samedi 6 août 2011

Tarte tropézienne



Pour vous qui n’avez pas la chance d’habiter ni à Saint Tropez, ni à Paris, voici la recette pour confectionner votre tarte tropézienne maison. Pour cela, il vous faut confectionner une pâte à brioche et une crème pâtissière.




Pâte à brioche : 500g de farine, 250g de beurre, 6 œufs, 50g de sucre semoule, 10g de sel, 10cl de lait, 20g de levure de boulangerie, sucre cristallisé.
Délayez la levure dans le lait tiédi. Versez la farine tamisé dans la cuve d’un batteur (ou dans un grand saladier pour un mélange manuel), ajoutez la levure délayée, le sucre, le sel, les œufs battus en omelette. Laissez pétrir la pâte une dizaine de minutes pour lui donner du corps. Puis incorporez le beurre à température ambiante. Continuez à pétrir jusqu’à ce que la pâte se détache des parois de la cuve.
Laissez ensuite reposer la pâte pour qu’elle double de volume. La pousse sera plus rapide si la pâte est installée près d’une source de chaleur dans la cuisine. Elle peut être travaillée la veille.
Pour une tarte tropézienne de 20 cm de diamètre, prélevez 400g de pâte à brioche finie. Travaillez-la en boule lisse, puis aplatissez en cercle la pâte avant de la mettre sur une plaque beurrée. Laissez pousser la pâte formée qui doit doubler de volume. Badigeonnez avec du jaune d’œuf. Saupoudrez de sucre cristallisé, puis faites cuire au four à 180°C pendant 35 minutes environ.

Crème pâtissière : 1 litre de lait, 8 jaunes d’œufs, 250g de sucre, 125g de farine, 1 gousse de vanille, 20g de beurre.
Portez à ébullition de lait avec la gousse de vanille fendue, réservez et laisser reposer 15 minutes pour laisser le temps à la vanille de parfumer le lait.
Dans un saladier, travaillez ensemble au fouet les jaunes d’œufs et le sucre jusqu’à ce que le sucre fonde dans les jaunes d’œufs. Ajoutez alors la farine tamisée tout en fouettant. Puis ajoutez louche par louche le lait chaud vanillé pour détendre l’ensemble. Versez le mélange dans une casserole puis mettez sur le feu. La crème pâtissière va se solidifier au moment de l’ébullition. Réduisez le feu, puis tournez sans arrêt la crème pendant 5 minutes avant de la transvaser dans un plat de volume suffisante. Tapoter avec le beurre le dessus de la crème. Ceci évite la formation d’une croûte lors du refroidissement de la crème.
Une fois refroidie, travaillez au fouet la crème pour la rendre souple. Elle est alors prête à l’emploi. Cette crème peut se préparer la veille.
Pour mémoire, la crème pâtissière de la tarte tropézienne d’origine est parfumée à la vanille. Certaines recettes vous recommandent de parfumer la crème à la fleur d’oranger. Auquel cas, si tel est votre souhait, vous ajoutez une cuillère à soupe de fleur d’oranger à la crème avant de l’assouplir au fouet.

Montage et finition : Quelque soit sa taille, petite ou grande, coupez horizontalement votre brioche en deux. Garnissez sur la « partie basse » de la brioche la crème pâtissière avec une poche à douille, en commençant par les bords et en allant vers le centre. Puis coiffez la base garnie de crème avec la « partie haute » de la brioche.

jeudi 4 août 2011

Maya, de l’aube au crépuscule




A travers plus de 150 pièces exceptionnelles qui, pour la plupart, ne sont jamais sorties de leur pays d’origine, le musée du quai Branly nous propose de découvrir les Mayas du Guatemala, l’une des trois civilisations qui ont marqué l’histoire de l’Amérique précolombienne.Dans une volonté de valorisation de la sauvegarde du patrimoine national du Guatemala, l’exposition met en avant les dernières grandes découvertes archéologiques sur plusieurs sites récemment étudiés – notamment El Mirador qui figure en tête de la liste des 5 sites sélectionnés en vue d’une nomination au Patrimoine mondial de l’UNESCO.Ces dernières recherches permettent de présenter aujourd’hui une conception plus large et plus complexe de la civilisation maya, en décrivant la grande variété et l’évolution de son organisation sociale, de ses formes architecturales et de ses styles artistiques.

Vous pouvez découvrir les belles céramiques peintes ou non, certaines d’usage culinaire et de table, des stèles, de pierres fines tailles, des vestiges architecturaux…présentés selon un parcours chronologique, offrent un panorama complet de la culture maya du Guatemala, son développement, son apogée et son déclin.L’exposition propose également un portrait actuel de cette civilisation en présentant les coutumes, rituels et richesses de la culture maya contemporaine.

