jeudi 6 août 2009

Festival de la gastronomie marocaine à Deauville


Comment profiter cet été à la fois de la cuisine normande et de la cuisine marocaine ? Il faut tout simplement aller à Deauville.
En effet, le Royal Barrière lance son premier festival de la gastronomie marocaine jusqu’au 13 août. Une équipe de 5 cuisiniers et de 5 personnels en salle du Naoura Barrière de Marrakech (cela reste très corporate) s’est déplacée pour vous apporter les saveurs authentiques de la cuisine marocaine. La salle du restaurant a été entièrement décorée dans un style marocain. Les soirées du festival vous transportent dans un voyage culturel et insolite autour d’une aventure culinaire à quatre mains : la rencontre du chef étoilé Eric Provost avec Rachid Maftouch, le chef du Naoura. Trois musiciens et une danseuse animent les soirées. La carte proposée reste très classique : pastilla aux cailles et amandes torréfiées, couscous d'agneau aux sept légumes, tajine de boulette de kefta aux oeufs et coriandre...
Vous pouvez dîner à la carte ou opter pour le menu découverte entrée, plat et dessert à 60€.

www.lucienbarriere.com

mercredi 5 août 2009

Porte du marché de Milet




Personnellement, je n’ai jamais prêté une attention particulière à l’entrée principale des marchés que je fréquente. Jusqu’à ce que je découvre au Musée de Pergame www.berlin-en-ligne.com/archeo_pergame.php de Berlin laPorte du marché de Milet qui date de 120 après JC. C’est à la fois un choc visuel et esthétique. Cette porte, haute de plus de 16 mètres, témoigne du passé romain de Milet, qui était alors une importante cité d’Asie Mineure. Sa beauté et sa magnificence témoigne de l’importance accordée au marché de bouche, à la fois lieu commercial et de représentation sociale.

En visitant le musée, comme pour la porte du marché de Milet, vous allez découvrir aussi l’Antiquité en grandeur nature avec l'Autel de Pergame (170 avant J.C), dédié à Zeus et à Athéna, découvert à la fin du XIXe siècle à Pergame (Turquie) puis la Porte d'Ishtar et la Voie des processions de Babylone. Celles-ci datent du règne du roi de Babylone Nabuchodonosor II, vers 580 avant J.C. Ces façades sont recouvertes de tuiles émaillées, jaunes et bleues, qui représentent des animaux sacrés (dragons, lions, taureaux).

Le bretzel XXL

Depuis qu’un président américain a failli s’étouffer avec, plus personne n’ignore l’existence du bretzel. En France, on en trouve essentiellement en Alsace. A Berlin, on en vend à chaque coin de rue en taille XXL. Vous pouvez choisir entre le bretzel de base, incrusté de gros sel, au fromage, au jambon, au fromage et jambon, au fromage et aux graines de tournesol. Bref, une déclinaison à l’infini de saveurs.
C’est une pâtisserie salée intéressante. La pâte qui se rapproche de celle de la brioche est bouillie avant d’être cuite au four. Sa forme est très esthétique en forme de gros nœud. Comble du luxe à Berlin, vous avez des vendeurs de bretzel nomades en vélo, qui viennent vous voir directement ! La recette est simple et réalisable chez vous.

Pour la pâte : faites diluer un sachet de levure boulangère instantanée dans 150g de lait tiède. Dans un robot, mettez 500g de farine, 2 cuillères à café de sel fin, 40g de beurre, le mélange lait levure et 150g d’eau. Pétrissez l’ensemble jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse.

Laissez reposer et gonfler la pâte dans un endroit chaud pendant au moins 30 minutes. La pâte doit doubler de volume. Après, retravailler la pâte gonflée. Divisez la pâte en 10 ou 20 morceaux selon la taille souhaitée des bretzels. Prenez un morceau de pâte et en faire un long boudin avec les paumes de la main. Prenez chaque bout dans une main, faites les se rejoindre au milieu pour en faire un nœud, et collez les deux extrémités sur les côtés.

