mercredi 5 décembre 2018

Espèces en voie d’illumination, jardin des plantes Paris


Eclairer les consciences des petits et des grands par la féérie, la poésie et la beauté tout en s'amusant! au jardin des plantes à Paris.
Tel est le pari pris de ce festival des lumières insolite
Avec de magnifiques et monumentales lanternes chinoises d’animaux disparus ou menacés, cette balade nocturne nous rappelle l’importance de prendre soin de notre planète, de protéger et préserver notre faune et notre flore.
Le plus étrange de cette promenade est de naviguer entre les vrais animaux en chair et en os, et les animaux de lumière et de soie. Ce festival de lumière insolite est aussi jalonné de spectacles vivants sur le thème de la nature et d’ateliers pour les enfants qui pourront même construire et décorer leur propre lanterne.
Vous pouvez admirer ces « Espèces en voie d’illumination » jusqu’au 15 janvier 2019. Ce festival me fait penser aux « Jardins de lumière » qui s’y déroule chaque année au mois de septembre au jardin botanique de Montréal.

La renaissance du pâté croûte


Le pâté croûte fera sûrement partie de vos agapes de fin d’année. Cette pâtisserie charcutière, qui remonte au moyen âge revient de loin, grâce à un groupe de chefs passionnés qui lui a redonné tout son lustre et sa modernité. Sa mise en lumière est assurée par le désormais couru championnat du monde de pâté croute qui vient de fêter sa 10ième édition le 3 décembre 2018. 
Parmi les 13 candidats en lice, c’est celui de Daniel Gobet (n° 10), traiteur à Divonne Les Bains (So Good traiteur) qui a raflé le titre de championnat du monde du pâté croûte. Le jury présidé par le chef Pierre Gagnaire était séduit par son pâté de volaille de Bresse et de canette de barbarie, au foie gras des landes, cèpes, ris de veau et gelée. 
C’est le chef japonais Keiichi Tokita (n° 5, Shinagawa Prince Hôtel à Tokyo) qui décroche la 2e place, 
et le parisien Olivier Horville (n° 3 Maison Verot) la 3ème place. Comme vous pouvez le voir sur leurs réalisations, le pâté croûte est une des recettes les plus difficiles et les plus techniques de la cuisine française. Il doit être constitué d’au moins 50% minimum de pâté qui lui donne son appellation, avant d’être complété par d’autres ingrédients nobles comme le foie gras, de la volaille, des pistaches, des champignons, de la truffe, du gibier…. La farce est cuite dans une pâte feuilletée ou brisée en terrine. Le travail des chefs ne réside pas seulement dans les saveurs, ils travaillent aussi l’esthétisme de la farce et de la pâte pour offrir un joli spectacle pour les yeux au moment de la découpe. Les condiments qui accompagnent sa dégustation sont aussi travaillés comme des pièces d’orfèvres !
Avec la publication du livre « La confrérie du pâte croûte », 33 chefs finalistes ou gagnants de ce célèbre championnat vous livrent leurs recettes sur ce monument de la gastronomie française. Et si vois en préparez un pour les fêtes ?
Source des photos : Championnat du monde pâté croûte.


samedi 1 décembre 2018

Musée de la nourriture dégoûtante, Malmö Suède


Au moins, l’appellation du musée ne laisse aucune surprise ! Le disgusting food museum (Musée de la nourriture dégoûtante) qui ouvre jusqu’à fin janvier 2019 à Malmö en Suède présente 80 spécialités culinaires que tout le monde n’est pas sûre d’apprécier. L’objectif de ce musée saugrenu est d’amener le visiteur à s’interroger sur le concept de dégoût, de voir qu’en matière alimentaire, ce qui est jugé délicieux par une société ne l’est pas nécessairement pour une autre avec ses « curseurs culturels ». Ces paramètres jouent sur l’aspect, les odeurs, les textures,  les formes et la matière première utilisée. En voici quelques exemples.

Le Cuy. Ce cochon d’Inde rôti est un mets de choix au Pérou, domestiqué depuis près de 5000 ans. Il est toujours réservé au menu des jours de fête dans les Andes.

