vendredi 3 novembre 2017

Exposition « A table avec le Général de Gaulle, Dix ans de menus présidentiels » à Colombey les deux églises



Le mémorial de Charles de Gaulle à Colombey les deux églises propose une exposition pour découvrir les dix ans de menus au Palais de l’Elysée lorsque le Général de Gaulle était Président de la France. La mise en scène est assurée par les équipes du Palais pour dresser les tables comme cela se faisait dans les années 1960. L’exposition « A table avec le Général de Gaulle, Dix ans de menus présidentiels » débute par le premier repas pris en petite comité le jour de son investiture le 8 janvier 1959, et évoque les grands dîners d’Etat comme celui du prince Rainier et de la princesse Grace au Palais de l’Élysée en 1959 ou celui du dîner du couple Kennedy au palais de Versailles en 1961. Plus de 150 menus, témoins discrets de l’Histoire, racontent la vie diplomatique et culinaire du général de Gaulle. Pour que les visiteurs puissent goûter à ces moments d’histoire, le chef étoilé Jean Baptiste Natali propose dans son restaurant La Montagne à Colombey les deux églises son « Menu du Général ».

mercredi 1 novembre 2017

Colloque « droit(s) et gastronomie » à la BNF Paris, le 17 novembre 2017



Ce colloque « droit(s) et gastronomie », avec entrée gratuite sur inscription, à la BNF Paris le 17 novembre 2017 de 9h30 à 18 heures est organisé par le Département Droit, économie, politique, de la BnF, l’Institut de recherche pour un droit attractif (IRDA - université Paris 13) et  le Centre de recherche juridique Pothier (CRFJP - université d’Orléans). Voici sa présentation :
« Comment définir la gastronomie ? Peut-être l’art de jouir, de manière raffinée, de la fonction qui consiste à s’alimenter; l’hédonisme de la bonne chère, en quelque sorte. Confrontons-la au droit et elle se présente d’abord comme un élément du patrimoine, voire un art, avant d’être un enjeu économique et sociétal. En tant qu’art (même mineur), en tant qu’élément du patrimoine culturel, la gastronomie mérite-t-elle une protection juridique ? Partie prenante des échanges humains et des repas d’affaires, dans quelle mesure est-elle prise en compte par les droits de la distribution, de la consommation, du travail ou de la santé, et par les accords internationaux encadrant la liberté du commerce? Voici quelques-unes des interrogations auxquelles ce colloque tentera de répondre. »
Pour plus d’informations et pour s’inscrire, cliquez-ici.

L’empire romain par le menu de Dimitri Tilloi d’Ambrosi



« Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es ! ». En termes de variété alimentaire, les romains n’ont rien à envier aux Chinois : les langues de flamants roses, la viande de loir farcie, les têtes de perroquets, la laitance de murène, les glandes de sanglier faisaient partis des mets exquis et recherchés pour les plus aisés. L’immensité et la diversité de l’empire romain impactent aussi nécessairement les pratiques alimentaires avec un exotisme des produits qui viennent de loin. Comme aujourd’hui, les aliments consommés sont de vrais « marqueurs sociaux » entre riches et pauvres. C’est toute cette alimentation vue sous l’angle sociologique, culturel, politique, économique et médical que nous propose de découvrir Dimitri Tilloi d’Ambrosi dans son livre « L’empire romain par le menu ». A travers 6 chapitres, des courses jusqu’à la préparation et la dégustation (Dis-moi ce que tu manges / Préparer / Manger / Digérer / Une fenêtre ouverte / Recettes), il nous donne un éclairage différent des pratiques alimentaires des romains de l’époque en nous invitant dans l’intimité de leur quotidien. Nous sommes loin des clichés des orgies romaines et nous découvrons aussi une préoccupation de diétothérapie abordée par les traités médicaux. Comme les Chinois, les Romains se soignaient aussi par la nourriture.