Musée quai Branly, Paris
www.quaibranly.fr

lundi 1 août 2011

Fête de la gastronomie française



Suite à l’inscription du repas gastronomique des français au patrimoine immatériel et culturel de l’UNESCO, la France a décidé d’organiser chaque année au premier jour de l’automne, la Fête de la Gastronomie. La première édition aura lieu le vendredi 23 septembre 2011.
Comme pour la fête nationale du 14 juillet ou la fête de la musique, cette journée se projette comme une grande fête populaire dans toute la France pour honorer la gastronomie française. Sur le
site officiel de l’événement, des initiatives populaires, professionnelles, municipales et commerciales se multiplient déjà, qu’il s’agisse de repas, de dégustations, des découvertes des produits ou de lieux liés à la gastronomie. Une fonction de géo localisation interactif vous permet de connaître toutes les festivités près de chez vous. Si vous n’êtes pas satisfait des propositions, vous pouvez créer aussi les vôtres ! Vous avez compris. Comme pour la fête de la musique, tout le monde peut participer et être acteur de cette belle fête. Elle a pour vocation de rassembler les français autour de valeurs d’échange, de partage de convivialité et de plaisir. Elle permettra aussi de sensibiliser les consommateurs au choix des produits, de la diversité des terroirs, des spécialités régionales.
www.fete-gastronomie.fr
Le logo a été construit après étude et analyse d’un cahier de tendance. Il exprime toutes les composantes du projet et la vitalité de la créativité française. Il évoque à la fois le contenant et le contenu, avec des cercles concentriques pour représenter l’assiette et la poêle. La cuillère est une invitation à la dégustation. Les gammes de couleur proposées illustrent la périodicité automnale de l’événement.

Paris Plage

Avec le beau soleil de ce weekend, Paris Plage retrouve ses airs de station balnéaire. Au mètre carré hier vers 15h, il y a plus de monde que sur les planches à Deauville ! Plages de sable, transats, parasols, base nautique, activités sportives et animations culturelles vous sont proposées gracieusement à la fois sur la voie de Georges Pompidou entre les ponts des arts et le pont de Sully (1 et 4ème), et autour du bassin de la Villette dans le 19ème. Les touristes n’en reviennent pas de trouver la plage à la sortie de métro ! Entre les massages, les séances de taiqi, les bronzages, les concerts, vous pouvez vous désaltérer ou vous réhydrater gratuitement avec les fontaines d’eau de Paris installés tout le long de Paris Plage, ou vous faire plaisir avec une glace, une restauration légère. Du côté de la Villette, l’association « Tous à table » a ouvert un restaurant solidaire où on peut se restaurer tout au long de la journée. Chaque jour, la buvette sociale et solidaire réserve un quota de ses couverts à des clients qui ne paient que 10% du prix de leur repas. Pour le buz, chaque samedi, des chefs de renom signeront le plat du jour avec des démonstrations culinaires à l’appui. Ce samedi 30 juillet, c’est le chef Inaki Aizpitarte qui est passé à la casserole ! Les prochains chefs seront Benoit Bordier, Gilles Choukroun.
L'association Tous à Table entend ainsi mettre la grande restauration au service de la mixité sociale en resocialisant des personnes en grande difficulté grâce l'apprentissage des métiers de bouches, mais également en faisant découvrir les joies d'une cuisine de qualité, inaccessible à un grand nombre de nos concitoyens.
Tous les mercredis,
Puerto Cacao organisera également une dégustation de grands crus de cacao. Les produits sont issus du commerce équitable.
Vous pouvez apporter également votre pique-nique. Des tables et des chaises sont prêtes à vous accueillir, avec une merveilleuse vue sur les monuments historiques côté voie Georges Pompidou !
Pour connaître tout le programme détaillé des activités et des informations pratiques.
http://parisplages.paris.fr/
www.paris.fr/parisplages

Festival Présence Autochtone Montréal

A Paris, nous avons la chance d’avoir le musée du Quai Branly, qui nous initie aux arts premiers et aux cultures premières tout au long de l’année. A Montréal, ils ont la chance d’avoir chaque été, le Festival Présence Autochtone, qui fête cette année sa 21ème édition du 2 au 8 août 2011. Ce Festival se veut un lieu d'affirmation de l'universalité des cultures premières. Des artistes des Premières Nations de toute la planète viennent y rencontrer leur vis-à-vis nord-américains et y présenter leurs œuvres. C'est une occasion de réaffirmer, sur la terre des ancêtres, les messages d'accueil et de paix que ceux-ci ont lancés en toute souveraineté à tous les peuples de la Terre.

L’institut du tourisme et de l’hôtellerie du Québec à Montréal s’associe à ce Festival pour vous faire découvrir et déguster les saveurs d’une « cuisine première » avec le chef autochtone québécois
Manuel Kak’wa Kurtness et le chef Jorge Bibiano Reyes, gagnant du concours Cuisine préhispanique lors du Festival Film & Food, à Hualtulco au Mexique. Les menus du déjeuner (trois services à 25$) et du dîner (4 services 50$, 85$ avec accord mets et vins) sont porteurs de saveurs et de savoirs.

Prenons l’exemple du menu déjeuner du chef Manuel Kak’wa Kurtness.

