lundi 17 février 2020

Déguster la cuisine du Chettinad sur une feuille de banane.


Situé dans le sud du Tamil Nadu, la région du Chettinad est réputée par des somptueux palais, ses temples et sa cuisine. Sa communauté de marchands de pierre précieuses devenue banquiers, les Chettiars, a construit plus de 10000 palais dans plus de 70 villages dès le 19ème siècle avec une architecture mixant les influences orientales et occidentales pour célébrer leurs réussites. Habiles commerçants qui émigrèrent en Asie du Sud Est, ils ramenèrent dans leurs bagages des influences culinaires de leur pays d’adoption, donnant à la cuisine du Chettinad des notes moins pimentées, des saveurs plus douces et parfumées. 
La cuisine utilise généralement plus de graines de coriandre, de la cannelle, du cumin, de la cardamone que de piments. Participer à un cours de cuisine est devenue une étape classique d’un circuit touristique de cette belle région. Pour une immersion culturelle complète avec les locaux, le cours se déroule au sein d’une famille qui partage à la fois sa cuisine, ses recettes familiales et sa table le temps d’un déjeuner. 
Les touristes les plus aguerris mettent la main à la pâte, tandis que les autres observent, et prennent les photos. Le barrage de la langue n’est pas un obstacle tant les échanges sont conviviaux et naturels par les gestes ponctués de fou rire surtout lorsque les larmes coulent lors de l’épluchage des oignons. Le guide est présent pour assurer les traductions lorsque le niveau d’anglais des uns et des autres ne sont plus suffisant ! 
Au menu du déjeuner, du filet poulet au poivre noir, un massala de crevettes, un massala de pomme de terre, du riz à la tomate. Mine de rien, mon amie a beaucoup appris en l’espace d’une heure de préparation à commencer par la confection d’un massala, un mélange d’épices confectionné minute pour préserver arômes et saveurs. Celui du poulet était composé de graines d’anis, de curcuma, de poivre de coriandre. Elles sont d’abord torréfiées, puis réduites en poudre dans un mortier manuellement. La suite de la recette était aussi très rapide. La cannelle et la cardamone étaient revenus dans l’huile chaude rejoints par des oignons hachés. Une fois dorés, les épices massala, le gingembre, l’ail, le curcuma, les tomates concassées, le poulet sont rajoutés. Il a fallu à peine 15 minutes pour avoir une sauce onctueuse très parfumée qui nappe les morceaux de poulets cuits. 
La saveur du poivre noir était privilégiée dans la recette. Le massala de crevettes était à base de tomate, d’ail, de poudre de piment rouge, de curcuma, de gingembre décoré de feuilles de coriandre fraîche. Le massala de pomme de terre avait la même base, enrichi en plus de graines de moutarde et d’anis.  Le riz basmati à la tomate était étonnant car mouillé au lait de coco. 
Tous ces mets étaient joliment dressés sur une feuille de banane avec toujours un nombre impair non compris les chutneys. Il ne vous reste plus qu’à déguster avec la main droite. Des couverts sont aussi prévus pour les récalcitrants ! 

Crédit photos et reportage : L. Boissière.

Colloque Gastronomie et alimentation à Saint Germain en Laye


L'association "Les Amis du Vieux Saint-Germain" qui s’intéresse au passé prestigieux de la ville vous invite à un colloque le 14 mars 2020 sous le thème de la « Gastronomie et alimentation à Saint Germain en Laye ». Il se propose de retracer l’évolution des nourritures et celles des manières de table de l’Antiquité à nos jours. Le colloque dure l journée et se divise en trois parties avec des intervenants prestigieux.
Les ressources locales :
« L’acheminement des bestiaux à Paris : la place de Saint Germain en Laye et de Poissy sur les routes de la viande (Moyen Âge-époque moderne » par Pierre Henri Guittonneau.
« La forêt de Saint Germain en Laye, une ressource convoitée » par Hélène Solignac.
« Maraîchage, vignes et vergers dans la région de Saint Germain » par Nadine Vivier.
Cuisiniers et gastronomes à Saint Germain en Laye :
« Guillaume Tirel, dit Taillevent : le premier des cuisiniers français » par Bruno Laurioux.
« Le Grand dictionnaire de cuisine d’Alexandre Dumas » par Irène Gintzburger.
Manières de tables :
« La culture matérielle du banquet à la Renaissance par Julie Rohou.
« Restaurants, brasseries, guinguettes…. 1848-1939 » par Denis Saillard.
« Le repas à la française, une innovation récente ? » par Florence Bourillon.
« Les changements des consommations alimentaires des trente dernières années » par Pascale Hebel.
La participation aux frais est de 15€ par personnes, 10€ pour les membres de la société des Amis du Vieux Saint Germain, 5€ pour les étudiants de moins de 25 ans.

jeudi 13 février 2020

Chinese food day au restaurant Mer de Chine Paris


L’équipe du Chinese food day reprend du service et vous convie à son premier dîner de l’année 2020 au restaurant Mer de Chine à Paris le 21 février 2020 à 19 heures. Au menu, des spécialités de Chaozhou潮州, une ville située au sud dans la province du Guangdong, réputées pour ses recettes à base de fruits de mer. Le dîner est facturé à 23€. Il est urgent de réserver ici si vous souhaitez avoir une place. Le menu détaillé est dans l’affiche.