mardi 4 décembre 2012

Le maïs dans la cuisine Maya


Le maïs chez les Maya ? C’est comme le fromage en France. Il y a plus d’une variété par jour aux couleurs et aux saveurs chatoyantes. Le maïs était la nourriture de base des Maya. Il est à la fois aliment solide et liquide. Pour le rendre plus digeste, les Maya trempaient les grains de maïs toute la nuit dans de l’eau enrichie de chaux. Puis, les grains égouttés sont moulus sur le metate, une pierre à moudre à plateau rectangulaire concave soutenu le plus souvent par trois pieds. 
Cette pâte de maïs broyée servait de base à la confection des tortillas, cuits sur un comal. Cette tortilla, sous forme de « crêpe », était fourrée de viande, d’haricots noirs, de légumes divers. C’est sûrement la recette précolombienne la plus connue qui est parvenue jusqu’à nous, et encore consommée sous cette forme.
Lorsque la pâte est plus épaisse, elle permet de préparer des tamales, une papillote farcie, enveloppée dans les feuilles de l’épi de maïs. « Tamal » en langue Maya signifie « entouré ». La cuisson se fait ensuite à la vapeur ou à l’eau. Facile à transporter, l’histoire raconte que ces tamales étaient la nourriture de base des guerriers. 
Moins connu en France, les Maya buvaient aussi leur maïs mélangé à du chocolat. Appelée atole, cette boisson étaient une boisson de luxe largement pimentée et épicée à l’époque. Il s’agit d’une boisson épaisse à base de farine de maïs, aromatisée au chocolat et à la cannelle. Actuellement, les descendants des Maya la préfèrent sucrée. Lorsque la farine de maïs manque à l’appel, elle est remplacée par de la farine de riz. Sur Paris, vous pouvez déguster ces trois recettes dans les restaurants mexicains. Avec le haricot noir et la citrouille, le maïs fait parti des « trois sœurs » de la cuisine Maya. Ces « trois sœurs » représentaient les aliments de base du quotidien, subtilement aromatisés aux piments, aux herbes aromatiques.

