Jonathan Siksou, dans son livre « Triompher en festin » nous confirme à travers vingt repas historiques que la « gastro diplomatie » est une pratique ancienne en France. Les banquets d’Etat font partie intégrante des réceptions officielles des dignitaires étrangers aux plus hauts sommets de l’Etat, pour conclure une négociation, pour impressionner ou pour séduire les invités de marque. Les réjouissances du palais débute en 1254 avec le roi Saint Louis reçut en grande pompe Henri III d’Angleterre à Paris jusqu’aux banquets de Noël d’exception offerts aux troupes françaises déployées à l’étranger depuis 2017 par le président de la République. Entre ces deux balises, vous serez invités aux repas des cours royales, révolutionnaires et républicaines. Pour chaque festin historique, l’auteur nous précise la date, le lieu, le menu. Chaque repas mémorable reflète les pratiques culinaires, les arts de la table, les mœurs de chaque époque à travers de menus audacieux, des décors spectaculaires. Le 10 juin 1549, la ville de Paris offrît un dîner à la reine Catherdine de Médicis avec de nombreux oiseaux à l’occasion de son sacre de reine de France dont « 30 paons, 33 faisans, 21 cygnes, 9 grues, 33 trubles à gros bec, 33 bigoreaulx , 33 aigrettes, 33 héronneaux, 33 chevreaux, 66 poulets d’Inde, 30 chapons, 99 petits poulets au vinaigre, 66 poulets à bouillir, 66 poulets en gélinotte, 6 cochons, 99 rennerons, 99 pigeonneaux, 99 tourterelles, 33 levrauts, 66 lapereaux, 33 oisons, 13 perdreaux, 3 outardeaux, 13 étourneaux, 90 cailles». Les quantités et les noms de certains oiseaux, plus consommés de nos jours nous étonne. Ces repas nous rappellent qu’en France, la grande et la petite histoire s’écrivent aussi à table entre gastronomie, art et pouvoir. Jonathan Siksou présentera son livre à la libraire de Sully à Paris le samedi 28 mars 2026 de 16 à 18h30.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire