vendredi 2 février 2018

Le chunbing 春饼, la crêpe chinoise garnie pour accueillir le printemps



Si les Français fêtent la chandeleur chaque année le 2 février soit 40 jours après noël, il existe aussi en Chine une tradition de déguster des crêpes  (春饼 chun bing, la  crêpe du printemps) pour marque  le premier jour du printemps (立春 li chun) du calendrier agricole chinois, soit le 26ème jour du douzième mois. Cette tradition remonte d’après les historiens à la dynastie des Jin (1115-1234). C’est une belle manière d’accueillir le printemps, de se souhaiter une belle récolte pour la nouvelle année dans les sociétés agricoles anciennes, de commencer les préparatifs pour accueillir le nouveau jour de l’an. 
A cette occasion, toute la famille s’attable ensemble pour partager un festin de crêpe du printemps. Ces dernières, exclusivement salées, sont proposées avec un assortiment de garnitures comme des légumes frais émincés et sautés, des plats végétariens mijotés à bas de tofu, d’algues, de champignons, de plats de viandes, de diverses sauces.  Au moment de la dégustation, chacun enroule sa crêpe avec la garniture de son choix. 
La pâte à crêpe est composée de farine, d’eau et d’huile. Contrairement à la pâte à crêpe française plutôt visqueuse, la version chinoise est une pâte ferme et souple. Elle est travaillée en une abaisse ronde très fine. Pour la cuisson, on huile une abaisse de pâte avant de superposer une autre abaisse sur le dessus. Ces crêpes très fines se cuisent à la poêle sur leurs deux faces. Au moment de la dégustation, grâce à la présence de l’huile, les deux abaisses superposées et cuites se détachent facilement. Pour plus de saveurs et pour les plaisir des yeux, l’eau est remplacée par de jus de légumes colorés donnant ainsi des crêpes plus joyeuses et appétissantes !

Source des photos Visit Beijing

La maison de la poutine Paris



La poutine, cette spécialité québécoise, est-elle en train de glaner ses lettres de noblesse dans la capitale française ? Depuis novembre 2017, un restaurant, « La maison de la poutine », lui est entièrement consacré. Pour les novices, l’’appellation de la recette n’a aucun lien avec le président russe. Il s’agit d’une recette née dans les années 1950 au Québec, composée de frites croustillantes, de fromage « en grain », puis d’une sauce brune à base de viande qui fait fondre légèrement le fromage et la croustillance de frites. Sur cette recette de base, la poutine peut être garnie d’un « topping ». L’une des variantes est la poutine « tabernak », coiffé de l’effiloché de porc cuit au sirop d’érable pendant 5 heures et du pop corn ! Le restaurant en propose en tout sept recettes (9 à 13€) sans oublier les végétariens avec une sauce à base de légume. C’est le chef Erwan Caradec qui officie dans ce restaurant après avoir séjournée au Québec. Les ingrédients qu’il utilise sont français, dont le fameux fromage en grain « skouik-skouik" qui provient d’une fromagerie spécialisée en Savoie. Au Québec, la poutine est une recette culte avec un festival annuel qui lui est consacré à Montréal. Elle réunit en une seule bouchée l’apport culinaire des amérindiens avec  la pomme de terre, les francophones avec le fromage, et des anglophones la sauce brune, héritée de la gravy sauce. C’est cette saveur du Québec que nous avons la chance de déguster sur Paris. Les autres restaurants parisiens où vous pouvez déguster cette poutine sont ici.
Source photo : maison de la poutine

DicAT : le dictionnaire en ligne de l’agriculture traditionnelle en quatre langues (français-anglais-chinois-japonais)



Il vient d’être mis en ligne en libre accès à l’adresse http://dicat.huma-num.fr, un précieux dictionnaire des termes relatifs aux techniques agricoles traditionnelles en quatre langues : français, anglais, chinois et japonais. Commencé en 2009, ce dictionnaire est le fruit de l’expertise et des recherches menées par des universitaires et des chercheurs : Yoshio Abe, Cozette Griffin-Kremer, Guoqiang Li, Perrine Mane, François Sigaut, Eric Trombert, Charlotte von Verschuer. Il est enrichi par une bibliographie scientifique et par de nombreuses illustrations afin de mettre en valeur les spécificités relatives à chaque culture. Nous les remercions !

jeudi 1 février 2018

Le raisiné de Montpellier



Connaissez-vous « le raisiné » ? Cette confiture est une spécialité de Montpellier confectionnée à la fin de l’été avec tous les fruits périssables. Le mélange de fruits est différent chaque saison entre pêches, figues, melons, abricots et même des tomates pour apporter une touche d’acidité. La particularité de cette confiture est d’être sucrée avec du jus de raisin réduit en pâte. 
Cette touche culinaire vient de l’époque de la guerre, où le sucre était une denrée rare alors que les raisins étaient en grande quantité. 
Vous trouverez le raisiné de Montpellier dans les épiceries fines de la ville, et même à l’office du tourisme place de la comédie, où vous pourrez lézarder sur les terrasses, et admirer la fontaine des trois Grâces, pour vivre ce que c’est le sud sous le soleil ! 
Il y a aussi de magnifiques huiles d’olives à ramener, de la bonne tapenade et des grisettes de Montpellier, à base de miel et de réglisse !


Festin d’auteurs Beynat 2018



« Festin d’auteurs », le salon du livre de cuisine en Limousin en accès gratuit, remet le couvert et assure son « 4ème service » à Beynat les 17 et 18 mars 2018 ! Le thème est « Le chocolat, avec son histoire, son traitement culinaire ». Ce salon est dédié aux passionnés de gastronomie et de livres de cuisine. Lors de sa dernière édition, il avait accueilli plus de 70 auteurs. Pour ce nouveau millésime, l’ADN de «Festin d’auteurs » reste inchangé. Ce festin privilégie l’échange et le dialogue direct entre les auteurs et le public, à travers la rencontre directe autour des stands classés par thème (histoire, cuisine santé, cuisine du monde, recettes et saveurs, jeunesse…), les démonstrations culinaires, les expositions, les lectures et le bistrot ! Toutes les activités proposées s’adressent aux grands comme aux petits. Pour avoir eu l’honneur d’y participer, l’ambiance est vraiment chaleureuse et conviviale. Chacun, visiteur comme auteur, se sent choyé par une équipe dynamique et toute une ville ! Le succès de ce salon, né en 2011, est d’abord l’œuvre d’une équipe passionnée avec sa présidente Céline Lelièvre, son vice-président Pascal Soleilhavoup, son trésorier Dominique Guittonneau, son secrétaire Marc Verdier et son libraire Frédéric Vergne. Elle a su entrainer dans ce projet toute la ville de Beynat, avec ses bénévoles, et ses habitants qui logent à titre gracieux les auteurs. Elle a entrainé aussi une dynamique régionale avec des sponsors engagés. Ce sont tous ces petites mains, ces acteurs engagés, enthousiastes et souriants, qui font aussi tout le succès de ce salon. Comme à chaque édition, un prix littéraire «Apicius » est décerné à trois auteurs représentant les catégories suivantes : Prix Livre de Chef », Prix « Jeunesse », Prix « culture et littérature gastronomique ». Rendez-vous à Beynat pour connaître les lauréats !