J’aurai aimé aussi
séjourné dans le domaine de Nohant au temps de George Sand.
Ses carnets de cuisine, à travers ses 80 recettes, me donnent envie d’y prendre pension. Au cœur
du Berry, elle y recevait sa famille, ses amis, ses amants et les personnalités
de l’époque. Elle leur servait une
cuisine simple, généreuse, gourmande avec des produits de saison, cultivés
et élevés dans la grande propriété.
Chopin, Liszt, Balzac, Alexandre Dumas fils, Flaubert, Delacroix …. avaient
sûrement dégusté ses bouchées à la reine, sa bouillabaisse, sa brandade de
morue, son pudding aux pommes, son biscuit de Savoie, sa crème de chou-fleur à
la Rohan… Ses invités illustrent ne venaient pas les mains vides, et lui
offraient aussi des présents gourmands : des vins fins, des huîtres, des
épices, du miel, des bananes (banale de nos jours mais rare à l’époque).
Tourgueniev lui offrait même de la langue de renne ! Au-delà des repas, la
table se transforme aussi en salon littéraire, où chacun pouvait lire à voix
haute ses écrits en cours. Avec les magnifiques photos du domaine, et les
recettes réalisées par Philippe Asset,
je savoure avec bonheur cet art de vivre et de recevoir d’un temps
révolu. Ce livre de recettes nous est transmis par cette grande romancière à
travers ses cahiers et carnets de cuisine. Il nous plonge aussi dans l’intimité
et la vie de cette femme exceptionnelle, à travers ses recettes de femme, mais
aussi de grand-mère. En fermant ce livre, « Les carnets de cuisine de George Sand »
aux
éditions du Chêne, nous ne lirons plus de la même manière La Mare au
diable, la Petite Fadette, François le Champi…
vendredi 3 mai 2013
Etre cuisinier royal à la cour d’Angleterre
Le palais de Buckingham et la reine d'Angleterre
sont à la recherche d'un cuisinier dont l'annonce a été publiée sur
le site The british Monarchy. Le profil du poste de cuisinier royal est très
clair. Le Palais recherche avant tout une personne dotée « d’une véritable
passion pour la cuisine », la maîtrise de la cuisine française sera un
plus. Elle saura cuisiner à la fois pour des déjeuners en tête à tête, comme
pour des banquets allant de 200 à 800 personnes. Fonction royale oblige, elle
suivra (au moins 3 mois par an) les déplacements de la cour, et travaillera
aussi bien au Palais de Buckingham, comme au château écossais de Balmoral ou
dans la résidence de Sandringhan. Pour un salaire annuel de 27000 euros, elle
sera logée, nourrie sur la base de 45 heures
de travail hebdomadaire. La discrétion est bien sûre demandée, du moins durant
le temps de la fonction ! Si vous désirez connaître les goûts de la reine,
plongez-vous sur les confidences de
Darren Mac Grady, qui était cuisinier de la reine Elisabeth II, mais aussi
de la princesse Diana. Sur la reine, il décrit une femme aux goûts simples. Un
de ses plats préférés est la sole juste grillée, sans sauce, servie sur un lit
d’épinards ou accompagnée de courgettes. Sachez qu’elle déteste la pomme de
terre. Elle est attachée à ses quatre repas par jour, surtout le fameux tea
time, accompagné d’un thé Darjeeling, de scones, de sandwichs (sans la croûte)
au concombre et à l’œuf dur. La petite faiblesse de la reine ? Elle aime siroter son gin ou
son Dubonnet en fin de journée ! Pour ne pas vous accrocher qu’à un seul
témoignage, lisez aussi les
confidences de Michael Sealey qui était aussi au service de la reine
pendant plus de 40 ans. Pour connaître les rituels des banquets d’état, replongez-vous
dans le livre d’exposition de l’été 2008 sur les banquets royaux. Le petit
plus de votre candidature, démontrez que la cuisine
royale des Tudors sous le règne d’Henri VIII n’a plus de secrets pour vous ! Vous avez jusqu’au 10 mai 2013 pour déposer
votre candidature.