Plongez les bretzels formés dans de l’eau bouillante pendant deux secondes (le bretzel remonte à la surface).
Récupérez-les avec l’écumoire puis le déposer sur une plaque huilée.
Saupoudrez le dessus selon la garniture de votre choix.
Faites les cuire au four pendant 15 à 20 minutes à 200°C.

Un conseil, prévoyez une bonne bière pour étancher votre soif après !

Les bulette berlinois


Quel que soit le nom qu’on leur donne en Allemagne (« Frikadelle », « Bulette », « Fleischpflanzerl » ou « Klopse »), la plupart des boulettes que l’on fait frire dans une poêle sont à base de viande hachée, de chapelure ou de pain trempé, d’œuf, d’oignons et d’épices. « Bulette » vient du français « boulette ». Voici une recette facile et bien adaptée en cette saison estivale. Vous pouvez l’accompagner d’une belle salade de crudités pour en faire un repas complet. Pour une touche plus orientale, vous pouvez ajouter dans la recette quelques pincées de poudre de cumin.

Pour 6 personnes
800 g de viande hachée (mélange porc-bœuf)
1 morceau de pain rassis ou 3 c. à soupe de chapelure
2 œufs
1 oignon
1 c. à soupe de farine
Sel et poivre
Huile

Ramollir le pain dans du lait, le presser et l’émietter. Mélanger la viande hachée, la farine et le pain (ou la chapelure). Faire suer l’oignon haché dans du beurre, puis l’ajouter à la préparation. Saler et poivrer généreusement et bien mélanger.Façonner des galettes et les faire revenir dans une poêle sur feu doux pendant 5 à 7 minutes de chaque côté.
Servir avec de la moutarde ou du ketchup.

mardi 4 août 2009

Wurst mania


Parmi les spécialités culinaires réputées de Berlin, il y a celles qui se dégustent exclusivement assis comme les Kasseler Rippen (côtes de porc fumées), l'Eisbein (jarret de porc) dans les restaurants. Ils sont servis tous les deux avec de la choucroute et des pommes de terre. Tous deux font partie d’une séquence d’un repas plus formel. Il y a ensuite les spécialités gourmandes pour se faire plaisir (seul ou accompagné), consommés debout sans cérémonie sur des petits stands, ou tout en marchant. Elles sont vendues dans les petits imbiss (stands d’encas), généralement coincées dans un petit morceau de pain. Il y a bien sûre la fameuse currywurst, les autres sortes de saucisses, le poulet rôti, le sauerbraten (bœuf mariné), les m’aties (hareng mariné), les buletten. Parmi toutes ces spécialités, c’est vraiment la wurst (la saucisse) qui est la spécialité préférées des berlinois. Vendus en moyenne à 1.20€, vous pouvez y avoir accès partout dès 10 heures du matin jusqu’à très tard dans la nuit.
D’ailleurs, vous n’avez pas à les chercher longtemps dans les lieux de grands passages et à la sortie des métros, les vendeurs ambulants de wurst viennent directement à votre rencontre. Ils portent sur leurs corps leur stand ambulant. La bouteille de gaz dans le dos, le grill et le bac à pain devant le ventre. En cas de soleil ou de pluies, un parapluie est prévu. Je n’ai pas réussi à connaître le poids de ce stand porté. A voir les gestes et la posture des vendeurs ambulants, j’ai l’impression que le stand et leurs corps se sont fusionnés, avec des mouvements fluides. Compte tenu du petit volume de stockage de leur stand portable, ils sont réapprovisionnés régulièrement par des collègues tout aussi mobiles, avec des wurst conservés dans les glacières. Le wurst vous est servi chaud et très croustillant. Le pain qui l’accompagne est aussi tiède et croustillant. Une fois la saucisse dont la taille est 3 fois plus longue que le pain est coincé dans ce dernier, il ne vous reste plus qu’à choisir entre la sauce moutarde et la sauce ketchup, et d’éviter de vous salir lors de la dégustation.

