vendredi 3 mai 2013

Les carnets de cuisine de George Sand



J’aurai aimé aussi séjourné dans le domaine de Nohant au temps de George  Sand. Ses carnets de cuisine, à travers ses 80 recettes,  me donnent envie d’y prendre pension. Au cœur du Berry, elle y recevait sa famille, ses amis, ses amants et les personnalités  de l’époque. Elle leur servait une cuisine simple, généreuse, gourmande avec des produits de saison, cultivés et  élevés dans la grande propriété. Chopin, Liszt, Balzac, Alexandre Dumas fils, Flaubert, Delacroix …. avaient sûrement dégusté ses bouchées à la reine, sa bouillabaisse, sa brandade de morue, son pudding aux pommes, son biscuit de Savoie, sa crème de chou-fleur à la Rohan… Ses invités illustrent ne venaient pas les mains vides, et lui offraient aussi des présents gourmands : des vins fins, des huîtres, des épices, du miel, des bananes (banale de nos jours mais rare à l’époque). Tourgueniev lui offrait même de la langue de renne ! Au-delà des repas, la table se transforme aussi en salon littéraire, où chacun pouvait lire à voix haute ses écrits en cours. Avec les magnifiques photos du domaine, et les recettes réalisées par Philippe Asset,  je savoure avec bonheur cet art de vivre et de recevoir d’un temps révolu. Ce livre de recettes nous est transmis par cette grande romancière à travers ses cahiers et carnets de cuisine. Il nous plonge aussi dans l’intimité et la vie de cette femme exceptionnelle, à travers ses recettes de femme, mais aussi de grand-mère. En fermant ce livre, « Les carnets de cuisine de George Sand » aux éditions du Chêne, nous ne lirons plus de la même manière La Mare au diable, la Petite Fadette, François le Champi…

Etre cuisinier royal à la cour d’Angleterre



Le palais de Buckingham et la reine d'Angleterre sont  à la recherche d'un cuisinier dont l'annonce a été publiée sur le site The british Monarchy.  Le profil du poste de cuisinier royal est très clair. Le Palais recherche avant tout une personne dotée « d’une véritable passion pour la cuisine », la maîtrise de la cuisine française sera un plus. Elle saura cuisiner à la fois pour des déjeuners en tête à tête, comme pour des banquets allant de 200 à 800 personnes. Fonction royale oblige, elle suivra (au moins 3 mois par an) les déplacements de la cour, et travaillera aussi bien au Palais de Buckingham, comme au château écossais de Balmoral ou dans la résidence de Sandringhan. Pour un salaire annuel de 27000 euros, elle sera logée, nourrie  sur la base de 45 heures de travail hebdomadaire. La discrétion est bien sûre demandée, du moins durant le temps de la fonction ! Si vous désirez connaître les goûts de la reine, plongez-vous sur les confidences de Darren Mac Grady, qui était cuisinier de la reine Elisabeth II, mais aussi de la princesse Diana. Sur la reine, il décrit une femme aux goûts simples. Un de ses plats préférés est la sole juste grillée, sans sauce, servie sur un lit d’épinards ou accompagnée de courgettes. Sachez qu’elle déteste la pomme de terre. Elle est attachée à ses quatre repas par jour, surtout le fameux tea time, accompagné d’un thé Darjeeling, de scones, de sandwichs (sans la croûte) au concombre et à l’œuf dur. La petite faiblesse de  la reine ? Elle aime siroter son gin ou son Dubonnet en fin de journée ! Pour ne pas vous accrocher qu’à un seul témoignage, lisez aussi les confidences de Michael Sealey qui était aussi au service de la reine pendant plus de 40 ans. Pour connaître les rituels des banquets d’état, replongez-vous dans le livre d’exposition de l’été 2008 sur les banquets royaux. Le petit plus de votre candidature, démontrez que la cuisine royale des Tudors sous le règne d’Henri VIII n’a plus de secrets pour vous !  Vous avez jusqu’au 10 mai 2013 pour déposer votre candidature.

mercredi 1 mai 2013

Boîte cœur & Muguet, Ladurée



Le muguet, appelé aussi lys des vallées est une plante originaire du Japon. Elle est présente en Europe depuis le Moyen Âge. Cette plante à clochette a toujours symbolisé le printemps depuis les Celtes qui lui accordaient des vertus de porte bonheur. La tradition d’offrir un brin de muguet revient au roi Charles IX. Le 1er mai 1561, ayant reçu lui-même de ses sujets du muguet en guise de porte bonheur, il décida d’en offrir également chaque année aux dames de la cour !

Comme chaque année, avec le retour des beaux jours, la maison Ladurée met en scène son célèbre macaron muguet dans un écrin de couleur jeune tendre, au décor d’un cœur gaufré de fleurs jaunes, inspiré au célèbre tableau de Botticelli « Primavera ». Ce macaron est garni d’une onctueuse et aérienne crème blanche parfumée d’un trait de muguet.

La boîte l’écrin 8 macarons au parfum de muguet est proposé à 17.30€, les 18, 40.70€.


Une passion française, la collection de Marlene et Spencer Hays au musée d’Orsay



Découvrez cette collection exceptionnelle de peintures, sculptures, dessins et objets décoratifs de la période postimpressionniste de Marlene et Spencer Hays au musée d’Orsay jusqu’au 18 août 2013. Ce couple texane, qui vit à New York, d’origine modeste et ayant réussi en affaires, est tombé sous le charme des rues animées, des cafés, des théâtres parisiens représentés dans les peintures des Nabis, Pierre Bonnard, Maurice Denis, Edouard Vuillard… Leur collection « Une passion française » a commencé au début des années 1980. Vous pourrez entre autre admirer la Nature Morte au homard de Gustave Caillebote, ou le Petit-déjeuner après le bain de Degas. Vous trouverez aussi dans cette collection le septième panneau des Jardins publics d'Edouard Vuillard.
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Winshluss, un monde merveilleux



Jusqu’au 15 septembre 2013, découvrez « Un monde merveilleux » de Winshluss aux Arts décoratif de Paris. Winshluss alias Vincent Paronnaud est un artiste au parcours atypique et prolifique. Dessinateur de bandes dessinées, sculpteur, plasticien, musicien et réalisateur, il multiplie les projets et les collaborations. Dans « Un monde merveilleux », il propose sa vision de sept contes issus de la culture populaire avec une vision complètement décalée, où la nourriture joue un rôle important ! Pour l’histoire de la petite sirène, vous la retrouvez au fond de la mer remplie de détritus. Elle a pris de l’embonpoint à force de passer ses journées avachie devant la télévision en se gavant de junk-food. La petite marchande d’allumette ? A force de vouloir vendre ses allumettes pour se réchauffer, elle met le feu à la ville. Hansel et Gretel ? La maison de pain d’épice s’est transformée en maison de Burger, tenu par le clown Ronald Mac Donald. 
Et le petit client mangeur de saucisse et de fast-food  affiche des formes plus que généreuse. En un mot, il est obèse ! Bref, des messages et des arguments qui encourageraient les plus récalcitrants des enfants à la consommation des fruits et des légumes, aux plats cuisinés équilibrés, pour ne pas ressembler à ces héros décatis ! Ses mises en scènes, dont il a dessiné tous les décors, font référence aux vitrines de Noël, aux grands magasins, à des étals de boutiques, à des théâtres animés ou encore à des maquettes de modélisme. Les jouets font l’objet de saynètes ludiques, drôles, cocasses et grinçantes. Comme dans tous les contes qui s’achèvent avec une fin heureuse, son petit chaperon rouge a pris la tronçonneuse pour découper le loup !
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