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mercredi 1 mai 2013
Boîte cœur & Muguet, Ladurée
Le muguet, appelé aussi lys des
vallées est une plante originaire du Japon. Elle est présente en Europe depuis
le Moyen Âge. Cette plante à clochette a toujours symbolisé le printemps depuis
les Celtes qui lui accordaient des vertus de porte bonheur. La tradition
d’offrir un brin de muguet revient au roi Charles IX. Le 1er mai
1561, ayant reçu lui-même de ses sujets du muguet en guise de porte bonheur, il
décida d’en offrir également chaque année aux dames de la cour !
Comme chaque année, avec le retour
des beaux jours, la maison Ladurée met en
scène son célèbre macaron muguet dans un écrin de couleur jeune tendre, au
décor d’un cœur gaufré de fleurs jaunes, inspiré au célèbre tableau de
Botticelli « Primavera ». Ce macaron est garni d’une onctueuse et aérienne crème
blanche parfumée d’un trait de muguet.
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Pâtisseries chics
Une passion française, la collection de Marlene et Spencer Hays au musée d’Orsay
Découvrez cette collection exceptionnelle de
peintures, sculptures, dessins et objets décoratifs de la période
postimpressionniste de Marlene et Spencer Hays au musée d’Orsay jusqu’au
18 août 2013. Ce couple texane, qui vit à New York, d’origine modeste et ayant
réussi en affaires, est tombé sous le charme des rues animées, des cafés, des
théâtres parisiens représentés dans les peintures des Nabis, Pierre Bonnard,
Maurice Denis, Edouard Vuillard… Leur collection « Une passion
française » a commencé au début des années 1980. Vous pourrez entre autre admirer la
Nature Morte au homard de Gustave
Caillebote, ou le Petit-déjeuner après le
bain de Degas. Vous trouverez aussi dans cette collection le septième
panneau des Jardins publics d'Edouard Vuillard.
Pour plus d’information, cliquez ici.
Libellés :
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Voir et être vu
Winshluss, un monde merveilleux
Jusqu’au 15 septembre 2013, découvrez « Un monde merveilleux » de Winshluss
aux
Arts décoratif de Paris. Winshluss alias Vincent
Paronnaud est un artiste au parcours atypique et prolifique. Dessinateur de
bandes dessinées, sculpteur, plasticien, musicien et réalisateur, il multiplie
les projets et les collaborations. Dans « Un monde merveilleux », il
propose sa vision de sept contes issus de la culture populaire avec une vision
complètement décalée, où la nourriture joue un rôle important ! Pour
l’histoire de la petite sirène, vous la retrouvez au fond de la mer remplie de
détritus. Elle a pris de l’embonpoint à force de passer ses journées avachie
devant la télévision en se gavant de junk-food. La petite marchande
d’allumette ? A force de vouloir vendre ses allumettes pour se réchauffer,
elle met le feu à la ville. Hansel et Gretel ? La maison de pain d’épice
s’est transformée en maison de Burger, tenu par le clown Ronald Mac Donald.
Et
le petit client mangeur de saucisse et de fast-food affiche des formes plus que généreuse. En un
mot, il est obèse ! Bref, des messages et des arguments qui
encourageraient les plus récalcitrants des enfants à la consommation des fruits
et des légumes, aux plats cuisinés équilibrés, pour ne pas ressembler à ces
héros décatis ! Ses mises en scènes, dont il a dessiné tous les décors,
font référence aux vitrines de Noël, aux grands magasins, à des étals de
boutiques, à des théâtres animés ou encore à des maquettes de modélisme. Les
jouets font l’objet de saynètes ludiques, drôles, cocasses et grinçantes. Comme
dans tous les contes qui s’achèvent avec une fin heureuse, son petit chaperon
rouge a pris la tronçonneuse pour découper le loup !
Pour plus d’information, cliquez
ici.
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