samedi 18 avril 2026

Le restaurant de la basilique Notre Dame de la Garde Marseille


Figure emblématique de la ville de Marseille, la basilique Notre Dame de la Garde est visible dès la sortie de la gare de Saint Charles, et du Vieux Port. 



Appelée aussi « La Bonne Mère » avec sa statue dorée de Marie, protectrice de la ville et de ses marins, c’est le monument le plus visité de la ville. 





Situé sur une colline à proximité du Vieux Port, elle offre des vues magnifiques à 360° sur Marseille. Lors de ma dernière visite, je découvre qu’il existe un restaurant à l’intérieur de la Basilique. 






Le restaurant se veut comme un lieu d’accueil créateur de lien social, avec une offre de restauration engagée et inclusive. 






La carte propose une belle cuisine méditerranéenne, aux notes provençales à l’image du semainier : fricassé de seiche à la Marseillaise crémeux d’épinards, alouette sans tête champignons Portobello et polenta, aïoli, pêche de méditerranée riz de Camargue et petits légumes, demi-poulet fermier haricots verts et frites. La carte propose aussi des recettes typiques de Marseille comme la salade de poulpe, la brousse aux légumes printaniers à l’estragon, la soupe de poisson du chef, longe d’espadon grillé sauce vierge, sôcisse de Marseille au fenouil et à la badiane. Les touristes, les visiteurs et les pèlerins peuvent se régaler chaque jour de 8h15 à 16h30, pour petit-déjeuner, déjeuner ou une pause gourmande. Ils peuvent repartir aussi des produits locaux grâce à l’épicerie fine voisine du restaurant. 





Cette offre de restauration sur place facilite la visite de nombreux groupes de touristes qui se laissent tous charmés par le style romano-byzantin de la basilique, en admirant ses coupoles en or, ses mosaïques en or avec sa polychromie des pierres. 




On y vient tous pour allumer un cierge, faire une prière à Marie pour demander une faveur, ou pour remercier la vie !

Marseille vue par les Detaille : 164 ans de photos au musée d’histoire de Marseille



De 1860 à nos jours, la dynastie de trois générations de photographes -Fernand, Albert et Gérard Detaille- ont immortalisé l’évolution de la cité phocéenne et de ses habitants. 




Cette exposition « Marseille vue par les Detaille » au musée d’histoire de Marseille est une invitation d’un voyage unique dans l’histoire visuelle de Marseille, son évolution urbaine, sociale et culturelle. 








On constate que le Vieux Port, la Cannebière, les marchés animés restent l’épicentre de la ville à travers le temps. Je découvre les métiers oubliés comme les cireurs de chaussures, les rémouleurs, les chiffonniers, les portefaix. Des poissonnières, des vendeuses de pains, de champignons, de bouquetières tenaient déjà commerce sur le Vieux Port. 






Des photos nous rappellent aussi le souvenir des halles Delacroix, l’autre marché aux poissons surnommé le ventre de Marseille. 



Les photos des Detaille témoignent aussi de la ville ancienne avec ses quartiers populaires, son urbanisme ancien, des rues commerçantes vers les grandes transformations urbaines que nous voyons aujourd’hui. 









J’ai aimé découvrir aussi les artistes, les écrivains, les figures politiques qui animent la vie culturelle locale. On y voit Joséphine Baker, Jean Giono, Marcel Pagnol, les écrivains Paul Valéry, Romain Gary, Jean Cocteau, le sculpteur César…. La section « Portraits de Marseillais-ses » de 1900 à nos jours capturent la diversité de la population marseillaise, leurs quotidiens, leur plaisir de vivre et de faire la fête.


 



Ce fond de photos exceptionnel commence au 77, La Canebière, dans l’atelier fondé par Nadar, pionnier de la photographie française. À son départ en 1903, son premier assistant, Fernand Detaille, reprend les lieux et y développe un style profondément humain, capturant la vie quotidienne des Marseillais avec sensibilité et justesse. Son fils Albert, formé aux Beaux-Arts, y insuffle une dimension plus poétique et artistique, tandis que Gérard, le petit-fils, modernise l’approche et les techniques, ouvrant la voie à la photographie contemporaine.

samedi 11 avril 2026

Le café des Ministères à Paris avec le vol au vent en majesté !


Situé à quelques pas de l’assemblée nationale, le café des Ministères, le restaurant du chef Jean Sévègnes en cuisine et de son épouse Roxane en salle a très bonne réputation. Non seulement auprès des députés voisins, mais aussi auprès des clients du quartier et des touristes ! 






On y vient pour une cuisine traditionnelle française faite maison (notamment dus sud-ouest) avec des produits frais saison. Parmi les recettes stars, il y a le vol au vent et le flan à la vanille de Madagascar que le chef ne peut plus retirer de la carte tant les clients en sont friands. 



Ce vol au vent se décline avec les produits de saison. Le jour de ma visite, le vol au vent était garni de ris de veau, de volaille, d’épinard et de jus truffé ! J’ai été impressionné par le beau visuel et la générosité de ce vol au vent extrêmement bien garni. Mes narines étaient titillées par des arômes de truffes, de sauce crémée. Tout était délicieux avec le ris de veau et le poulet fondants cuits à la perfection. Dans ce café, la philosophie est la gourmandise, la générosité des portions et le plaisir. 





A l’image aussi du foie gras de canard des Landes en terrine avec un chutney d’agrumes, servie en deux belles tranches ; de la salade d’endives pleine terre, comté, noix saucisses de Morteau, ou le cassoulet traditionnel maison. Chaque recette servie est largement suffisante pour deux personnes. Résultat, nous n’arrivons pas à finir ni le vol au vent (j’avais commandé la version grande avec au moins 300g de garnitures) ni le cassoulet.  


 

J’avais demandé un gourmet bag pour ramener les restes à la maison. Et je n’étais pas le seul dans la salle. Pour la note sucrée, j’ai quand même pris le flan parisien à la vanille de Madagascar qui me fait de l’œil sur le comptoir du bar dès mon arrivée ! 



Le flan est délicieux avec une crème onctueuse.  Les vins peuvent être commandés au verre. J’avais opté pour un Bourgueil. 


La particularité de la vaisselle de table est la présence de la Georgette, un ustensile hybride entre une cuillère et une fourchette médaille d’or du concours Lépine en 2016. Il est inventé par le naturaliste Jean-Louis Orengo. Il est conseillé de réserver avant d’y venir car la salle n’est pas grande. J’ai été attiré par les commandes de mes voisins, comme les œufs fermiers plein air mayonnaise, la terrine maison cochon fermier et foie de volaille avec ses pickles, le chou de Pontoise farci champion de France 2022, la tête de veau sauce gribiche, le baba au whisky arrangé à la vanille et aux agrumes, la crème au caramel renversée traditionnelle ! L’appellation « vol au vent » au lieu de « bouchée à la reine » choisit par le chef est correcte. Car le vol au vent se partage, ce qui est le cas de tous mes voisins de table qui ont commandé ce monument gourmand de la cuisine française !


 

L’accueil est chaleureux sans chichi !