samedi 26 février 2011

Vizit


Explorer au sens propre du mot, le goût d’une ville quartier par quartier. Cette innovation n’est pas française mais belge, lancée en 1995 à Gand par une équipe de gourmets baladeurs sous le nom de VIZIT. Découvrir les saveurs de chaque quartier accompagnée d’une personne locale. Vous pourrez ainsi caboter d’un marché à un bistrot, d’un bistrot à un restaurant.

Ce festin déambulatoire commence à s’étendre hors des frontières de la Belgique.

www.vizit.be

mercredi 23 février 2011

Candy la vosgienne au salon de l’agriculture à Paris


Si vous habitez à Paris, il vous est impossible d’échapper dans la rue, dans le métro, sur internet, dans les journaux Candy. Elle est partout ! Cette plantureuse vache vosgienne, au regard de velours, a été choisie comme tête d’affiche pour le salon de l’agriculture 2011. Cette vache, traité comme une vraie star apporte une notoriété inattendue à son éleveur, Marc Spenlé, installé à Anjeux, un petit village de la haute Saône.

Après avoir compté plus de 100 000 têtes au début du XXème siècle, les effectifs vosgiennes ont chuté jusqu’à atteindre seulement 3000 têtes dans les années 1970. Dans un contexte de course à la productivité, la vosgienne a été mise de côté et même considéré un temps comme disparue. Mais quelques éleveurs ont maintenu la souche et sauvegarder la race. Il s’agit d’une viande très savoureuse. Testez-la lors de vos prochains achats ! Pour la petite histoire, c’est à partir de son lait qu’est fabriqué le munster.
www.racevosgienne.com

Vous avez encore quelques jours et le weekend pour visiter le salon de l’agriculture, avec une nocturne le vendredi soir jusqu’à 23 heures. Vous pourrez faire un voyage dans les terroirs français et les invités internationaux, avec 35 restaurants à votre disposition ! Toute le programme est disponible sur
www.salon-agriculture.com

Séminaire international agence Bio


Pour la sixième année consécutive, l’agence Bio a organisé ce jour le séminaire international de l’agriculture biologique au sein du salon international de l’agriculture à Paris. Ce séminaire vise à
- Faire le point sur les principales évolutions observées dans l’Union Européenne et dans le monde, tant en termes de politiques publiques en faveur du développement de l’agriculture biologique qu’en termes de consommation et de production.
- Identifier les perspectives d’évolutions des filières bio à horizon 2010
- Analyser les « ressorts » de développement de chacun des pays et en tirer des « enseignements ».

Un fait est certain. L’ouverture du séminaire par François Thierry, président de
l’agence Bio, et Elisabeth Mercier, directrice de l’agence bio nous confirment que l’agriculture biologique continue son développement dans le monde. En 2009, elle représente 37,5 millions d’hectares de terres cultivées avec 1,8 millions de fermes, soit une progression de 6% de terre bio cultivée depuis 2008. L’Europe représente ¼ des surfaces cultivées avec par ordre d’importance l’Allemagne, la France, l’Angleterre et l’Italie. Si en Allemagne, les produits bio sont vendus à 30% dans les GMS, la France se caractérise par des circuits de distributions divers. Malgré la crise, la consommation des produits bio est restée globalement stable. Est-ce due à un besoin de réassurance sur le contenu de son assiette et sur sa traçabilité ? En Italie et en France, on note que les débouchés principaux des produits bio passent par la restauration collective. L’Italie avait donné l’exemple en introduisant les produits bio dans sa restauration scolaire, suivi par la France qui impose 20% de produits bio dans tous les restaurants subventionnés par l’Etat. Cette décision a un rôle pédagogique et citoyen sur le contenu des assiettes. Il s’agit de maintenir la biodiversité, les emplois, valoriser les circuits courts locaux. Toutes ces actions sont soutenues par le fond d’avenir bio, financé à majorité par l’Union Européenne.