Le Casu Marzu. Cette gourmandise sarde signifie « fromage pourri » avec la particularité de contenir des larves vivantes.

Le pénis de taureau. En Chine, il est considéré comme un aliment fortifiant avec des supposées vertus aphrodisiaques. Sa préparation nécessite plusieures étapes de blanchiment pour enlever sa forte odeur d’urine.

Le durian. Fruit star en Asie du sud-est, les personnes qui n’aiment pas trouvent qu’il a une odeur pestilentielle. Il est interdit d’entrée dans les transports publics et dans les grands hôtels.

L’alcool de souris. Les cadavres de souriceaux (sans duvet) sont marinés dans l’alcool de riz pendant des mois. Cet alcool perçu avec des vertus thérapeutiques est consommé dans certaines régions de Chine et de Corée.

Le natto. Il s’agit de graines de soja fermentées, souvent servis en condiment, jugé comme un délice par les japonais. Il a un aspect très gluant avec des effluves de fromage moisi.

Le su calle. Un autre fromage de Sardaigne à base de lait cru de chevreau. Sa méthode de confection est originale. On abat un chevreau qui vient de téter et on prélève son estomac. On noue les deux bouts et on laisse sécher…  La pressure naturelle de son estomac assure la fermentation. Son goût est très fort.

La tête de lapin épicée de Chengdu en Chine. Les chinois adorent les textures différentes entre les joues, la langue, les yeux et la cervelle !

Le kalle Pache (ou khash). Il s’agit d’une tête d’agneau cuisiné. Une recette traditionnelle et très prisée en Arménie, Géorgie, Iran, Turquie….

Le kopi Luwak indonésien. Il s’agit du caca des civettes. Ils adorent manger les cerises de cafétier. Ils digèrent la pulpe mais pas les graines de café. Le kopi Luwak est un des plus chers cafés du monde, recueillis dans les selles des petits rongeurs.

Le balut ou œuf de cane couvé. C’est une spécialité asiatique d’un œuf de cane couvé en moyenne trois semaines. On peut manger le fœtus de canard cru (très tendre), avec du sel, du vinaigre ou cuit à la vapeur.

Le hákarl. C’est une spécialité culinaire islandaise à base de requin du Groenland à l’odeur puante pour les non- initiés.

Il y a encore d’autres produits à découvrir comme le fromage de soja puant, le surströmming (le hareng fermenté de la baltique)… Les plus audacieux peuvent déguster des recettes mises en libre-service ! 
La surprise vient aussi des produits non classé par nous dans la catégorie dégoutante comme le porc ! En fait, Andreas Ahrens, directeur du musée veut faire réfléchir les visiteurs sur comment sont fabriqués aussi leur nourriture au quotidien en plus de la notion du dégoût. Ainsi, l’élevage du porc industriel, avec ses antibiotiques rendent la viande « dégoutante » !
Et vous, quelle est votre liste de nourriture dégoûtante ?

Source des photos : Le disgusting food museum

« Pourquoi on ne mange pas la tortue, Contes de Madagascar » de Sylvia Hanitra Andriamampianina


Les malgaches obéissent à de multiples tabous ancestraux appelés « fady » qui leur interdisent de consommer certains aliments. Certaines ethnies ne mangent pas de tortue (de mer et de terre), de chèvre, de porc, de bœuf sans corne, d’anguille, de hérisson…. Avec ses douze contes traditionnels malgaches, vous en découvrez les raisons pour la tortue. Sylvia Hanitra Andriamampianina, enseignante et chercheuse en littérature comparée à l'université de Tuléar, rend hommage aux histoires que lui racontait sa mère dans une langue orale et fleurie lorsqu’elle était enfant. Pour découvrir son livre « Pourquoi on ne mange pas la tortue, Contes de Madagascar » aux éditions no-comment et lire la première histoire, cliquez-ici. En plus des raisons liées au « fady », les tortues marines sont des espèces protégées à Madagascar et la consommation de leur viande est interdite.