dimanche 27 septembre 2009

Repas bio des Obama du G20


Pittsburg n’a pas été choisi au hasard par les Obama dans leur premier rôle d’hôte international. Ancien berceau de la sidérurgie américaine, la ville s’est mutée vers les industries vertes et les nouvelles technologies. Il s’agit donc d’un sommet « très vert » dans ses moindres détails, qui se retrouve même dans les assiettes.

Le
Phipps Conservatory and Botanical Gardens est le lieu du premier dîner d’accueil. Les chefs d’Etat et de gouvernement du G20 ont dîné au beau milieu des plantes tropicales, sous le dôme en verre de ce magnifique jardin botanique du XIXème siècle. Ce « poumon vert » de la ville de Pittsburg est 100% écologique : éclairage d’origine éolienne, sol en bambou, serres économes en eau… Le symbole est plus que fort.

Après le lieu, le contenu des assiettes. Les Obama n’ont pas fait appel à un grand chef médiatique, mais la contribution des chefs locaux. Les produits servis, le pain sont tous biologiques et d’origine locale. L’eau servie est filtrée, le café équitable et même les nappes en coton sont recyclables. Les reliefs de tables ont été transformés en compost.

Le
David E. Lawrence Convention Center est le QG de toutes les rencontres du G20. Le centre est le premier centre de convention aux Etats-Unis à être certifié LEED, elle possède aussi un jardin potager sur le toit qui fournit en laitue, aubergine, poivrons verts et tomates. Toutes les prestations de restauration ont été supervisées par le chef du centre Dominique Metcalfe avec le chef du Levy Restaurants. L’approvisionnement en denrées a été fourni par les agriculteurs bio et de proximité de la région de Pennsylvanie pour compléter les productions du toit. Au total, 40 chefs et 100 serveurs ont assuré la restauration des 2500 invités et journalistes du G20.

vendredi 25 septembre 2009

Fête de la lune中秋节


La fête de la lune, appelée aussi la fête de la mi-automne, est destinée à célébrer la lune. Elle a lieu le quinzième jour de la huitième lune, ce qui correspond en cette année du buffle dans le calendrier occidental au 3 octobre 2009 ! En Chine, les familles se réunissent autour d’un bon dîner. En cette nuit de pleine lune, on dresse un autel dans la cour de la maison pour rendre hommage à la lune. On dispose des tarots poilus cuits en « robe des champs », des escargots de rizières, de jeunes plantes de riz, des encens, des bougies, et des nourritures rondes pour faire écho à la rondeur de la lune, symbole de l’unité familiale. Parmi les gourmandises rondes, il y a la fameuse galette de la lune, riches de légendes comme la « déesse Chan g E se réfugiant dans la lune », ou « Wugang qui abat le laurier de la lune ». Il y a aussi des galettes salées croustillantes, les grosses pamplemousses ou les pommes, homophones aussi de paix.
Devant les gourmandises, on admire la lune en pensant aux êtres chers qui sont au loin।

Vous pouvez acheter dans les Chinatown à Paris ces délicieuses galettes de lune月饼, vendues dans de jolies boîtes en fer décorées par quatre. Les meilleurs viennent de Canton, de la pâtisserie « Pavillon de Lotus莲香楼月饼 » et de Hong Kong
Pour découvrir tous les rituels de cette fête, lisez « Fêtes et Banquets en Chine » aux éditions Philippe Picquier.
L’atelier initiation gourmande à Neuilly vous propose un cours de cuisine autour de la fête de la lune le samedi après midi 10 octobre 2009 www.initiationgourmande.com.
Le menu sera le suivant
· Galette croustillante au poulet, céleri et sésame dorés
· Jambonneau de porc braisé à l’anis étoilé
· Caquelon de tarots fondants et champignons parfumés

jeudi 24 septembre 2009

Le sakéお酒


Après les Etats-Unis et le Royaume Uni, le saké devient la « it drink » de la rentrée.