La consommation des produits bio se concentre surtout en Amérique du Nord et en Europe. Elle représente 96%. Il faut donc comme le précise Jean François Hulot, chef de l’unité agriculture biologique à la commission européenne une réglementation européenne harmonisée pour permettre la circulation des produits bio et en assurer leur qualité. La législation européenne est harmonisée depuis 2009, avec un logo européen obligatoire à partir du 1er juillet 2012. Pour l’importation des produits bio, certains pays, après de contrôles stricts, obtiennent le régime des règles d’équivalence, c'est-à-dire que les produits bio cultivés et transformés répondent aux mêmes critères d’exigences que la réglementation européenne, qui est en avance sur celle des Etats-Unis ! Cette règlementation doit s’adapter aux accords du traité de Lisbonne. Il reste encore à harmoniser la législation sur les vins bio, dont les plans d’actions datent de 2004 ! Toutes les données sont consultables sur le site ci-après

http://ec.europa.eu/agriculture/organic/home_fr

L’intervention de Luigi Guarrera, expert agriculture biologique du CIHEAM-
IAMB, centre international des hautes études agronomiques méditerranéenne, institut agronomique méditerranéen de Bari nous montre qu’il y a une vrai coopération et transferts de savoir faire entre pays du bassin méditerranéen.

Une table ronde fort intéressant clôture ce séminaire avec les bénéfices de l’agriculture biologique dans le monde, avec Samia Maamer, directrice générale de l’agriculture bio en Tunisie, Kokou Faustin Vomewor, producteur bio togolais, Jean Claude Pons, expert FAO et inspecteur chez Ecocert et Marc Dufumier, enseignant chercheur à Agro Paris Tech.

Le compte rendu détaillé de ce séminaire sont disponibles sur le site internet de l’agence bio
www.agencebio.org dans la rubrique publication.

dimanche 20 février 2011

Festival du livre culinaire


Voici un festival du livre culinaire qui ne ressemble à aucun autre. Il est taillé comme un diamant aux passionnées de la cuisine et des livres de cuisines, avec une approche mondiale et non franco-française. Plus de 200 éditeurs français et étrangers seront présents au 104 à Paris du 3 au 6 mars 2011, avec plus de 50 nationalités. Ce festival du livre culinaire, créé par Edouard Cointreau, réunit à la fois les professionnels des livres pour les négociations des droits d’éditions à l’étranger, les cuisiniers et les passionnés de cuisine avec des show culinaires, des conférences et débats, des expositions photos, des dégustations de vins et de fromages. C’est une occasion exceptionnelle de découvrir des livres et leurs auteurs qui viennent d’ailleurs et qui ne sont pas encore sur le marché français !

Pour les shows culinaires, découvrez le savoir faire et la créativité des chefs qui viennent des 5 continents. La liste des chefs annoncés vous changera de celle que vous rencontrez habituellement. Vous avez par exemple le chef Ramzi du Liban, Wan de la Malaisie, Juanita Umana de la Colombie, Paul Cunningham du Danemark, Vefa Alexiadou de Grèce, Chakall du Portugal, Zahng Ren Qing de Chine, Monish Gujral d’Inde, Sahrap Soysal de Turquie… Leur nom ne vous parle pas. C’est le moment de venir à leur rencontre.

Pour le programme des conférences, vous avez « La montée du nationalisme culinaire » avec Edouard Cointreau, Jean Claude Ribaut, Santi Santamaria, Enzo Caldarelli, « La conférence du fromage » avec Juliet Harbutt, Périco Legasse, Jair Jorge Leandro, « La renaissance culinaire de Giant en Italie » avec Enzo Caldarelli,, « Comment cuisinier le meilleur burger » avec Denise Vivaldo, « Tout sur le cognac » avec Gérard Allemandou, « Le marché de la restauration en Chine » avec Du Guang Bei…Le mieux de consulter le programme en ligne !

L'évènement se déroule sous la présidence d’Alain Dutournier, chef étoilé du Carré des Feuillants, grand amateur d’art, lecteur éclairé et fin connaisseur en vins. L’Italie est le pays invité d’honneur du festival. Un produit sera mis en valeur: le fromage sous toutes ses formes. Le festival consacre des espaces thématiques à la street-food et aux Charity book, deux nouvelles tendances de l’édition culinaire.

J’aurai le plaisir de vous rencontrer sur les stands de mes éditeurs,
les éditions de l’Epure et Jean Paul Rocher éditions.