La currywurst

Que serai un séjour à Berlin sans goûter à sa fameuse currywurst ? Il s’agit d’une saucisse de porc (wurst), coupée en rondelles et nappées de la fameuse sauce au curry, servie dans un petit pain ou avec des frites. La vrai sauce d’origine est à base de purée de tomates, de poudre de curry et de sauce worcesterhire. Beaucoup de stands ne se foulent plus et proposent à la place du ketchup saupoudré de curry ! Pour cette raison, il vaut mieux se rendre dans le quartier de Prenzlauerberg où se le plus vieux vendeur de Currywurst de Berlin, Le "Konnopke's Imbiss" (Imbiss voulant dire snack) depuis 1930, il a traversé toutes les époques : la guerre, la séparation est-ouest, la réunification mais n'a jamais cessé de vendre ces saucisses !

La currywurst est le péché mignon des berlinois qui en consomment toute la journée. En plus des baraques à saucisses, on trouve également des vendeurs ambulants qui viennent à votre rencontre.

Petit détail technique important pour les puristes : la vraie saucisse au curry doit être frite et sans peau ! Or, celles qui sont vendues à Berlin possèdent encore leur peau et sont justes grillées sur des plaques chauffantes.

A la table du Roi René


Tout au long de l'année 2009, l'Anjou célèbre les 600 ans de la naissance du roi René, une manière pour le public de découvrir plus de 10 sites angevins à travers de nombreuses manifestations intégrant les multiples facettes de ce personnage singulier et contrasté, dont la gastronomie. C’est une bonne occasion pour nous de nous replonger dans les saveurs de l’époque, de profiter de cette belle région durant l’été, dans l’attente de la conférence de Yan Morel, prévu le 28 octobre sur la « gastronomie et art de la table au temps du Roi René ».

La cuisine de cette époque était très marquée par l’usage des épices, les substances aigres ou aigres douce, et un goût prononcé pour les viandes au détriment des légumes.

Le roi René, comte de Provence, a laissé la réputation d'un souverain bon vivant, frivole, épicurien et gourmand. La cuisine, à la cour de ce roi, était une cuisine riche mais plus raffinée que celle de la plupart des tables de son temps. Elle bénéficiait des vergers, des potagers, des vignobles, des élevages d'animaux de basse-cour et de bétail que le souverain avait fait installer non loin de ses divers domaines. Les produits de la chasse et de la pêche la complétaient avantageusement. La cuisine à la cour du roi René d’Anne Vallon de Montgrand, édition Equinox, 19€ s'est évertué à inventorier les pratiques et les usages culinaires de ce temps, période située entre la fin du Moyen Age et les débuts de la renaissance. A la fois livre de cuisine et petit traité ethnographique, cet ouvrage contient de nombreuses recettes originales surprenantes voire improbables, mais reste avant toute un livre pratique et utile.

Pour des livres et textes plus pointus, les spécialistes de la cuisine médiévale sont Alban Gautier, Bruno Laurioux et Yann Morel, qui animent tous les trois la rubrique alimentation du Menestrel
www.menestrel.fr/spip.php?rubrique379, site dédié à cette période de l’histoire.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas le Roi René, c’était le fils cadet de Louis II d'Anjou et de Yolande d'Aragon. Il naquit en 1409 au château d'Angers. Devenu duc de Bar, il épouse en 1420 Isabelle de Lorraine. En 1434, à la mort de Louis III, son frère aîné, il hérite des titres de duc d'Anjou, de comte du Maine et de comte de Provence et l'année suivante à la mort de Jeanne II du titre de roi de Naples, Sicile et Jérusalem. Captif du duc de Bourgogne, il ne parviendra à se rendre en Italie qu'en 1438. Cependant, il perdra définitivement le royaume de Naples en 1442. Les réjouissances sont disponibles avec le lien ci-après
www.angers.fr/index.php?52793