Qu’est-ce que le saké ? Il s’agit d’un alcool de riz produit au Japon qui titre entre 15 et 17°. Comme pour le vin français avec les vignerons, il y a autant de variété que de producteurs de saké. Les plus côtés et rares sont appelés ginjo ou daï-ginjo. Ils ont des notes d’anis, de tilleul, de noix, de rose…avec un goût soyeux et délicat.

Les sakés se boivent frais entre 8 et 12°C ou chauffé. Ils se boivent en apéritif, en cocktail et accompagnent à merveille les mets asiatiques et occidentaux. Vous ne devez plus les confondre avec le « saké » servi dans les restaurants japonais qui n’est qu’un alcool de riz chinois à 40°C !

Pour vous initier à cette nouvelle boisson, vous pouvez acquérir un saké relativement neutre comme un Sato no homare (Junmai Ginjo) ou un Kashomobito Kuheiji (Junmai Ginjo). Le saké se marie merveilleusement aussi bien avec la cuisine asiatique qu’occidentale.

Deux adresses parisiennes pour devenir un « sakémania » où vous bénéficierez des conseils précieux des vendeurs qui vous feront déguster avant tout achat.

Workshop Issé www.workshop-isse.fr

Midorinoshima
www.midorinoshima.com
Vous pourrez même rejoindre le club de l’international Saké Association. Tous les premiers mercredis du mois de 18h à 19h, vous pourrez participer à une dégustation transversale de saké, caviar et chocolat (29.90€ pour deux personnes).Inscriptions au 06 30 23 09 71 sur nodalavergne@wanadoo.fr.

mercredi 23 septembre 2009

Reine Capucine


Pour fêter leur saint patron Saint Michel, 5300 artisans pâtissiers de France vous propose une création de Christophe Michalak, pâtissier au Plazza Athénée : la reine capucine jusqu’au 29 septembre 2009।

Lorsqu’il a imaginé Reine Capucine, il a voulu marier le parfum subtil de la noix de coco avec un croustillant Gianduja lacté noisette, le tout ponctué d’une fine note acidulée au cassis et d’une ancestrale recette de biscuit moelleux revisité selon notre époque। La finalité de ces trois arômes et textures donne un vrai caractère à ce gâteau impérial. Je pensais qu’il y aura des fleurs capucines dans la recette !Une affiche de la Reine Capucine en vitrine signale les pâtisseries qui offrent une dégustation gratuite. Il y en a une sûrement près de chez vous !
Plus d'infos sur www.patisserie-artisanale.com

mardi 22 septembre 2009

479° Popcorn




Ces derniers temps, on n’arrête pas de réinterpréter les classiques aussi bien en cuisine qu’en pâtisserie. C’est au tour du popcorn de subir un total relooking. Jusqu’à présent, vous avez l’habitude de le grignoter seul devant votre télévision ou au cinéma. Désormais, le popcorn quitte ses habits de junk food pour entrer dans la sphère des grands. Vous allez le déguster en société ! Tout ceci grâce à John Arnold de San Franisco, qui a crée le popcorn parfait cuit à 479° Fahrenheit (soit 248°C) avec des goûts au pedigree international ! Jugez par vous-même, vous avez le choix entre les saveurs de truffes & cheddar / fleurs de sel & caramel / noix de cajou, curry & noix de coco / gingembre, caramel & sésame / cannelle du Vietnam & sucre. Résultat, vous pourrez servir le 479° Popcorn à l’apéritif avec une coupe de champagne, en accompagnement d’une terrine de foie gras pour amener du croquant, ou en habillage d’une glace vanille avec les popcorn aux saveurs de gingembre, caramel & sésame.
De plus, tous les ingrédients sont bios ! Et ils sont en vente au trendy « Bon marché rive gauche » et dans les épiceries fines. La petite boîte vous coûte tout de même 9€ !
www.479popcorn.com

