samedi 18 mars 2023

Déjeuner chez des amis à Dijon


Être invité à déjeuner chez des amis est toujours un vrai bonheur. C’est l’occasion pour moi de découvrir les recettes familiales, et d’observer si « le repas gastronomique des Français » classé par l’Unesco en 2010 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité se vérifie dans la pratique. Pour cette invitation à déjeuner en toute simplicité chez mes amis à Dijon, la réponse est un grand oui ! 



Les retrouvailles et les discussions animées se déroulent autour d’un apéritif au champagne, accompagné de toast de pain grillé aux rillettes de canard, de toast de pomme de terre thon mayonnaise câpre, et de gougère tiède ! Habitué aux gougères en petites bouchées, je découvre ces gougères maison en taille XXL découpées avant le service. 


La table était joliment dressée, sans chichi. 




L’entrée était un œuf mollet en gelé avec de la truite fumée servi avec un vin blanc du château Chamirey. 




Le plat principal des gambas au lait de coco et paprika, était accompagné avec du riz basmati aux épices et du riz long au citron. 



C’est un vin rouge Aloxe-Corton qui escorte le plat ainsi que le plateau de fromages avec l’époisses, la cancoillotte maison Raguin, de la tomme et du bleu. 


Le dessert était une magnifique tarte au chocolat et aux pistaches, avec une pâte croustillante au bon goût de beurre, et une ganache au chocolat très moelleuse. Café et digestifs clôturent le menu de ce déjeuner amical. J’ai beaucoup apprécié ce déjeuner pleines de saveurs, avec des recettes familiales délicieuses, où nos hôtes ont mis du soin à la fois dans le choix du menu et des vins locaux.

 

La statue « Le vendangeur », place François Rude Dijon


Cette jolie place François Rude entourée de maisons à colombages, avec sa fontaine, est l’un des lieux les plus touristiques de Dijon. Si elle porte le nom du sculpteur François Rude (17841855) né à proximité au 5 rue François Rude, les Dijonnais l’appellent la place Bareuzai en hommage à la statue « Le vendangeur », œuvre de Noël Jules Girard (1816-1886), perchée au sommet de la fontaine. 



On y voit un petit bonhomme en bronze en train de fouler les raisins ! Bareuzai désigne en patois bourguignon la personne chargée de fouler les raisins au moment des vendanges, et qui en ressortait de la cuve le « bas rosé », les jambes teintées en rose ! 


D’après mes amis bourguignons, ce surnom désigne aujourd’hui les vrais Dijonnais, avec un esprit joyeux et un amour du vin. Cette statue était érigée en hommage au vin, suite à une catastrophe qui a faillit décimer le vignoble bourguignon. 





Les meilleures adresses de moutarde, de pain d’épices, de nonnettes, ainsi que la porte Guillaume qui datent du XVIIIème siècle sont justes à quelques pas !


 

 

 

Restaurant de l’hôtel l’escargotière, Chenove Dijon


Fondé en 1908 par les frères Thabard, l’hôtel l’escargotière était réputé en son temps comme exploitation d’un élevage d’escargots sur le plateau de Chenove, à 10 minutes en voiture de la cité internationale de la gastronomie et du vin de Dijon. 



Le soir de notre visite dans son restaurant « La Véranda », l’escargot, produit emblématique de la cuisine bourguignonne n’était pas présent sur la carte. Le chef Patrice Amadieu propose une cuisine traditionnelle du terroir préparée avec des produits frais et bruts, issus de la région. Le restaurant est labellisé Maîtres Restaurateurs de France. 


Pour notre dîner, nous avons choisi en entrée le jambon persillé de Bourgogne, le produit phare de la charcuterie bourguignonne. Ce jambon persillé est préparé avec des morceaux de jambon et d’épaule de porc saumurés, cuits au bouillon et d’une sauce aromatisée avec du vin blanc AOC e Bourgogne, de vinaigre et de persil. 



En plats principaux, il y a eu un pavé de bœuf charolais grillé, et un poisson du jour avec son coulis d’agrume. 



Pour les desserts, nous avons pris un baba au rhum à la crème chantilly, un parfait glacé au cassis pain d’épice et marc de Bourgogne. Le dîner était savoureux. 



La salle de restaurant en mode jardin d’hiver, très dépouillée, de charme ! Une belle photo d’un vignoble rappelle que Chenove est aussi un point de départ de la route des vins de Bourgogne.