10 produits de la civilisation Maya dans nos assiettes

 
La prophétie Maya d’une fin de monde le 21 décembre 2012 va-t-elle se vérifier ? Probablement non. Grâce à la magie de leur richesse agricole, cette ancienne civilisation Maya a changé le contenu de nos assiettes et le destin des cuisines du monde. Pouvez-vous imaginer aujourd’hui une cuisine italienne sans tomate ou une pâtisserie française sans le chocolat ? Originaire du Yucatán aux environs de l'an 2600 avant l'ère chrétienne, cette civilisation Maya a atteint son apogée autour des années 250 apr. J.-C. sur le territoire délimité aujourd'hui par le sud du Mexique, le Guatemala, le nord de Belize et l'ouest du Honduras. Lors de leur conquête de ce nouveau monde, les espagnols nous ont rapporté des aliments qui sont rentrés dans notre quotidien. Voici les dix aliments les plus marquants.
Le chocolat. Pour les Mayas, le chocolat était plus qu’une friandise. C’était un don des Dieux, un aliment qui sert de lien entre le Ciel et la Terre. Cette « nourriture des Dieux », les Mayas grillaient déjà les graines fermentées du cacaoyer pour en faire une boisson amer et épicée. Le sucre n’était pas encore connu avant la conquête espagnole. Même avec la présence du sucre aujourd’hui, les descendants des Mayas continuent à consommer leur chocolat épicé, aromatisé avec du paprika, du poivre et du roucou.
La vanille. Les premières orchidées qui donnent la gousse de vanille étaient probablement cultivées par les Totonaca dans l’état de Veracruz. Ces gousses de vanille parfumaient déjà dans les années 1500 le chocolat Maya. Cette pratique était adoptée par les Aztèques qui l’avaient fait connaître à l’espagnol Cortès, lui-même l’introduit ensuite en Afrique et en Asie au XVIème siècle. Aujourd’hui, dans notre alimentation, cet arôme de vanille, naturelle ou artificielle est partout.
Le maïs fait partie des mythes de la création Maya. Les créateurs avaient façonné l’homme avec de grains tendres de maïs jaune et blanc après des tentatives ratées avec la boue et le bois ! Le maïs, c’était aussi la nourriture de base des Maya, de toute l’Amérique avant l’arrivée de Christophe Colomb. Il l’avait introduit en Europe lors de son premier retour en 1493. Mais devant la première céréale qu’est le blé, la céréale de la chrétienneté, le maïs ne s’est jamais imposé comme une nourriture de base en France. Aujourd’hui, nous consommons les graines en salade, sous forme de polenta, ou de tacos. Chez les Maya, les épis de maïs sont de toutes les couleurs de l’arc en ciel.
Les chiles, les piments. Vous êtes plus familier du piment d’Espelette que des autres familles de piments. A l’échelle de Scoville qui classe les piments selon leur teneur de capsaïne, du plus doux au plus fort, le piment d’Espelette fait parti des plus doux. Ce piment, qui relève nos huiles à pizza sont cultivés par les Maya depuis plus de 7500 ans. C’est le condiment le plus utilisé de la cuisine Maya.
Les tomates. Comment imaginez-vous la cuisine italienne avant que Christophe Colombe ne ramène la tomate du nouveau monde ? En France, c’était une plante ornementale avant qu’elle ne passe en cuisine. Imaginez-vous déguster vos pâtes sans votre sauce tomate ? Aujourd’hui, la tomate est présente dans les crudités de base. Elle apporte sa jolie couleur rouge aux préparations.
Les haricots noirs (frijoles negros). Avec leur saveur charnue et veloutée, les haricots noirs sont un des ingrédients omniprésents de la cuisine de l’Amérique latine, des Caraïbes et dans le sud des Etats-Unis. En France, nous connaissons surtout le haricot blanc, qui est de la même famille. Le fameux cassoulet de Toulouse n’aurait jamais existé dans la contribution des Maya.
L’avocat (aguacate). Vous le connaissez bien maintenant en salade ou en version guacamole. Savez-vous que les Maya le considéraient comme un aphrodisiaque. Les Aztèques l’appelaient l'appelaient ahuacatl, qui signifie «testicule», et ont gardé leurs filles à l'intérieur pendant la saison de récolte ! Lors de son introduction en Europe au 19ème siècle, les producteurs devaient démontrer que la consommation de cet avocat n’entraine pas les personnes à la débauche !
La patate douce. Originaire du Yucatan, les Mayas les consomme depuis 5000 ans. Elle s’est répandue ensuite dans les Caraïbes et en Amérique du sud. En France, à côté de la pomme de terre, cette patate douce s’impose de plus en plus dans les purées. Elle est d’une jolie couleur jaune ou orange, avec une saveur sucrée.
Les courges. Ils font  partie des aliments de base appelés « les 3 sœurs » (maïs, haricot, courges) des Mayas. Les courges sont des cucurbitacées en comprennent le potiron, la calebasse, la courge musquée, la citrouille…Mêmes les graines sont consommées grillées, ou moulues et servent de condiment.
La papaye. C’est le fruit des Mayas par excellence. Suave, tendre et sucré. En France, elle est dégustée surtout nature en dessert. Une giclée de jus de citron sur la chair révèle tous ses arômes. Vous le trouvez aussi confit en petits morceaux dans les mélanges apéritifs. En version salée, elle est surtout connue à travers la salade de papaye verte, servie dans les restaurants vietnamiens.

