vendredi 30 janvier 2026

Parade du Nouvel An chinois 2026 sur les Champs Elysées Paris


La nouvelle année chinoise sous le signe zodiaque du Cheval ne débute que le 17 février 2026 ! Mais dès le dimanche 1er février 2026, vous êtes déjà invité sur les Champs Elysées pour assister à une parade d’exception de célébration du Nouvel An chinois ! Rendez-vous vous est donné dès 14 heures au 99 avenue des Champs Elysées au niveau du restaurant Fouquet’s Paris, avec un parcours qui s’achève à l’Arc de Triomphe en passant par l'avenue Foch, l'avenue d'Iéna, l'avenue Victor Hugo, la rue Lauriston, l'avenue Kléber, la rue Vernet et l'avenue Marceau ! Pour ce défilé haut en couleur, entre dans des Lions et des Dragons, défilé de hanfu (habits traditionnels), danses traditionnelles chinoises Yang Ge et des Miao du Guizhou, démonstrations de taichi, de pantomime équestre mongole, près de 600 artistes et associations vous offre ce beau spectacle. L’innovation de cette 4ème édition est la présence de deux robots qui vont saluer le public au départ du défilé, interagir avec les artistes et le public !

mardi 27 janvier 2026

La pasta en forme d’anneaux olympiques pour célébrer les jeux d’hiver Milan Cortina 2026


Classée au patrimoine mondial de l’Unesco en décembre 2025, la cuisine italienne rayonnera encore plus lors de jeux d’hiver Milan Cortina du 6 au 22 février 2026 ! 


Quoi de mieux que la pasta nationale en forme d’anneaux olympiques pour accueillir les athlètes du monde entier ! Au-delà de la gourmandise, cette pasta rend hommage aussi au design et au savoir-faire italien. Produit en édition limitée, cette création unique n’est pas commercialisée mais offertes lors des relations publiques. 


Les quatre paquets de pâtes en forme d’anneaux olympiques sont illustrés par Mariamma Tomaselli, illustrés par différents sports d’hiver sur fond de paysages alpins italiens. Leur style fait écho aux affiches emblématiques de Cortina de Franco Rondinelli (Cortina 1956) et à l'œuvre d'Alex Walter Diggelman (médaillé du concours artistique olympique, section arts graphiques, en 1936 et 1948). 


Au moment de marquer les 100 jours avant le coup d’envoi des jeux d’hiver, le chef étoilé Carlo Cracco avait créé une recette exclusive de Pasta alla Crudaiola. Une recette inspirée des couleurs du drapeau italien avec des tomates, du basilic et de l’huile d’olive ! Devant l’engouement du public, cette pasta en forme d’anneaux olympiques finira par être commercialisée ! Notre tour viendra. Les jeux olympiques d’hiver 2030 seront célébrés dans les Alpes françaises.

dimanche 25 janvier 2026

Aux origines de la “bière”. Histoire et Archéologie, (Actes 1er colloque international, Saverne, 2023)


Les actes du colloque international sur « la bière » dans toute sa diversité qui s’est déroulé du 5 au 8 juin 2023 au musée du château des Rohan à Saverne sont publiés sous le titre de « Aux origines de la “bière”. Histoire et Archéologie, (Actes 1er colloque international, Saverne, 2023) » par Florent Jordy et Matthieu Michler. L’un des principaux objectifs de ce colloque par sa démarche pluridisciplinaire est, tout en présentant les derniers résultats sur l’histoire et l’archéologie de la bière, de réfléchir ensemble aux questions émergentes sur le sujet. En élargissant la focale à plusieurs types de sources et approches (histoire, ethnologie, sociologie...). Vous pouvez découvrir dans ce livre 23 contributions passionnantes sur le sujet. Découvrez-ici le sommaire détaillé.

samedi 24 janvier 2026

Le poulet mendiant version Shang Palace du chef Tony Xu à Paris



En parcourant la carte du restaurant Shang Palace de Paris, je note avec plaisir que le chef Tony Xu propose l’une des fleurons de la gastronomie chinoise, « le poulet mendiant, jiaohuaji, 叫花鸡 » version palace qu’il baptise « volaille impériale, huangdi fugui ji, 皇帝富贵鸡 », une volaille de Bresse rôtie en cuisson lente dans sa « bourse de fortune » ! D’après la légende, on doit cette recette de la région de Jiangnan (qui regroupe les provinces du Jiangsu et Zhejiang) à un mendiant de la dynastie des Ming. Ayant volé un poulet et ne disposant d’aucun matériel de cuisson, il eut l’idée de le faire cuire directement sur le feu enveloppé dans une gangue d’argile. Cette technique de cuisson qui donne une chaire de poulet très savoureuse fut adoptée de suite par son voisinage avec une recette améliorée.

