons de parfum monogrammés pour les femmes... Est prévue aussi une "surprise musicale", qui pourrait être éventuellement "une première mondiale".
Déjà une douzaine de personnes ont réservé leur couvert, des Européens et des Américains. Monsieur Praz attend peu de Français, mais sans doute des Russes et des Chinois.
Une fois les frais réglés, il estime qu'il restera pour l'Ifrad quelque 300.000 euros. Il espère aussi que l'événement puisse se pérenniser, avec, pourquoi pas, une édition spéciale pour les femmes chefs, aucune de celles qu'il a contactées n'étant disponible pour le 17 septembre.
www.fondationifrad.org

Jus « anti-jet lag » au Park Hyatt Vendôme Paris.


Si vous êtes soumis aux problèmes de fatigue dus au décalage horaire, à des journées stressantes, à des repas trop riches à répétition, courrez vite au Park Hyatt Vendôme pour déguster le jus « anti-jet lag » crée par Patricia Teixera, célèbre nutritionniste brésilienne. Vous avez le choix entre celui à base de chou frisé, carotte, graines de potiron, ou celui à base de kiwi et de pomme verte facilitant la digestion. Ou bien prenez juste un smoothie à la pêche ou à la banane, apportant les nutriments nécessaires juste pour bien démarrer la journée !

Le jus « anti-jet lag » est servi en room service, à la Cheminée ou au restaurant Les Orchidées.
http://paris.vendome.hyatt.fr/hyatt/hotels/entertainment/restaurants/index.jsp

mercredi 21 mai 2008

Au Festival de Cannes : « La vie moderne » de Raymond Depardon, ou la disparition d’un monde paysan.


Raymond Depardon est un brave homme. Et son documentaire « La vie moderne » présenté au Festival de Cannes sur les quelques vieux paysans des Cévennes est un film brave. Presque au sens héroïque car il faut beaucoup de folie pour aujourd’hui monter au front d’un film qui scrute des visages et des vies qui n’intéressent plus personne.
Ce documentaire sur le monde paysan est l’aboutissement de dix ans de travail। Raymond Depardon a attendu la soixantaine pour se pencher sur le monde qu’il connaît le mieux। Né dans une famille de cultivateurs de Ville-Franche-sur-Saône, il a pris ses premiers clichés dans la ferme natale. Dans « La vie moderne », il achève de se réconcilier avec ce milieu longtemps fui, en posant sa caméra chez une famille d’éleveurs, les Privat. Il brosse tout autant le portrait d’une certaine France paysanne, qu’il se livre en creux à un émouvant exercice autobiographique.

Qu’est-ce qu’on entend ? Qu’est-ce qu’on apprend ? Qu’un mode d’existence dont nous procédons tous, celui des paysans, des provinciaux est en train de s’éteindre. Et qu’il y a urgence à en prendre une dernière graine.
Pour Depardon, les paysans ont une présence cinématographique incroyable. C’est leur parole qui l’avait surtout intéressé. Pour lui, ceux qui ne disent rien sont aussi intéressants que ceux qui parlent. Le lieu où leur voix s’exprime le plus, c’est dans la cuisine.
Voici un film conscient des évolutions du monde, comme le souhaite le président du Jury Sean Pen. La disparition du monde paysan, c’est la disparition de nos vrais produits du terroir !

Happy hour ! Dépêchez vous d’en profiter.


Le happy hour, c’est l’heure heureuse où on peut boire un verre en promotion, généralement de 30 à 50% de remise avant 20 heures. Eh bien, ce petit plaisir, ce sera peut être bientôt fini. La mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie est en passe d’obtenir ce nouvel interdit, au nom de la santé publique et des accidents mortels, surtout des jeunes. Il est vrai qu’on a tendance à profiter de l’happy hour, mais on ne boit pas systématiquement que des boissons alcoolisées. Les bars sont très créatifs ces derniers temps et proposent de plus en plus de cocktails à base de jus de fruits et de légumes. Mais au-delà, il faudrait peut être inverser la tendance qui veut qu’en France, un verre de soda coûte toujours plus cher qu’un verre d’alcool ! Et même, une tasse de thé coûte plus cher qu’un verre de bière !