lundi 3 décembre 2012

Bouteille d’Evian signée Diane Von Furstenbeg


Cette bouteille d’Evian, relooké par les grands artistes, est devenue un objet de collection et un objet convoité pour les passionnés de la marque. Après Jean Paul Gaultier, Paul Smith, Issey Miyake, Christian Lacroix, c’est au tour de Diane Von Furstenberg, créatrice de mode de reprendre en main le design de cette bouteille d’Evian 2013. Sur une bouteille écologique en toute transparence, et 100% recyclable, vous trouverez son logo, un cœur rouge avec ses initiales. 
Eh oui, l’amour est au cœur du message qu’elle veut transmettre, tel un mantra gravé directement sur la bouteille avec sa propre écriture.
Diane Von Furstenberg est la première styliste féminine choisie pour une édition limité d’Evian, à 8€ la bouteille. Une belle bouteille pour parader sur vos tables de fête.
Vous pouvez aussi graver la bouteille d’Evian à vos propres initiaux

samedi 1 décembre 2012

La bûche Poème by Café Pouchkine, Paris

 
Dès que j’ai vue cette bûche Poème du café Pouchkine, elle me rappelle d’emblée toute l’âme de la Russie avec les bulbes de ses églises orthodoxes ! Elle est joyeuse, poétique, gourmande. Cette bûche Poème se déclame en 6 strophes qui réinterprètent des créations mythiques du Café Pouchkine.
Le Gâteau au Citron meringué (meringue moelleuse parfumée au combawa, biscuit léger aux agrumes, crème citron),
Le Caramelis (mousse caramel, crème smetana, biscuit chocolat, crémeux caramel),
La Charlotte Impératrice
aux fruits rouges (biscuit léger, pana cotta vanille, gelée onctueuse à la fraise),
Le Prague (mousse légère au chocolat or noir, marmelade de pommes vertes acidulées),
Le Gâteau aux Marrons (biscuit à la châtaigne, crème aux marrons confits)
Le Medovick (biscuit russe parfumé au miel de sarrasin, crème sgouchonka et crème smetana)
Cette bûche est signée par le chef pâtissier Emmanuel Ryon. Elle me donne envie d’aller voir « Anna Karénine », le film de Joe Wright qui sort dans quelque jours et dont les affiches tapissent le métro parisien. Histoire de me replonge dans la Russie éternelle, dans cette histoire d’amour avec dans les rôles principaux Keira Knightley et Jude Law ! Vous pourrez toujours dans ce café Pouchkine au rez de chaussé du Printemps de la mode, retrouver les saveurs de la Russie des Tsars, avec les pirojki (petits pâtés aux champignons) accompagnés d’un Kvas, boisson fermenté à base de pain de seigle, ou d’un Medovick (dessert composé de miel de sarrasin, de confiture de lait russe et de crème fraîche), avec un thé au Samovar.

Gastronomie Fine Food chez Artucrial : l’adresse la plus chic à Paris pour préparer vos menus de fêtes !

 
Si vous êtes à la recherche de produits d’exception pour vos repas de fêtes de fin d’année, c’est chez Artcurial qu’il faut vous rendre le mardi 18 décembre 2012. Sa vente aux enchères “ Gastronomy –Fine Food2” vous propose, pour la seconde fois, une sélection de produits gourmands, très pointue, très rare et haute de gamme. Ces produits sont proposés par des artisans passionnés, des grands chefs ou des chasseurs de saveurs. De quoi vous donner le tournis ! Ils sont tous chinés sous l’expertise de Bruno Verjus, écrivain, chroniqueur gastronomique, cuisinier, qui nous partage tout le long de l’année ses découvertes et coups de cœur dans son blog Food Intelligence. Pour cette deuxième vente aux enchères, vous retrouverez les œufs de poules aux tonalités presque noires de la variété Marrans de Frédéric Ménager à la ferme de la Ruchotte, une côte de vache Rubia Galega à 70 jours de maturation de Hendrik Dierendonck, une côte de vache blonde d’Aquitaine élevée en Meuse dans le Camps de Romains par Alexandre Polmard, des agrumes rares de la collection Bachès Perpignan, des huîtres creuses choyées comme des plates dans la rivière du Belon par la famille Cadoret, un Magnum Louis XIII signé Pierre Trichet, du caviar, du foie gras, du pain…Découvrez ici la suite du catalogue et les enchères de base. De grands chefs comme Alain Ducasse, Alain Passard, Michel Troisgros, Michel Guérard, Pascal Barbot, Pierre Hermé, Michel et Sabastien Bras ont répondu aussi présents. Même René Redzepi, chef du Noma à Copenhague sera aussi de la partie. Le dîner pour deux dans son restaurant est déjà estimé entre 400 et 500€ ! Avant les enchères, vous pourrez admirer les produits en vente chez Artcurial, près du rond point des Champs Elysées.