Entrée Rillettes de lièvre aux baies d'amélanchier, sur pain de maïs.
Dans cette entrée, ce sont les baies d’amélanchier qui me sont inconnues. Il s’agit d’un arbre de la famille des rosaceae dont les fruits sont comestibles. Au Québec, ces fruits sont appelés dans le quotidien comme des « poires sauvages ». Ils se dégustent crus mais aussi cuits.
Plat principalNameshat (« tout ce qui vit dans l'eau »)Dos de doré, écrevisses et moules, servis avec épis de quenouille, salicorne et persil de mer.
Dans ce plat, c’est le doré et les épis de quenouille que je découvre. Le doré est un poisson que nous appelons sandre en France. C’est un poisson qui sévit dans les eaux fraîches des lacs et des rivières au Canada, Angleterre et Scandinavie.
DessertMetash (« fruits »)Fruits rouges sur pain sablé de farine de quenouille et de semoule de maïs, sirop d'érable et mousse au jus de bleuet .
Nous retrouvons la quenouille, servi en épi en garniture du plat principal et en farine dans ce dessert. Il s’agit de la plante typha, dont le rhizome à feuille large donne une farine sucrée. C’est l’épi mâle qui se consomme comme un épi de maïs. Dans ce dessert, nous retrouvons aussi la perle bleue du Québec, le bleuet cousin de notre myrtille. Ce bleuet était déjà connu par les amérindiennes comme médicament et ingrédient culinaire.
Vous trouverez sur le site de l’institut les autres menus
ici qui vous font voyager et apprendre dès la lecture.
Petit plus non négligeable, si vous avez dégusté ces « cuisines premières », vous pouvez remporter un voyage à Wendake et au Mexique !
Si vous êtes à Montréal, profitez de cette occasion unique.

Pachamama - Cuisine des premières nations



Le livre du chef Manuel Kak'wa Kurtness, « Pachamama » nous offre un voyage "ethnogourmand" dans l'univers culinaire des Premières Nations."La cuisine des Premières Nations dont il est question dans ce livre n'a rien de folklorique. C'est une cuisine qu'on a oublié de faire. On a oublié le goût du gibier ou des plantes autochtones qui poussent dans nos forêts du Québec. Des aliments qui nous rapprochent de ce qu'on devrait, en fait, manger pour notre bien-être", explique Manuel Kak'wa Kurtness. Dès les premières pages de son magnifique ouvrage intitulé Pachamama (ou Terre-Mère en langue quechua), publié aux éditions du Boréal, on entre dans l'univers "ethnogourmand" de ce chef d'origine innue, professeur de cuisine et guide de plein air à Mashteuiatsh - une communauté autochtone située à 5 km de Roberval, au Lac-Saint-Jean -, également artiste peintre et animateur de la série télé Pachamama sur l'alimentation des Premières Nations (diffusée sur les chaînes APTN et TFO). Les superbes photos d'Albert Elbilia nous conduisent sur les traces de ce professeur qui emmène ses élèves à la chasse et à la pêche "pour vrai", comme son père l'a fait avec lui. "Redevenir des cuisiniers nomades qui récoltent, chassent et préparent leurs repas en pleine nature fait revivre la culture, l'identité de ces jeunes. Aujourd'hui, nous achetons nos aliments au supermarché, souvent nous ignorons d'où viennent les ingrédients que nous utilisons pour nous nourrir. Il y a pourtant un garde-manger naturel tout autour de nous dont nous ne soupçonnons pas l'existence." Divisé en 11 chapitres, le livre évoque l'histoire et les traditions culinaires de 11 nations autochtones vivant au Québec, des Hurons-Wendats qui cultivaient les trois soeurs, la courge, le maïs et le haricot, aux pêcheurs experts micmacs, en passant par les nomades innus qui cuisinaient le saumon, le caribou, le phoque, le porc-épic ou l'ours sans en perdre une miette, fabriquant des vêtements et tentes en peaux et divers outils avec les os et les ligaments des animaux. Pourtant, les recettes que Manuel Kak'wa Kurtness propose sont bien ancrées dans la réalité d'aujourd'hui, certaines évoquant même la haute gastronomie québécoise puisque le chef a notamment fait ses classes avec Daniel Vézina au Laurie Raphaël de Québec. "C'est une cuisine très simple, avec de super-ingrédients, et elle n'est pas exclusivement réservée aux chasseurs et aux pêcheurs. On fait tous des BBQ et des pique-niques. Dans le livre, je propose, par exemple, une recette de similicastor à réaliser avec un pied de veau et de la viande de porc pour retrouver en bouche la texture et le goût de ce gibier pour le moins difficile à dénicher en épicerie!"
MANUEL KAK'WA KURTNESS. PachaMama.
Cuisine des Premières Nations, Éditions Boréal. 32.50€.

Eloge de l’humble



Et si nous changeons notre regard sur les objets du quotidien ? Et si ces objets, comme votre panier à salade, deviennent des objets d’art ? Tel est le parti pris de Tuulikki Chompré qui les collectionne depuis 40 ans et les expose en Limousin.
2 impasse de l’église de la cure, 87190 Villefavard
www.fermedevillefavard.com