Ludovic Nardozza, gagnant du championnat du monde de lièvre à la royal 2017



C’est  Ludovic Nardozza, du Domaine de Clairefontaine à Chonas l’Amballan qui remporte avec brio cette deuxième édition du Championnat, succédant à David Bizet, vainqueur 2016. Le lièvre à la royal est un patrimoine de la gastronomie française, et élevé au rang royal grâce à Louis XIV. Passionné de gibiers et doté d’une mauvaise dentition, il avait demandé à ses officiers de bouche de lui créer de délicieuses recettes de gibiers, sans savoir à mâcher la viande. Ainsi, naquit le lièvre à la royal entre daube et civet. Sa première trace écrite date de 1775, dans « Les soupers de la cour» écrit par Menon. Les experts se disputent encore de son lieu de naissance : Périgord ? Poitou ? Le différend se poursuit aussi dans sa réalisation entre les tenants du lièvre servi en tranche désossée avec du foie gras entier, dit façon Antonin Carême (repris par Henri Babinski dit Ali-Bab) et les partisans du sénateur Aristide Couteaux qui le préfère cuit entier puis effiloché, pour être dégusté à la cuillère ! Cette dernière version était la préférée du roi. Pour ce deuxième championnat du monde de lièvre à la royal qui s’est déroulé les 28 et 29 octobre 2017 aux 40èmes journées gastronomiques de Sologne à Romorantin, fondé par Thomas Boullault, chef étoilé du restaurant l’Arôme à Paris, les 8 finalistes chefs de partie, second de cuisine, chefs de cuisine (sur 26 candidatures) avaient à réaliser la version dite Antonin Carême, un lièvre à la royal dit en ballotine avec sa sauce et sa garniture à mettre au point en une heure trente face au public. 
 Photos du lièvre à la royale des 8 finalistes
Pour un concours estampillé international, tous les finalistes  sont issus de maisons françaises. En plus du lauréat, les autres finalistes sont Albert Vezzoni  (Le Chabichou à Courchevel) / Aurélien Largeau (La Maison d’A Côté à Montlivault) / Kévin Pernette (Club de la Chasse à Paris) / Grégory Gbiorczyk (Le Cercle de l’Union Interalliée à Paris) / Tomofumi Uchimura (Maison Lameloise à Chagny)/ Alexandre Monmarché (Le Ritz à Paris)/ Maxime Delangle (Restaurant Paul Bocuse à Collonges). Il y avait plus de membres de jury que de candidats : Jean-Pierre Vigato, Philippe Legendre, David Bizet, Guillaume Gomez, Jerôme Banctel, Eric Robert, David Khayat, Jean-Claude Rigollet, Pierre Palomba, Cedric Duthilleul, Eric Martins, Emmanuel Hervé, Dominique Faye, Thomas Boullaul. Ce lièvre à la royal est un vrai plaisir d’automne et demande une préparation complexe. Vous pourrez voir toutes les étapes avec la vidéo ci-après avec le chef Sébastien Gravé du restaurant Pottoka à Paris. La recette finale est nappée d’une belle sauce au sang brillante aux couleurs chocolatés. Beaucoup de restaurants en France proposent à leur carte ce mets royal. Profitez-en ! 
Vous pourrez relire aussi le petit livre consacré au lièvre à la royal par Jean Paul Rocher. Il nous dévoile sa genèse et ses apprêts, et nous décortique ce monument de la gastronomie française.

Source des photos. FB Guillaume Gomez.

Festival de gastronomie chinoise à Lyon : Les Baguettes Magiques !



Le nouvel institut Franco-chinoise à Lyon organise la deuxième édition de son festival de gastronomie chinoise, « Les baguettes magiques » du 14 au 24 novembre 2017. C’est Eliane Cheung, alias Mingo, auteur de « A la table d’une famille chinoise », qui a eu l’honneur de dessiner la magnifique affiche. Elle dédicacera son livre le 18 novembre 2017 à l’institut. Le parrain de cette édition est le chef étoilé Alain Alexanian, passionné par le thé chinois. La particularité de ce festival ? Ce sont huit restaurants lyonnais qui vont revisiter les grands classiques de la cuisine chinoise avec une carte spéciale : Manto, Konditori, Café Arsène, le Bistrot du potager, Bones & Bottles, Kitchen Café, Traboule Kitchen et le Mob Hôtel. La soirée de lancement se déroulera au Mob hôtel le 14 novembre, qui exposera durant la durée du festival trois designers chinois dans les arts de la table dans ses boutiques éphémères. Un concours de cuisine est ouvert aussi au public sur le thème « Le thé dans ma cuisine ». Le samedi 18 novembre 2017, ce sera l’occasion aussi de découvrir l’institut franco-chinois de Lyon pour sa journée porte ouverte. C’est la première et l’unique université chinoise créée hors de Chine en 1921. Pour plus d’informations, cliquez-ici.