dimanche 8 janvier 2023

Le steam Bar Paris : des dimsum kawaii !


Entre raviolis et baos aux influences Hong kongaises, izayaka et gyozas aux inspirations tokyoïtes, ce Steam Bar 蒸吧 ouvert en 2019 à quelques pas de Saint-Germain des Prés à Paris est réputé d’être une adresse excitante pour les amateurs de cuisine d’Asie créative. La carte est signée par le chef Hongkongais Chi Chueng Wong passé par les cuisines du Shangri La en qualité de maître dimsum, 




et le décor feutré tout en rouge (surtout le soir) qui rappelle dixit les influenceurs l’élégance des films de Wong Kar Wai. Le soir de notre visite, nous avons commandé les 11 raviolis du menu, le bao et gyozas au canard ! Dans l’ordre de dégustation, il y a eu le


Wan chai, un ravioli en forme de demie-lune garnie de porc, gambas, carotte, ciboulette thaïe.



Black Pearl, un hakao avec une pâte teintée à l’encre de seiche aux gambas, gingembre, basilic thaï, servi avec un bouillon crémeux au sésame.


Little Hanoï, un siu mai au bœuf, cannelle, anis et coriandre thaï.


Hong Kong Streets, un siu mai au porc, poulet, scamorza fumé, cacahuètes, échalotes frites, sauge.


Lotus bleu. Ce ravioli est l’un des plus attendus par sa couleur bleue et l’élégance de son pliage. Mais c’est un ravioli tout blanc qui était servi ! La farce est végétarienne avec du taro, pomme de terre, oignon blanc, chou pommé, rhubarbe.


Fan ko royal, un ravioli à la pâte rouge aux gambas, langouste, carottes, ciboulette, coriandre, riz rouge.


Etoile filante, un ravioli à la pâte jaune au curcuma, avec poulet, haricot, carotte gingembre.


Etoile mystérieuse, un ravioli végétarien avec aubergine, edame, fenouil, coriandre, yuzu, pesto basilic thaï.


Sechuan lovers, un wonton au porc et poulet, avec une sauce pimentée, poivre de Sichuan, vanilles coriandre.


Tchick Tckick, un ravioli au poulet, porc, champignons eryngii, vermicelles de riz, coriandre.


Lili Rouge, un ravioli gambas, Saint-Jacques, carotte, céleri, œufs de lompe.


Bao chashu BBQ, un bao au porc laqué sauce barbecue.


Gyoza kanako. C’est sa farce au magret de canard qui nous l’a fait commander, avec poulet, carotte, gingembre, sobasha, sauce hoisin.


Raviolis au bouillon.


Dans la dégustation de cette série de raviolis, j’ai apprécié la beauté de leurs pliages issues des techniques traditionnelles chinoises, l’élégance de leur service sous cloche qui rendent les dimsums chics ou dans des paniers en bambou classique, les saveurs sont au rendez-vous. 


Sur certaines bouchées, les saveurs des ingrédients chers comme la langouste, le Saint-Jacques passent inaperçues. L’incorporation d’ingrédients occidentaux comme la vanille, la rhubarbe, scamorza dans les farces des dim sum pour des parfaire saveur et textures reste très discret. 


En cantonais habitué à la dégustation des dim sum, deux bouchées nous servent d’étalon. Le hakao, les raviolis de crevettes et les baos au porc laqué. Si les hakao étaient bien avec une farce où on a de la mâche et de la texture ferme des crevettes, une pâte souple, le bao au porc laqué était plat comme une galette avec une mie qui colle aux dents, alors qu’il aurait dû être bien joufflue, avec une mie aérienne, et la pâte qui s’ouvre comme un volcan au sommet pour libérer un peu de jus de porc laqué !





Nous avons terminé sur les notes sucrées avec un miss Malaiko, une génoise vapeur servi avec un coulis caramel passion, et une dame de Shanghai, une religieuse au marron et litchi. L’appellation de cette dernière est à revoir car une religieuse comporte un petit chou superposé sur la grande !


Ce Steam Bar s’adresse à une clientèle qui apprécie des bouchées exotiques aux saveurs d’Asie avec la créativité du chef. Nous avons accompagné notre dîner d’un thé au jasmin. Le service est attentionné avec des bouchées qui arrivent bien chaudes et bien séquencées. Côté prix, nous sommes dans le haut de gamme !

 

samedi 7 janvier 2023

Exposition « Sangam » de Subodh Gupta au bon marché Paris


La carte blanche donnée par le Bon marché de Paris à Subodh Gupta est l’occasion de découvrir l’un des artistes contemporains le plus célèbre au monde, connu pour ses installations monumentales composées entre autres d’ustensiles de cuisine entre faitouts usés, casseroles et marmite, de fragments de miroirs, de mobilier vintage ! 





Des œuvres imaginées in situ, sous le nom de projet « Sangan », qui ont le pouvoir de dialoguer avec le public et d’évoquer une expérience universelle et unique : le rituel du repas ! 





L’exposition est visible du 9 janvier au 19 février 2023. Réservez dès maintenant les visites privées de l’exposition guidées par l’artiste en personne, les rencontres et les ateliers visites. Pour plus d’informations pour préparer votre visite, cliquez-ici.


 

 



La plus ancienne preuve de cuisson des aliments remonte à 780 000 ans !

A quand remonte la plus ancienne preuve de cuisson ? Lors de ma visite au musée de l’Homme à Paris, je découvre que la plus ancienne trace de maîtrise de feu en Europe date de 380 000 ans sur le site archéologique de Terra Amara. Si les chercheurs savaient que les Homo Erectus maîtrisait bien le feu il y a 1,7 millions d’années, il était difficile jusqu’à présent de connaitre quand il avait commencé à s’en servir pour cuisiner ! 



La preuve scientifique est apportée par les archéologues israéliens sur le site archéologique de Gesher Benot Ya’aqov dans le nord d’Israël. Des microrestes de poissons trouvés sur le site révèlent que les occupants cuisaient des carpes à l’étouffé il y a 780 000 ans ! Pour confirmer ce point de vue, les chercheurs ont étudié par diffraction aux rayons X l’émail des dents des carpes. Ils ont constaté que leur structure a été modifiée par une chaleur modérée comprise entre 200 et 500°, alors qu’un feu de bois habituel a des températures entre 800 et 1000°C. Cette chaleur modérée signe ainsi l’acte culinaire de cuisson ! Les scientifiques avaient conclu « un usage continu et maîtrisé du feu ». La cuisson rend plus digeste et plus sains les aliments, contribuant ainsi à l’expansion du genre humain.