jeudi 7 août 2014

Recette du angel cake



Voici la recette de base du angel cake, qui vous donne cette texture moelleuse, presque aérienne. Pour 6 personnes, munissez-vous d’un moule à cheminée autour de 18 cm de diamètre. Passez au pinceau de l’huile ou du beurre fondu à l’intérieur du moule. Ce sera la seule séquence où la matière grasse est présente dans la recette. Dans un saladier, montez 5 blancs d’œuf en neige, avec 80g de sucre semoule jusqu’à ce que les blancs soient bien fermes et doublent de volume. Ajoutez ensuite 70g de farine, 1 cuillère à café de levure chimique que vous aurez pris soin de passer au tamis. Mélangez délicatement l’appareil avant de le verser dans le moule. Faites cuire votre angel cake à 160°C pendant 30 minutes. A la sortie du four, retournez le moule sur un plat jusqu’à complet refroidissement avant de démouler. Selon votre recette, vous pouvez colorer votre pâte avec quelques gouttes de colorant alimentaire, de la poudre de chocolat, de la poudre de thé vert, ou utiliser du sucre roux à la place du sucre blanc. Vous pouvez déguster cet angel cake nature, ou garnir son cœur d’une crème fouettée !

mardi 5 août 2014

Mc Nuggets à base de tofu dans les restaurants Mac Donald Japon



Depuis la semaine dernière, c’est une grande révolution qui se passe dans les restaurants Mac Donald au Japon. Les clients peuvent déguster un Mc Nuggets à base de tofu (fromage de soja) en place des Mc Nuggets de poulet. Cette innovation forcée est l’épilogue du scandale des produits à base de poulet, fabriqué en Chine pour le compte de Mac Donald. L’usine en question avait commercialisé des viandes périmées, en falsifiant les dates de fabrication. 
Le nouveau produit, nommé « Tofu Shinjo » est confectionné  à base de tofu, de poissons et de légumes. Vendus autour de 2€ les 4 pièces, ils sont servis avec une sauce au gingembre. Pour plus d’informations, cliquez ici.

Le musée des peintres de Barbizon : réminiscence de l’auberge Ganne



L’Angelus est le tableau préféré de mes amis japonais. La scène représente un couple, qui a interrompu sa récolte de pomme de terre, pour réciter ensemble une prière. Même si ce tableau, signé par l’un des peintres Jean François Millet de  « l’école de Barbizon », est exposé désormais au musée d’Orsay à Paris, mes amis ont voulu se rendre à Barbizon pour mieux comprendre ce mouvement d’artistes entre 1825 et 1875, dont les membres fondateurs étaient aussi Jean Baptiste Camille Corot, Charles François Daubigny, Théodore Rousseau…qui peignaient « d’après nature ». 
En visitant le musée des peintres de Barbizon, je ne pensais pas, découvrir en plus de la collection permanente de peintures propres à un musée, l’auberge Ganne, où le musée est installé depuis 1995 ! Cette auberge Ganne, c’était le lieu où se retrouvaient les artistes à la fois pour être hébergés et pour se restaurer. Au rez-de-chaussée, on découvre l’épicerie-cuisine-chambre à coucher des aubergistes, la salle à manger des officiers, et la salle à manger des artistes. Ces trois espaces restituent le décor et l’ambiance de l’auberge Ganne tels que l’ont connu tous les artistes et hôte de passage au milieu du 19ème siècle. 
Dans la salle à manger des artistes, une table rectangle occupe le centre de la pièce, avec ses deux bancs. Contre le mur, un buffet bas dont les portes sont peintes en trompe d’œil pour suggérer d’emblée le contenu du meuble, un panneau « La danse autour du punch » nous donne une idée joyeuse de l’ambiance qui y règne durant les repas. 
C’est la pièce l’épicerie-cuisine-chambre à coucher des aubergistes qui m’a le plus étonné. A l’époque, c’est par la porte de cette pièce qui donnait sur la rue que l’on entrait dans l’auberge. Cette pièce avec sa triple fonction était composé d’un comptoir où trônent encore une balance, des bocaux pour la vente « du sucre, du café, de la cannelle et autres denrées coloniales », et au-dessus, des bouteilles de vin retournées. 
Le point de cuisson était constitué par une magnifique cheminée équipée de chaudron et de crémaillère. On aperçoit un vaisselier suspendu et un buffet, qui nous donne une idée de la vaisselle de service.
 Le lit à coucher des aubergistes se trouvent dans la même pièce. Ils voulaient laisser les autres pièces à leurs clients. Il n’y a point de problème sur leur intimité. Les aubergistes étaient toujours les derniers à se coucher et les premiers à se lever. La dernière pièce du rez-de-chaussée est la salle à manger des officiers. 
Le nom de cette salle rappelle qu’en 1839, à l’occasion de manœuvres militaires qui avaient lieu sur la plaine de Chailly, des officiers sont venus prendre leurs repas à l’auberge Ganne. Comme ils ne voulaient pas se mélanger avec les artistes, ils prirent leurs repas dans cette pièce séparée. La table d’hôte est dressée à votre arrivée comme si elle vous attendait, avec la vaisselle du service dit « Flora » produit par la faïencerie de Creil et Montereau.  La suite de la visite se passe au premier étage où vous découvrez les anciennes chambres transformées en salle d’exposition. La visite de ce musée est une jolie étape dans votre découverte de cette magnifique forêt de Fontainebleau. Pour plus d’informations, cliquez ici.

