Après « L’astringent », « Manger fantôme »,
Ryoko Sekiguchi nous invite dans le monde exquis de la fadeur. Si en France, la
fadeur révèle pour un cuisinier un manque d’assaisonnement, ou qualifie certains ingrédients asiatiques
comme le riz, le tofu, le mochi jugés
sans saveur, Ryoko Sekiguchi dans son livre « Fade » aux
éditions Argol tente de percer « le mystère du
mot » et livre une définition originale : le fade serait « le
centre creux de toute saveur définissable. Une boîte vide où l’on jetterait en
vrac toutes sortes de sensations différentes, et de non-sensations, et sa propre
incapacité à sentir. ». Mais est-ce que le fade n’est pas aussi un défaut
de perception de notre part ? Un manque de repère gustatif lorsqu’on
déguste pour la première fois une cuisine étrangère ? A travers la saveur
fade, ce livre est aussi une réflexion sur les rapports au goût entre l’Occident
et l’Asie, les incompréhensions possibles entre les personnes ne font pas parti
de la même grammaire culinaire. Le livre nous propose aussi des recettes de
tofu, le Fuwa-Fiwa tofu ! Pour ressentir la fadeur, Ryoko Sekiguchi
et le chef Koji Higaki vous offrent de vivre l’expérience inédite du «
Fade », au travers à la fois les mots et le palais. Au restaurant L’Inconnu, Koji Higaki
propose le menu « Fade » du mardi 14 au dimanche 19 juin 2016. Chaque plat
est commenté par Ryoko Sekiguchi afin de pénétrer dans un univers
intégralement « fade ». L’occasion de comprendre ainsi la vraie fadeur. Vous verrez, ce
qui est vraiment fade est exquis !
vendredi 3 juin 2016
jeudi 2 juin 2016
Johnnie Walker Blue Label « Année du Singe » pour la fête des pères
A l’occasion de la fête des pères (19 juin), la bouteille de Johnnie Walker Blue Label s’habille d’un design unique et classieux à l’effigie du Singe. Cette bouteille Johnnie Walker Blue Label “Year of the Monkey” en édition limitée est habillée de laque blanche mettant en scène un singe bondissant dessiné à la feuille d’or. En offrant cette bouteille collector « Year of the Monkey » à votre père, vous rééditez le geste de l’Empereur de Jade !
Selon la légende, la veille d’un Nouvel An, l’Empereur de Jade convia tous les animaux à un rassemblement mystérieux. Seuls douze des animaux répondirent à son invitation. L’Empereur fit alors à chacun d’eux un cadeau unique en leur dédiant respectivement à chacun une année portant leur nom. Les notes de dégustation de ce breuvage sont identiques au Johnnie Walker Blue Label original, la différence repose dans le titrage du degré d’alcool de la boisson (43° pour le « Year of the Monkey » vs 40° pour la version classique).
Cette bouteille collector est tirée à 150 exemplaires avec le prix indicatif de 200€.
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mercredi 1 juin 2016
Dîner signé Anne Sophie Pic Jean François Piège au profit des restaurants du cœur à Valence
Pour les personnes qui souhaitent allier gourmandise
et action caritative, les chefs Anne-Sophie Pic et Jean-François Piège vous
proposent un dîner exceptionnel de six plats, avec accords des mets et des vins
le lundi 6 juin 2016 dans le restaurant PIC à Valence. Ce dîner est réalisé au
profit des restaurants du cœur et il reste encore ce matin des places.
Voici le
menu.
Amuse bouche par Anne-Sophie PICLes berlingots coulant au crémeux de chèvre de Banon légèrement fumé consommé au cresson infusé au gingembre et à la bergamote
Entrée par Anne-Sophie PIC
La tomate plurielle naturellement explosive consommé glacé à la feuille de cassis et fleur de sureau crème glacée de burrata à la vanille fumée
Entrée par Jean-François PIEGE
La Fleur de céleri rave cuit au four dans de la flouve odorante, beurre battu, bouillon infusé des peaux toastés, bergamote
Plat par Anne-Sophie PIC
Le homard bleu rôti au beurre de homard consommé cristallin aux fruits rouges, légèrement fumé chutney de fraises à l’épine-vinette, betterave plurielle
Plat par Jean-François PIEGE
Le Ris de veau de lait mijoté sur des coques de noix mousseline de noix, morilles au Château d'Arlay, jus perlé d'ail sauvage
Pré-dessert par Jean-François PIEGE
Blanc-manger
Dessert par Anne-Sophie PIC
Le chocolat au miel amer crée par Valrhona pour Anne-Sophie Pic comme un nid d’abeille, panacotta au miel amer de Corse crémeux et ganache au thé Hojicha Cubèbe
Voici aussi la liste des partenaires fidèles pour cette soirée d’exception : Caviar Pétrossian, Beganton, Les Primeurs de l’Université, Fromages & Terroirs, Champagne Billecart-Salmon, Champagne Krug, le Domaine Chapoutier, le Domaine Gripa, Le Domaine Georges Vernay, le Domaine Jamet, le Chateau Cos d’Estournel et tant d’autres….
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Canard laqué, canard au sang dans Libération
C’est un plaisir de vous partager cette excellente
critique de Jacky Durand sur mon livre « Canard laqué, canard au sang,
dialogue culturel entre les cuisines chinoise et française » aux
éditions de l’Epure, paru dans Libération
le 27 mai 2016. Un grand merci à monsieur Durand.