Pour le programme détaillé,
www.cookbookfair.com/paris.php

Manifestation professionnelle ouverte au public les samedi 5 et dimanche 6 mars 2011. Horaires : tous les jours de 10h à 19h Tarifs : grand public (samedi et dimanche), 8 €, professionnels (jeudi et vendredi) : 30 €
LE CENTQUATRE 5, rue Curial 75019 Paris (métro Riquet)

Dîner de grands chefs à Versailles


Vous allez pouvoir renouer avec les fastes de Versailles le temps d’une soirée et dîner comme la famille royale dans les lieux d’histoire de France. Le 6 avril prochain, à l’initiative de Jaume Tàpies, Président du Conseil de Relais & Châteaux, et Marc Haeberlin, président des Grandes Tables du Monde, soixante chefs étoilés du monde entier vont signer le menu servi pour 650 convives, pas un de plus ! Les recettes de ce banquet servent à financer la future Cité de la gastronomie, évoquée lors du classement à l’Unesco du repas gastronomique des français. Le dîner sera servi dans la galerie des Batailles (je sais, certains auront souhaité la galerie des glaces !) au prix modique de 890€. A ce prix, les mets servis ne pourront être qu’exceptionnels ! Vous aurez quand même le privilège d’une visite de la galerie des glaces.

Pour mémoire, l’Unesco a classé les rituels des français de se réunir autour d’un repas et non le repas lui-même ! Le fait de ce qu’ils consomment exactement n’a aucune importance. Il faut garder une distance sur les offres commerciales à venir avec le label Unesco !

Pour réserver votre table
www.relaischateaux.com

Titre de Maître restaurateur


Lorsque vous entrez dans un restaurant, le titre « Maître restaurateur » vous garantit que tous les mets servis sont cuisinés sur place par le chef à partir de produits frais et non de surgelés, que vous êtes sûre d’avoir un accueil de qualité ! Au dernier recensement, seuls 1800 restaurants sur 80000 ont été capables de décrocher la timbale ! Ce titre confirme que vous entrez dans le restaurant d’un vrai professionnel, avec une expérience professionnel reconnue !

www.restaurateursdefrance.com/titre-maitre-restaurateur.php

samedi 19 février 2011

Les dons du nouveau monde à l’Europe


Avec l’année du Mexique en France, je m’interroge sur le paysage de la cuisine française, européenne s’il n’y avait pas eu tous ces aliments du « nouveau monde » qui nous sont rapportés par les conquistadors.

En 1492, lorsque Christophe Colomb découvrit l’Amérique, ce sont les saveurs de nos recettes qui prennent aussi du relief et basculent dans l’histoire ! Dans cette Europe où la cuisine aristocratique était très marquée par l’usage des épices, la chute de Constantinople aux mains des Trucs en 1453 signe la fermeture du chemin le plus court pour accéder à la route des épices. C’est ainsi que Christophe Colomb proposait aux rois catholiques d’Espagne, Fernand et Isabelle, de parvenir aux Indes par l’autre côté du monde, et qu’il rencontra par hasard l’Amérique !

L’Amérique fut une déception. Elle n’offrait pas les épices en usage de l’époque (poivre, clou de girofle, lavande, safran, gingembre, laurier…) mais proposait de la vanille et le chile et ses nombreuses variétés. C’est Christophe Colomb lui-même qui donna au chile l’appellation de piment. Le jésuite José de Acosta, chroniqueur des Indes de l’époque, écrivit qu’il contient tant de feu et qu’il brûle autant à l’entée qu’à la sortie !

Par contre, l’Amérique offrit à ses conquistadors d’autres richesses : la tomate, l’avocat, le maïs, le chocolat, la cacahuète, et même la pomme de terre, qui va jouer par la suite un rôle important lors des famines en Europe.

Les conquistadors découvrirent aussi des animaux inconnus, les uns comestibles, les autres non. Seule la dinde et la pintade prirent le bateau pour l’Espagne.

La goyave, l’ananas, les figues de barbarie, tant prisés par ces espagnols étaient dédaignaient par le glouton Charles Quint. Par contre, c’est Louis XIV qui introduisit le premier plant d’ananas dans son potager à Versailles conçu par la Quintinie, qui s’appropriait aussi de la fleur de tournesol originaire du Mexique, comme le symbole du Roi Soleil !

Christophe Colomb n’a jamais foulé la terre du Mexique mais la présence des Conquistador a induit de fait « un échange culturel imposé par l’histoire ». Le continent d’Amérique a connu un métissage culturel intense, même sur le plan culinaire. Dominants et dominés se sont apprivoisés. Contrairement aux pèlerins du Mayflower, venus avec femmes et enfants pour coloniser le nord de l’Amérique et qui ont transposés leur cuisine européenne, les conquistadors espagnols vinrent sans femmes. Par nécessité, ils les fréquentaient, se marièrent avec elles, apprirent à les aimer et aimer aussi leur cuisine ! Ces dernières avaient appris à aimer aussi le blé, le riz, la carotte, le chou fleur, l’orange et la vache….