lundi 4 août 2014

Angel cake, à la pâtisserie Ciel, Paris



L’Angel cake, c’est la signature gourmande de la Pâtisserie Ciel nippone ouverte tout juste il y a un an. Il s’agit d’une génoise aérienne, sans beurre, vaporeuse très à la mode en Asie. De forme ronde, elle est déclinée en plusieurs parfums et garnie en son cœur d’une crème chantilly, de crème pâtissière ou même d’une gelée de fruits. J’ai dégusté l’angel cake au parfum de yuzu. La pâte révèle un léger parfum de yuzu, la crème chantilly relevée d’un confit du yuzu amène la matière grasse en bouche pour donner plus de corps et de gourmandise à la dégustation. C’est tout simplement délicieux. Vous avez le choix entre les saveurs classiques (sésame, framboise, sésame noir, matcha, yuzu) ou des créations saisonnières comme l’actuel angel cake pêche et rose, le sakura (fleurs de cerisier) ou le sunset (passion, banane, ananas). Depuis peu, vous pouvez déguster aussi à des angel cake salé, comme celui au basilic. Pour vous rappeler que vous êtes dans une pâtisserie japonaise, vous aurez une belle boîte en forme de petit moulin blanc en origami pour vos achats à emporter ! Pour plus d’information, cliquez ici.

dimanche 3 août 2014

Nian gao au lait de coco



Le nian gao 年糕est la pâtisserie rituelle du nouvel an chinois. En consommer symbolise un souhait d’élévation intellectuelle, de niveau social et de richesse ! Il est confectionné à base de farine de riz glutineux, de sucre, de matière grasse et d’eau. De par la nature de la farine de riz glutineux, il a une texture collante, élastique en bouche, très prisée des asiatiques. La difficulté de cette recette se trouve dans le bon ratio entre la farine et l’eau. Pour ce weekend, j’ai voulu innover en déclinant le nian gao avec du lait de coco à la place de l’eau, pour une touche plus exotique.  Ce fut une réussite, et mon niao gao au lait de coco a été dévoré rapidement à table. 
Voici la recette. Faites chauffer 500 ml de lait de coco avec 200g de sucre (plus si vous aimez très sucré) sans atteindre l’ébullition. Tamisez 200g de farine de riz glutineux et 50 g de farine de tapioca dans un saladier, puis versez dessus lentement le lait de coco sucré tout en mélangeant avec un fouet pour obtenir une belle pâte fluide. Ajoutez dans la pâte 3 cuillères à soupe d’huile neutre. Mélangez à nouveau intimement la pâte. Huilez un moule de 25 cm de diamètre avec au moins 5 cm de hauteur. Versez dedans la pâte, puis faites cuire à la vapeur pendant une heure. Laissez refroidir avant de déguster. Par rapport à la recette chinoise d’origine, j’ai remplacé l’eau par le lait de coco, le saindoux par une huile neutre (colza, arachide), et j’ai ajouté de la farine de tapioca pour améliorer la texture en bouche et la rendre moins collante.