Victor Baltard, le père des Halles de Paris

 
A l’heure où le forum des halles vit sa deuxième révolution avec les travaux actuels pour nous livrer dans deux ans « La canopée » des architectes Patrick Berger et Jacques Anziutti, la jeune génération est loin d’imaginer que sur ce lieu, se trouvait le plus grand marché alimentaire de Paris, déménagé à Rungis en 1969. Ce « Ventre de Paris », c’était les Halles de Baltard, construit par l’architecte Victor Baltard. Après deux expositions consacrées à ce lieu en début d’année, « Les Halles de Baltard, métiers du jour et de la nuit » au musée Carnavalet et « Doisneau Paris les Halles » à l’hôtel de ville,
 le musée d’Orsay consacre la première grande exposition « Le Fer et le Pinceau » à son architecte, Victor Baltard (1805-1874). Celle-ci illustre la diversité des réalisations de Baltard, marquée par sa double compétence d'artiste et de constructeur, à travers dessins d'architecture, maquettes, objets d'art, peintures, médailles et photographies. D'un côté, il a fait appel aux immenses progrès techniques de son époque, notamment dans l'utilisation du fer et du verre. De l'autre, ami des peintres Ingres et Flandrin, il a constamment veillé à la dimension artistique de ses constructions et soigné leur décoration. Il est aussi l'un de ceux qui ont façonné Paris, quand, en 1860, Haussmann le nomma directeur du service d'architecture de la ville. Ainsi, le musée d’Orsay, qui était une ancienne gare fait partie de ses œuvres.

Cette belle exposition est visible jusqu’au 13 janvier 2013 au musée d’Orsay. Pour organiser votre visite, cliquez ici.

Les lentillons

 
En Champagne, il n’y pas que les biscuits de Reims qui sont roses, les lentillons aussi ! Attention, comme le disent mes hôtes à Reims, il ne faut pas confondre lentillons et lentilles, même s’il s’agit d’un AOC du Puy ! Les lentillons sont une variété ancienne de lentilles typiques des régions de Champagne et du nord Picardie. La zone de plantation traditionnelle se situe entre Rethel et Troyes. Ils sont appelés aussi « Lentille de la Reine » ou « Lentille du Printemps ». Sa culture a été relancée dans les années 1970. Il s’agit de lentillons d’une couleur rose pâle, avec une peau fine et fondante, une saveur douce et légèrement sucrée. Une cuisson assez courte à froid, en moyenne 15 minutes en salade,  à 20 minutes en garniture, selon la texture désirée, dans un liquide aromatique permet de préserver toutes ses saveurs. Les lentillons se dégustent froids, tièdes et chauds, en entrée ou garniture. En version haut de gamme, vous pourrez les déguster au restaurant « Les Crayères » à Reims chez le chef Philippe Mille, ou à « L’assiette champenoise » toujours à Reims chez le chef Arnaud Lallement. En version home made, les lentillons s’achètent dans les boutiques bios (en moyenne 9€ le kilo). Vous pouvez les cuisiner avec les mêmes recettes que les lentilles !