vendredi 13 septembre 2013

Hotely Itasy, Antananarivo



Pour mieux se plonger dans la cuisine d’un pays, rien ne vaut la fréquentation d’un restaurant typiquement local qui propose une vraie cuisine malgache. Mon choix s’est porté sur l’hotely Itasy, rue Paul Dussac, dans le quartier d’Analakely, juste à une centaine de mètre du très chic restaurant La Ribaudière où vous pourrez retrouver une cuisine au standard européen. Ne vous trompez pas sur l’appellation. L’hotely en malgache désigne plutôt un restaurant. 
L’hotely Itasy propose une carte simple de plats du jour, avec une clientèle à midi de bureau. En effet, la restauration collective en entreprise est encore un fait rare à Madagascar. La clientèle qui fréquente ce type de restaurant fait partir de la classe moyenne. La majorité opte pour un menu composé d’une belle assiette de riz blanc (Vary), accompagnée d’un plat et d’une crudité. Le menu d’appel est vendu à partir de 4000 ariary, soit environ 1,5€. 
Notre choix s’est porté sur un akoho gasy endasina, soit un poulet malgache grillé, et un trondro itasy sauce, soit un poisson poché. Le poulet grillé malgache, de la taille d’un coquelet est tout simplement délicieux. L’appellation akoho gasy désigne un poulet malgache, élevé en plein air, par opposition au poulet de chair de type européenne.   Juste assaisonné de sel et de poivre, sa chaire est ferme et très goûteuse. 
Quant au poisson sauce Itasy, il est juste poché dans un bouillon dans lequel on a fait revenir du gingembre et de l’oignon. La chair du poisson est cuite comme il faut. En plus des crudités bien assaisonnées, il nous a été servi à chacun un rano akoho, un bouillon de poulet parfumé au gingembre, pour « mouiller » le riz. La boisson servie gracieusement et à volonté est le ranonapamgo. Il s’agit d’une boisson confectionnée à partir de riz caramélisé, avec son goût typique de brûlé. L’hotely ne dispose que de 6 tables de quatre. La convivialité est de suite naturelle par le partage des tables. L’accueil et le service sont juste parfaits.

jeudi 12 septembre 2013

Marché Analakely, Antananarivo



De retour au pays des lémuriens, c’est avec un grand plaisir que je retrouve le marché d’Analakely d’Antananarivo restée dans son jus et dans son image d’Épinal, exactement ceux que j’ai connu durant mon enfance. Ce gigantesque marché est situé au cœur du centre-ville, le long de l’avenue de l’indépendance (Araben’ny fahaleovantena), là où déambulent les touristes de passage grâce à la concentration des hôtels, des restaurants, des compagnies aériennes et des lieux culturels. Sa création date du XVIIIème siècle durant la royauté et avait pour but de favoriser les échanges entre les paysans et le peuple. Ceci reste d’actualité. Toutes les productions alimentaires en vente dans ce marché sont du terroir de la région d’Antananarivo. Les paysans, avec leur cargaison, arrivent très tôt le matin, aussi bien à pied, en charrette tirée par des zébus, en taxi brousse…Les fruits et les légumes sont d’une fraîcheur exceptionnelle. 
Certains paysans étalent juste leur production à même le sol, sur moins d’un mètre carré sur un tissu de fortune, d’autres sur des palettes ou des planches en bois surélevées par deux garabes (paniers tressés). 
Les mieux lotis comme les bouchers disposent d’un pavillon en pierre de taille ! Ici, nous sommes loin des règles d’hygiène en vigueur en France. 
Les belles saucisses et les viandes exposées ne bénéficient d’aucune réfrigération, mais comme disent mes amis malgaches, ils sont tous bien portants ! Dans ce marché à ciel ouvert, vous trouverez de tout, en plus des produits alimentaires : artisanat, habits, vaisselle, apothicaires traditionnels…Vous trouverez même des amulettes qui vous protègent des désagréments de la ville. 
Officiellement, ce marché modèle d’Analakely (Hasin’Analakely) compte plus de 600 marchands. Officieusement, on en compte au moins le double. Dans le langage populaire, certains tananariviens continuent à appeler ce marché Zoma. En effet, jusqu’à dans les années 1990, il se tenait chaque vendredi (Zoma en malgache) le grand marché hebdomadaire sur cette place d’Analakely. Ce magnifique marché est une belle introduction pour découvrir tous les ingrédients qui font le sel de la cuisine malgache !