France-Chine, dans l’assiette du voisin. Par Jacky Durand — 27 mai 2016 à 17:51
Vous savez comme c’est, la bectance : à la première
bouchée dans notre assiette de blanquette, on a déjà envie d’aller voir ce qui
se passe dans l’auge de notre voisin(e) qui en pince pour la raie à la
grenobloise (noix, câpres, beurre noisette, croûtons).La curiosité du mangeur
est aussi insatiable que sa gourmandise. Et ce qui se passe sur une banquette
en moleskine de bistrot vaut aussi à l’échelle de la planète, où n’importe quel
frichti peut faire le tour du Net en moins de temps qu’il n’en faut pour cuire
un œuf à la coque.
La cuisine est devenue un chassé-croisé, un brassage
mondial où le Bourguignon se régale de dim sum tandis que le Cantonnais se
délecte d’œufs en meurette. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits
direz-vous ? Pas si sûr, car en matière de boire et de manger, on savoure la
nouveauté à l’aune de nos propres cultures et mémoires gustatives, la cuisine
des autres, qu’ils soient à 100 ou à 10 000 kilomètres, étant un
miroir de nos goûts.
C’est le magistral et savoureux constat que l’on
retire de la lecture de Canard laqué, canard au sang, dialogue culturel
entre les cuisines chinoise et française de William Chan Tat Chuen. Voilà
un homme né à Madagascar, où son père originaire de Canton était pâtissier,
passé par l’école hôtelière de Thonon-les-Bains et par les fourneaux
chinois avant d’étudier l’anthropologie alimentaire à l’Ecole des hautes études
en sciences sociales (Ehess) auprès de Jean-Louis Flandrin, grand
historien de l’alimentation. Avec un tel pedigree, on se dit que William Chan
Tat Chuen n’a pas trop de ses deux mains pour écrire et cuisiner, mais son
livre révèle surtout l’originalité et l’acuité de son regard sur les
nourritures française et chinoise. A travers 70 recettes d’ici et de
là-bas, choisies en tandem, il fait résonner nos papilles pour nous faire
raisonner sur nos pratiques alimentaires. Voici donc la crêpe de Pékin dont les
ingrédients de base (farine, œuf, huile, sel) sont les mêmes que pour notre
crêpe jambon fromage. Les similitudes vont encore plus loin : même gestuelle et
même matériel (le billig) pour les crêpiers chinois et français et dans les
deux pays, la crêpe était à l’origine un plat de pauvre (dans la province
de Shandong, au nord-est de Pékin et en Bretagne). William Chan Tat Chuen a
choisi l’œuf, «ce produit si ménager, pour personnifier l’univers de ces
deux boissons» emblématiques de la Chine et de la France que sont le
thé et le vin. On se régalera donc de l’œuf marbré au thé et des œufs meurette,
deux recettes qui ne demandent pas d’être cordon-bleu ou de parler le
mandarin. Car c’est un autre mérite de William Chan Tat Chuen que de proposer
des plats accessibles à travers ses «dialogues culturels culinaires» franco-chinois.
Canard laqué, canard au sang, dialogue culturel entre les cuisines
chinoise et française de William Chan Tat Chuen Editions
de l’Epure, 188 pp., 20 €.
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Jardins d’orient à l’institut du monde arabe, Paris
L’exposition
« Jardins
d’orient » présentée par l’institut du
monde arabe à Paris
nous propose un parcours inédit et sensoriel, celui de l’art du jardin. Des jardins
suspendus de Babylone au tout récent parc al-Azhar du Caire, de l’Alhambra de Grenade au Jardin
d’essai d’Alger, du jardin princier au jardin pour tous, ce passionnant
parcours nous entraine au cœur des jardins des villes !
Ces jardins
d’orient trouvent leurs origines avec l’apparition des oasis en Mésopotamie il
y a près de 6000 ans. Se développent alors les premières techniques de gestion
de l’eau pises dans les nappes phréatiques, qui permettent ainsi des
plantations maîtrisés. L’eau devient ainsi un élément fondamental du jardin
arabo-musulman, source de vie au cœur des zones arides. Le jardin est un
paradis terrestre, un monde fermé et parfait. Le mot « pairi-daeza »
en perse, à l’origine du mot paradis, se traduit par « enclos ». Le
jardin avec ses fleurs, ses fruits, ses arbres, ses jeux d’eau, son ordonnancement
géométrique reflète un idéal esthétique, spirituel et politique. Il symbolise
des visions du monde, en évolution constante avec ses éléments
fondamentaux : l’eau, la pierre, le végétal. Le jardin, c’était aussi un
lieu de pouvoir : les princes y organisent des réceptions officielles pour
émerveiller leurs invités, marquer leur puissance. La luxuriance du jardin, en
contraste avec la sécheresse et l’aridité́ des paysages, constitue une marque
incontestable de pouvoir. Ils aiment festoyer à l’ombre des treilles, mettant
tous les sens en éveil : le regard et l’odorat par le bruissement des
fontaines, le chant des oiseaux et la récitation des poèmes, le toucher par le
froissement des feuilles aromatiques et le frôlement de l’eau, le goût par la
dégustation des fruits savoureux du jardin et des mets exquis servis.
En fin de
parcours de l’exposition, une balade dans un jardin d'Orient éphémère
imaginé pour l'occasion par le paysagiste Michel Péna, avec ses allées
d’orangers, de palmiers, de roses et de jasmins, sublimé par une immense anamorphose
végétale imaginée par François Abelanet. N’oubliez pas de profiter de
la terrasse au dernier étage avec une vue sublime sur Notre Dame de Paris et la
seine. C’est à ce niveau que vous trouverez les points de restauration, pour
couper votre soif avec une citronnade maison, un thé à la menthe, des salades
et pâtisseries orientales.
Exposition
jusqu’au 25 septembre 2016, pour plus d’informations, cliquez- ici.
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