Bain à la bière




Je viens de découvrir qu’en plus de la boire, on peut désormais s’immerger dans la bière ! Après tout pourquoi pas, on se baigne bien dans le marc de raisins ! Le concept du bain à la bière est proposé par un brasseur autrichien, Starkenberg à Tarrenz, dans le Tyrol en Autriche. Il semblerait que la levure de bière possède des vertus naturelles sur la peau, les ongles et les cheveux. Ainsi, vous pouvez vous baigner deux heures dans des cuves chauffées de 4x4 mètres, en y accueillant jusqu’à trois personnes en plus. Cela vous coûtera 135€ par personne. Pour 4€ de plus, vous vous servira une bouteille de Starkenberger (non, on ne boit pas l'eau du bain en douce) et à des zakouskis pour compléter cette orgie d'orge !

www.bierschwimmbad.com

samedi 19 septembre 2009

Hofbräuhaus


Celui ou celle qui n’a pas fréquenté le Hofbräuhaus www.hofbraeuhaus.de n’a pas été à Munich ! Ce restaurant est une véritable institution de la ville et de la Bavière। Et pour cause ! Le restaurant date de 1589 avec 3600 places assises sur trois niveaux et son Biergärten (jardin de bière). Ici, on déguste les plats traditionnels de la Bavière, arrosés de bière et enrobés d’une belle musique jouée par un orchestre vêtu de culotte de cuire et de chapeaux à plumes ! Durant la fête de la bière, le restaurant affiche complet toute la journée !

La création du restaurant Hofbräuhaus revient à William V, duc de Bavière (1579 - 1597)। Grand amateur de bière, il n’était pas satisfait de la bière brassée à Munich et en faisait importer. Mais cela revenait cher ! Il ordonna à sa cour de trouver un moyen pour concilier plaisir et coût modéré. C’est ainsi que son chambellan lui proposait l’idée de créer sa propre brasserie en septembre 1589 ! Le duc trouvait l’idée séduisante et le jour même, il recruta le maître brasseur du monastère de Geisenfeld, Heimeran Pongraz.
La bière est élevée au niveau de l’art. Les clients fidèles possèdent leurs propres chopes. Entre deux visites, elles sont enfermées dans un casier personnel fermé à clé. Ici comme partout en ville, la ration servie est d’1/2 litre d’office ! Mais on s’y fait rapidement.

La carte est très riche et s’adapte à tous les appétits। Les noms des plats sont à rallonge, et les portions très généreuses. Voici ce que j’ai dégusté.




La salade de crudités aux suprêmes de dinde poêlée aux épices.
(Grober bunter salatteler mit Rohkost – und Blattsalaten, dazu gebratene Putenbrunststreifen und frische champignons 8.70€)
J’ai eu envie d’un peu de verdure après un régime très carné de porc, entre saucisses, jarrets, jambon et escalope। Les légumes offrent des textures croquantes et moelleuse, avec de la dinde juste parfumée comme il faut, et une sauce vinaigrette sucrée।



Le jambonneau de porc rôti et croustillant servi avec ses knödels et sa petite salade de choux (Schweinsbraten mit rescher Kurste vom bayerischen Schwein dazu Reiberknödel, Semmelknödel und hausgemachter Speckkraultsalat 9.50€).
La viande porc est un vrai délice, avec une chaire fondante, soyeuse, contrasté par la croustillance de la peau rôtie। La petite salade de choux enlève la sensation de gras. La sauce est parfumée délicatement au genièvre. Son accompagnement, le knödel, est aussi un plat type de la Bavière. On aime ou on n’aime pas d’emblée. Il s’agit de boulette de pain ou de pomme de terre qui tient bien au corps. En version salée, il accompagne les rôtis et les plats en sauce. En version sucrée, elle est servie avec une crème anglaise !


Le strudel aux pommes
(Afpfelstrudel aus der Hofbraühaus Bâckerei mit Vanillesobe und Sahne 4.30€).
Ce qui est étonnant avec ce strudel aux pommes, c’est texture de la pâte, elle est molle ! A Paris, je l’ai toujours dégustée avec une pâte feuilletée, croustillante। Même si la farce de pomme est très bonne, parfumée à la cannelle et aux raisins, je préfère la version parisienne !


Dans tous les restaurants de Munich, le pain ne vous est pas proposé d’emblée et gratuitement. Vous devez commander à part un bretzel 0.90€, ou des petits pains 0.70€ vendus par une charmante beauté locale qui se faufile entre les tables !