Le poulet entier est mariné avec de l’alcool de riz, du gingembre, de sel. Pour plus de succulence, son coffre est farci de champignons parfumés, de pousses de bambous, de châtaigne, de graines de lotus, d’oignons verts, d’épices. Les farces précieuses contiennent en plus de l’abalone, des champignons rares, des fruits de mer. Le poulet farci est ensuite enroulé dans une crépine de porc, doublé de feuilles de lotus, avant d’être entièrement recouverte d’une gangue d’argile puis rôti au four à basse température pendant au moins trois heures. Cette recette fut consacrée par l’empereur Qianlong (1711-1799) des Qing lors de son voyage incognito dans le sud. Il était tellement séduit par cette recette qu’il la référença dans la cuisine de cour, en la baptisant fuguiji,
富贵鸡 que l’on peut traduire par « poulet précieux », « poulet de la richesse » ! C’est cette appellation chinoise plus prestigieuse que le chef Tony Xu a choisie. Pour sublimer cette recette version palace, il fait le choix d’une volaille de Bresse naturellement savoureuse. Après mise en goût, son poulet de Bresse est enveloppé de feuille de lotus, puis emprisonnée dans une pâte à pain sans levain colorée à la purée de potiron sous forme de bourse, qui rappelle aussi l’idée de fortune. Après une cuisson lente à basse température, le service en salle de cette « volaille impériale » est aussi un vrai spectacle. Le maître d’hôtel découpe la pâte à pain avant de délivrer le poulet de ses feuilles de lotus, laissant échapper les effluves délicieux ! Pour se régaler de cette belle recette chinoise, il faut commander 24 heures à l’avance.

150 nuances de sushis à la maison de la culture du Japon à Paris


Avec son exposition « I love sushi », et son salon « Voyage & saveurs du Japon 2026 » qui nous invite à découvrir les merveilles touristiques de 10 régions, avec en prime le privilège de participer à une cérémonie de thé, c’est le weekend à se rendre à la maison de la culture du Japon à Paris. 




Dès l’entrée, nous sommes accueillis par une échoppe traditionnelle en bois de sushi avec un plateau de nigiri-sushi bien garni qui fait déjà saliver ! Les nigiri-sushi, d’une bouchée de 15 à 20g à base de riz vinaigré coiffé d’une lamelle de poisson est la version que nous connaissons actuellement. Leur création date des années 1820-1830 dans la ville d’Edo, le Tokyo actuel. 









L’exposition nous présente l’ancêtre du sushi, le nare-sushi. A l’époque, le poisson salé avec du riz cuit était placé dans un baquet en bois, mis ensuite à fermenter ensemble durant plusieurs mois. Une fois à maturité, seul le poisson était consommé. C’est à partir du XVème siècle que le riz fermenté acidulé était consommé avec le poisson maturé ! 






L’origine de ce nare-sushi n’est pas japonaise, mais issue d’un territoire qui couvre le nord-est de la Thaïlande, le Laos, la province chinoise du Yunan où cette technique de conservation du poisson et riz fermenté est toujours pratiquée. C’est au VIIIème siècle que ce nare-sushi arrive de Chine par la mer au Japon. Les vitrines nous exposent de nombreuses recettes de ces nare-sushi. Il n’est pas évident que nos palais actuels puissent se délecter de ces saveurs fermentées puissantes ! 








L’acidité issue de la fermentation est remplacée par du vinaigre qui assaisonne directement le riz dans les nigiri-sushi. L’exposition nous montre plus de 150 variétés ! La boulette de riz vinaigrée se coiffe de produits des terroirs régionaux, entre les poissons, les crustacés, les algues, les œufs de poisson, les œufs ! 






Un magnifique rouleau peint de l’ère Meiji (1868-1912) illustre la confection des sushi d’ayu de la rivière Nagara. On assiste à l’étape de la pêche au cormoran, la salaison du poisson, la cuisson du riz, l’association du riz dans le poisson, les sushis dressés dans des baquets en bois recouverts de feuille de bambou avant leur chargement à cheval pour être livré à Edo. 






Nous pouvons admirer aussi l’histoire des sushis représentée dans les ukiyo-e, ces images destinées au grand public. Je découvre aussi la pièce du théâtre kabuki « Yoshitsune et les mille cerisiers » avec le troisième acte qui se déroule dans « le restaurant de sushi ». 




Dans l’intrigue, le chef cuisinier a dissimilé une tête décapitée dans un seau en bois utilisé pour la fermentation du sushi ! 



Après ces émotions, il était temps pour moi de joindre le niveau moins trois pour découvrir la gastronomie des 10 régions nippones, et assister à la cérémonie du thé !