Dans l’atelier de l’apothicaire



En se situant à la croisée des sources archéologiques, textuelles et iconographiques, Danièle Alexandre Bidon, dans son livre « Dans l’atelier de l’apothicaire, Histoire et archéologie des pots de pharmacie XIIème et XVIème siècle » nous livre une archéologie de la santé à partir des vases de pharmacie ouverte sur les mentalités médiévales et du début de l’époque moderne : médecins, apothicaires, potiers, peintres, scribes livrent leurs secrets. Les épices étaient-elles de simples ingrédients de cuisine ou de la médecine ? Ceux qui les vendaient étaient-ils des apothicaires ou des épiciers ? Ce livre est déjà disponible à la librairie des éditions Picard. Voici le texte de la quatrième de couverture :
« Des sources nouvelles et variées permettent aujourd’hui d’étudier les pots de pharmacie sous l’angle d’une histoire de la santé ouverte sur les mentalités médiévales et du début de l’époque moderne. À mi­-chemin entre l’histoire des sciences et celle de la consommation, les vases pharmaceutiques permettent d’envisager les différents corps de métier à l’œuvre : les médecins et les apothicaires, les peintres et les potiers, mais aussi, et pour la pre­mière fois, les scribes chargés de légender les pots. L’auteur propose ainsi une analyse des écritures, rare dans ce domaine, et aborde le choix de la langue, le lettrage, le dictionnaire des abréviations ou encore la quasi-absence des fautes de graphie. On a trop dit, et à tort, que les pots de pharmacie médiévaux ne com­portaient que peu ou pas d’images médico-pharmaceutiques. Il existe pourtant des représentations de malades, jusqu’alors confondues avec des portraits caricaturaux, et surtout maintes illustrations bota­niques. Leur réalisme est tel qu’il autorise l’identification précise des plantes médicinales jugées les plus remarquables par les apothicaires : les bases, les panacées, les toxiques. D’autres décors (images parlantes, rébus et images héraldiques) relè­vent des arts de la mémoire et té­moignent des pratiques de gestion des étagères par les apothicaires. »

Eat Brussels 2013



« Eat Brussels », le festival des Restaurants Bruxellois, qui a lieu du 12 au 15 septembre 2013 au Bois de la Cambre, réunit plus de 30 restaurateurs provenant de 19 communes de la région de Bruxelles-Capitale. Il permet aux professionnels de partager leur savoir-faire et de faire découvrir la diversité que propose la ville de Bruxelles en termes de restauration. L'entrée de la manifestation est gratuite et les dégustations proposées par les chefs restaurateurs sont payantes mais à tarifs réduits à partir de 6 euros. Chaque restaurant propose une ou plusieurs plats.  Comme l'année dernière, des matériaux recyclables et un système individuel de gestion des déchets sont utilisés. Les couverts et assiettes sont entièrement biodégradables et les différents types de verres, sont fabriqués avec des matériaux réutilisables. Pour découvrir la manifestation et préparer votre visite, cliquez ici.

mercredi 11 septembre 2013

Semaines du manger local en Ile-de-France



Du 14 au 29 septembre 2013, savoir manger local en Ile de France devient encore plus facile. La CERVIA (Centre Régional de Valorisation et d’Innovation Agricole et Alimentaire de Paris-Île-de-France) nous offre deux semaines d’animation pour célébrer les saveurs et les produits made in Ile de France, avec comme point d’orgue la Fabuleuse Fête du Manger Local, qui s’installe les 21 et 22 septembre 2013 sur les berges de Seine, entre pont de l’Alma et le pont des Invalides à Paris. Fabuleuse comme son nom l’indique, elle invite la campagne à Paris avec un marché 100% local dans un cadre décalé où vous trouverez tous les ingrédients pour pique-niquer sur place, des dizaines d’animations hautes en couleurs, des démonstrations de chefs avec dégustations à la clé. Brie de Meaux, miel du Gâtinais, potiron rouge vif d’Etampes, petit-chèvre d’Ile de France, agneau, pêches de Montreuil… n’auront plus de secrets pour vous. Durant ces deux semaines, vous pourrez acheter ou cueillir des produits locaux sur plus de 115 points de vente, 
vous pourrez aussi les déguster grâce des restaurateurs d’Ile de France qui subliment les produits de leur terroir avec le label « Des produits d’ici, cuisinés ici ». Cette manifestation est une belle opportunité pour redécouvrir l’Ile de France à travers ses saveurs de Paris à Versailles, en passant par Melun et Auvers sur Oise ! Pour plus de détails, cliquez ici.